Revue de presse

Zone euro : si on ne bouge pas rapidement, on va vers la catastrophe

Mercredi 17 mai

Interview croisée avec Reimer Böge (Député allemand du PPE), parue dans Libération

Par Jean Quatremer, Correspondant à Bruxelles

Création d’un Fonds monétaire européen, d’un ministère des Finances, d’un budget propre… Pervenche Berès et Reimer Böge, auteurs d’un rapport transpartisan voté par le Parlement européen, détaillent leurs propositions pour réformer l’Union économique et monétaire.

Emmanuel Macron veut réformer la zone euro après avoir relancé l’économie française. Angela Merkel est prête à le suivre dans une réforme des traités «si cela fait sens». De sa première visite, lundi, à la chancelière allemande, le président de la République ne rentre pas les mains vides. Même si l’Allemagne attend de voir si son nouveau partenaire va tenir ses promesses, c’est la première fois depuis longtemps qu’elle ne ferme pas la porte à un approfondissement de la zone euro. Il faut dire que celle-ci présente toujours d’inquiétantes fragilités qui ont certes été en partie comblées depuis 2010 – Mécanisme européen de stabilité (MES) doté de 700 milliards d’euros ou Union bancaire -, mais que plus personne ne nie. Le Parlement européen, dans un rapport transpartisan – c’est rare – voté en février par 304 voix (la majorité des libéraux, des verts, des socialistes et des conservateurs) contre 255 et 68 abstentions, estime qu’il faut aller plus loin et plus vite pour en faire le cœur de l’Union à vingt-sept : ministère des Finances de la zone euro regroupant les fonctions de commissaire européen chargé des Affaires économiques et monétaires et de président de l’Eurogroupe (enceinte où siègent les ministres des Finances), budget propre de la zone euro doté d’une capacité d’emprunt, transformation du MES en un Fonds monétaire européen (FME), etc. La socialiste française Pervenche Berès et le chrétien-démocrate allemand Reimer Böge, coauteurs de ce rapport symbolique, puisqu’il n’a pas de force obligatoire, répondent à deux voix aux questions de Libération.

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Le Front national se sert du Parlement européen comme d’une base arrière

Vendredi 14 avril 2017

Interview parue dans l’Opinion

Propos recueillis par Isabelle Marchais

Selon la députée européenne « Socialistes et démocrates », il est nécessaire de dénoncer « les incohérences, les contradictions et les mensonges que le FN propage à Strasbourg »

La Fondation Jean-Jaurès vient de publier un essai de Pervenche Berès sur l’activité réelle du Front national au Parlement européen. L’eurodéputée, qui a bénéficié du soutien de l’ensemble de la délégation socialiste française, y analyse l’influence des députés frontistes au sein d’une institution « dont ils contestent la légitimité » et dans laquelle ils ont fait une entrée en force lors des élections de 2014, avec vingt-quatre élus (vingt aujourd’hui au sein du groupe ENL). Dans un entretien à l’Opinion, elle met en garde contre les risques d’un Frexit pour l’euro et pour l’Union européenne.

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L’activité réelle du FN au Parlement européen sous la loupe d’une eurodéputée PS

Jeudi 16 mars 2017

Article de Cécile Ducourtieux paru dans le Monde

Pervenche Berès a étudié les prises de positions et votes des élus frontistes depuis leur entrée en force dans l’Hémicycle de Strasbourg.

La chef de file des élus socialistes au Parlement européen, Pervenche Berès, s’est penchée sur l’activité réelle du Front national à Strasbourg. Le parti d’extrême droite a fait de cet hémicycle son « camp de base », après y être entré en force en 2014 (il compte aujourd’hui 20 eurodéputés). De ses observations, Mme Berès a tiré un essai rendu public jeudi 16 mars par la Fondation Jean-Jaurès.

Si les élus frontistes savent tirer de l’institution un parti médiatique et financier – deux assistants parlementaires d’eurodéputés frontistes ont été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur des emplois présumés fictifs du FN –, dans les commissions où s’effectue le gros du travail parlementaire, « leur action consiste pour l’essentiel à faire acte de présence », estime Mme Berès, et à déposer « des milliers de questions écrites et propositions de résolution à la portée nulle ».

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Obstruction, subventions : le FN coûte cher au Parlement européen

‎Jeudi 16‎ ‎Mar‎s ‎2017

Article ce Cécile Barbière – paru dans Euractiv

Depuis 2014, le Front national utilise de plus en plus le Parlement européen pour gagner en envergure politique. Des pratiques que l’institution peine à encadrer, dénonce l’eurodéputée Pervenche Berès dans un livre.

L’encadrement des pratiques et du discours des élus anti-européens est un véritable casse-tête pour l’institution, surtout depuis l’arrivée massive d’une famille politique eurosceptique à Bruxelles.

Dans son livre* publié en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès, l’eurodéputée socialiste française Pervenche Berès propose un témoignage en direct de l’intérieur de l’institution.

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L’euro est le socle sur lequel construire l’Europe de demain

Lundi 13 mars 2017

Tribune parue dans Alternatives économiques

Vingt-cinq ans après la signature du traité de Maastricht, l’architecture de la zone euro reste incomplète. La crise financière née aux Etats-Unis a transformé cette fragilité en une menace. Malgré les avertissements formulés dès sa conception, l’Union monétaire n’a jamais été équilibrée par une véritable Union économique. L’euro, équipé pour les temps calmes, a protégé les économies des fluctuations des taux de change, mais les a privées d’un instrument d’ajustement aux chocs. L’existence d’une monnaie commune sans véritable instrument contracyclique est une tare d’origine qui a aggravé les conséquences de la crise.

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Le lancinant débat sur l’union budgétaire

Jeudi 2 mars 2017

Article paru dans « L’AGEFI Hebdo »

Leur secteur bancaire stabilisé, les Européens se cherchent un modèle pour doter la monnaie unique d’une « capacité budgétaire ».

Après plus d’une année de travail sur sa « résolution sur la capacité budgétaire pour la zone euro » et un vote à l’arraché le 16 février à Strasbourg, l’eurodéputée Pervenche Berès se dit à la fois « très fière et très inquiète ». Fière parce que le Parlement est la première institution politique européenne à tenter d’assembler les pièces d’une union budgétaire, ce bloc qui manque, depuis l’origine, à la monnaie européenne. Inquiète parce que, reconnaît-elle, « nous ne sommes pas d’accord » entre nous.

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UE-Strasbourg se prononcera jeudi sur un budget de la zone euro

Lundi 13 février 2017

Dépêche Reuters parue dans Boursorama

STRASBOURG, 13 février (Reuters) – Les commission des budgets et des affaires économiques du Parlement européen ont adopté lundi à Strasbourg une résolution invitant la zone euro à se doter d’une capacité budgétaire pour renforcer sa résilience mais aussi la cohésion et la solidarité entre ses membres.

Adoptée par 54 voix contre 28 et six abstentions, cette résolution sera soumise jeudi à l’assemblée plénière.

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Les députés européens partagés sur la difficile réforme de la zone euro

Samedi 11 février 2017

Article paru dans Le Monde

Voilà au moins six mois que les eurodéputés tentent de s’accorder sur un rapport parlementaire recommandant la création d’un budget commun pour la zone euro, un instrument jugé essentiel par ses thuriféraires pour limiter les divergences entre les économies de ses dix-neuf Etats membres. Les deux rapporteurs, la socialiste française Pervenche Berès et le conservateur allemand Reimer Böge, sont parvenus sans trop de mal à s’entendre, mais ont en revanche dû batailler ferme pour éviter que le texte ne soit vidé de sa substance.

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Contre le CETA et pour des accords commerciaux progressistes

Samedi 20 janvier 2017

Tribune co-signée par 78 parlementaires de gauche, nationaux et européens, parue dans La Tribune

Face aux excès de la mondialisation, à la montée des inégalités et à la destruction de la planète, certains ne voient que deux options : accentuer encore la libéralisation via des accords de commerce et d’investissement, censés doper la croissance sans changer de logiciel ou fermer les frontières avec la croyance que les problèmes globaux peuvent trouver une réponse satisfaisante au niveau national. Pour sortir de cette impasse, une voie alternative est à inventer. La conclusion d’accords commerciaux du futur doit viser la protection des plus faibles, l’accélération de la nécessaire transition écologique et le respect des droits humains et sociaux, et de la biodiversité.

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Vincent Peillon, l’Européen

Jeudi 5 janvier 2017

Tribune parue dans Libération

Par Pervenche Berès, présidente de la délégation socialiste française (DSF) au Parlement européen , Éric Andrieu, député socialiste au Parlement européen , Sylvie Guillaume, députée européenne, vice-présidente du Parlement européen , Gilles Pargneaux, député socialiste au Parlement européen , Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, députée socialiste au Parlement européen et Jean-Paul Denanot, député socialiste au Parlement européen

La majorité des eurodéputés socialistes a fait le choix de soutenir Vincent Peillon dans la primaire de la Belle alliance populaire. Ce n’est pas un hasard. Vincent Peillon est celui qui lie son projet pour la France à la proposition d’un New Deal pour l’Europe. C’est aussi celui qui place ses propositions sous une règle d’éthique : celles-ci doivent être conformes aux valeurs socialistes. C’est l’héritier du socialisme français. C’est celui qui porte la social-écologie de demain.

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