Si on met deux ans à ne s’occuper que de questions britanniques, alors, dans deux ans, il n’y aura plus d’Europe

Le vendredi 24 juin 2016 Interview France Info Les négociations sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne peuvent durer jusqu’à deux ans. Mais « si on met deux ans à ne s’occuper que de questions britanniques, alors dans deux ans, il n’y aura plus d’Europe », a prévenu vendredi sur France Info Pervenche Berès, députée européenne et présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen. Elle a expliqué que dans les institutions européennes, désormais « les Britanniques ont nécessairement un rôle de simples observateurs ». La députée européenne s’est aussi inquiétée pour la situation interne au Royaume-Uni : « C’est une page blanche qui s’ouvre. Ou plutôt une page grise parce qu’on ne voit pas très bien comment ce pays va rebondir. Il est au bord de l’implosion », avec « la question écossaise, la rupture entre les villes et les campagnes, entre les classes défavorisées et l’élite dirigeante ».

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Actualités

L’Europe doit défendre les valeurs universelles de Liberté – Égalité – Fraternité face au terrorisme

Vendredi 15 juillet 2016

Communiqué de presse du Groupe S&D

Au nom des socialistes et démocrates européens, le président du groupe S&D Gianni Pittella et la présidente de la Délégation socialiste française Pervenche Berès expriment leur compassion, leur soutien et leur solidarité, aux familles des victimes, aux blessés et aux forces de secours et de sécurité, après les événements effroyables de la nuit dernière à Nice.

En frappant le 14 juillet, jour de la fête nationale française, quelques heures après que le Président ait rappelé que « la France est un grand pays, mais l’Histoire est tragique », c’est la République qui est attaquée.

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2004, Michel Rocard, la DSF et le Parlement européen

Jeudi 14 juillet 2016

par Pervenche Berès

Il faudrait quelques dizaines de Michel Rocard dans ce monde pris dans une tentation mortifère de repli sur soi, de rétrécissement de la pensée, d’oubli de son Histoire.

Oublier l’histoire, c’est quelquefois raconter une autre histoire… Certains fins connaisseurs de la grande et de la petite histoire du Parlement européen ont choisi de m’y faire jouer un rôle de choix dans l’enchaînement qui conduisit à ce que Michel Rocard ne préside pas l’institution, réduisant cela à une guerre fratricide au sein du Parti socialiste où, comme fabusienne, j’aurais servi de paratonnerre.

Mettons cela sur le compte de l’émotion, du sentiment qu’un certain regard se perd, d’un épisode constitutionnel jamais digéré ; ne polémiquons pas, mais rétablissons la vérité.

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Barroso chez Goldman Sachs : les eurodéputés socialistes et radicaux appellent à des mesures urgentes

Communiqué de presse – Bruxelles – lundi 11 juillet 2016 –

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont condamné, dès vendredi dernier, le recrutement de M. Barroso comme président non-exécutif des activités internationales de Goldman Sachs (http://www.deputes-socialistes.eu/de-quoi-barroso-est-il-le-nom/). M Barroso sera également conseiller auprès du groupe bancaire, notamment en charge du Brexit. Nous appelons Goldman Sachs à renoncer à cette embauche.

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Brexit : il ne peut pas y avoir une liberté de capitaux et pas de liberté de circulation des personnes.

Alors que les Britanniques ont voté pour le Brexit, je réponds aux questions posées au cours d’un entretien à la Fondation Jean-Jaurès sur la procédure de retrait du Royaume-Uni qui va s’engager, la nouvelle relation avec l’Union européenne qui reste à définir et la réponse que les sociaux-démocrates doivent apporter.

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On ne doit pas donner raison à ceux qui s’opposent à la révision de la directive sur le détachement des travailleurs

Mercredi 6 juillet 2014

Intervention en séance plénière dans le cadre du débat sur le programme de travail de la Commission sur 2017

Pervenche Berès (S&D). – Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, vous avez conclu votre intervention en disant qu’au fond, ce qui était en magasin devait être poursuivi. Or, la majorité du peuple britannique s’est prononcé en faveur du Brexit.

Mon groupe soutient l’action de votre Commission sur la base d’un contrat informel, dont l’idée était de mettre en œuvre un plan d’investissement. Il me semble que le temps est venu de renouveler ce contrat et d’en redéfinir les termes à la suite de ce Brexit, car vous vous êtes engagé à réformer la directive sur le détachement des travailleurs

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Si vous ne vous occupez pas de la zone euro, il n’y aura bientôt plus d’Europe

Mardi 5 juillet 2016
Intervention en séance plénière sur le Conseil européen des 28 et 29 juin 2016

Pervenche Berès (S&D). – Madame la Présidente, je souhaitais que le Royaume-Uni puisse être dans le Bremain et il est aujourd’hui dans le Brexit. Je crois que, comme institution européenne, notre responsabilité est de traiter cette affaire dans les meilleurs délais et de réduire cette incertitude qui laisse flotter un doute, un flottement qui sape les bases de toute relance du projet européen. C’est l’intérêt des Britanniques et celui des Vingt-sept. Je compte sur vous, Messieurs les deux présidents, pour qu’il en soit ainsi.

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Nous voulons poursuivre le plan d’investissement, mais pas dans n’importe quelle condition : il est temps d’écouter le Parlement européen.

Mercredi 8 juin 2016
Intervention en séance plénière sur le « Plan Juncker »

Pervenche Berès (S&D). – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, merci de dire votre soutien au plan Juncker. Ce plan, nous, socialistes européens, l’avons voulu et le Parlement européen l’a également voulu. Nous nous réjouissons que vous envisagiez sa prolongation car, effectivement, l’investissement en Europe va mal. Paradoxalement, les taux d’intérêt bas ne favorisent pas l’investissement. Il y a les pays qui connaissent des difficultés à mobiliser des projets d’investissement, où il faut dix ans pour lancer la construction d’un pont, et il y a ceux qui n’ont pas les financements nécessaires. Alors, oui, le plan Juncker était nécessaire. Il doit être prolongé.

Mais, ce plan, nous l’avons voulu dans d’autres conditions que celles que vous avez accepté d’entendre.

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