Chers internautes,
De plus en plus souvent, l’Europe est observée comme un espace divisé, comme un espace de déséquilibre que se soit les déséquilibre économique ou les déséquilibre sociaux. Au cours de cette session du mois d’avril, j’ai été frappée d’une autre dimension de cette Europe aux deux visages, sa dimension politique. En plénière, le Président de la République d’Irlande, Michael Higgins est venu rappeler aux députés européens leurs devoirs fondamentaux, incarner la démocratie, lutter contre la technocratie qui imposent des solutions élaborer par des experts en bafouant les fondamentaux de ce qu’est le modèle européen, celui de la démocratie.
Il a puisé dans les racines même de l’Europe pour nous rappeler que la véritable règle d’or dont nous devons nous servir pour combattre la crise économique et sociale, c’est celle de la démocratie. Il nous a invités à nous mobiliser pour que l’espace public de démocratie que représente le Parlement européen soit à la fois visible et que nous nous servions des prochaines élections comme d’une chance pour redonner voix aux chapitre à la démocratie qui seul peut redonner aux peuples d’Europe la fierté d’être européen et les moyens de surmonter cette crise.
A l’inverse de cette parole de conviction et d’espoir du Président irlandais, nous avons à nouveau débattu de la situation en Hongrie ou pour la quatrième fois consécutive le Président Orban modifie la constitution en bafouant les fondements de la démocratie. On le constate, cette Commission européenne est à nouveau plus prompte à sanctionner des pays qui ne respecteraient pas les règles dites d’or du déficit des comptes public ou de la dette publique plutôt que de mettre en œuvre l’article 7 du traité de l’Union européenne qui permet de condamner ceux qui viole les droits fondamentaux de l’Union européenne. A l’instar du débat qui existe au sein de la Commission, au Parlement européen ce débat oppose la droite et la gauche et dessine la toile de fond sur lequel le débat européen s’engage un an avant la prochaine élection du Parlement européen. C’est dans ce contexte que les socialistes français ont lancé leurs travaux de réflexions autour d’une convention nationale qui devra nous permettre de porter un message clair et qui redonne à l’Europe son vrai visage, celui d’une démocratie au service d’un modèle social qui soit un espace de protection et porteur d’avenir pour tous. Je vous donne rendez-vous le mois prochain.
Communiqué de presse de la délégation socialiste française au Parlement européen
Strasbourg – mardi 21 mai 2013
1000 milliards d’euros : c’est la somme colossale qui échappe à l’impôt chaque année en Europe. L’équivalent de 100 000 km de voie TGV par exemple.
Les socialistes européens sont à la pointe du combat contre les paradis fiscaux et la fraude fiscale : le Parlement européen a aujourd’hui massivement soutenu le rapport de notre camarade slovène, Mojca Kleva Kekus, qui a proposé une liste de propositions concrètes visant à éradiquer ce problème majeur.
Alors que la crise de la dette frappe de nombreux Etats membres, ceux-ci doivent avoir les moyens de poursuivre les fraudeurs, et l’Europe doit tout faire pour empêcher le contournement de l’impôt. Cette politique doit être prioritaire sur l’austérité et l’augmentation des impôts.
Following a debate today in Strasbourg with Commissioner Olli Rehn, S&D Euro MPs voiced concerns over the Commission’s lack of commitment to easing the social effects of austerity policies across Europe.
Said French socialist and chairwoman of the employment and social affairs committee, Pervenche Berès:
« We were expecting the Commission to come up with realistic proposals today to strengthen the social dimension of the economic and monetary union, after they were given a mandate by EU heads of state and government.
« But Mr Rehn obviously had nothing to announce – only empty words. No proposals, no roadmap, no calendar. This is not acceptable.
During an institutional trip to Madrid, the chairman of the Employment delegation of the European Parliament, Pervenche Berès (S&D, FR), highlighted that Spain needs to put pressure on the Council of Ministers to provide sufficient funds to the EU social assistant budget to reduce unemployment. The country will succeed in its fight against unemployment only if keeps a good social dialogue, added.
« Today we finish a two-day visit to gather information about the measures taken in Spain to reduce the unemployment, especially among young people », said Pervenche Berès. « Our delegation has not come here neither in a control mission nor to impose sanctions, but to know closer the needs of the countries in troubles, and to be able to help them, showing the European Parliament´s determination to contribute to the solutions ».
Social dialogue
« We have found that in all the countries which have implemented the European Social Fund programs to create new jobs, the success is associated with a high quality of social dialogue with trade unions and business organizations. I have the impression that in this country this is a controversial issue. Spain must examine why the quality of its social dialogue is not allowing it to leave the crisis ».
La crise économique et sociale sans fin conduit à une défiance politique massive dans toute l’Europe. Après avoir douté d’eux, les citoyens européens rejettent leurs dirigeants.
Ce rejet vient des décisions tardives et déséquilibrées des conservateurs pour tenter de mettre la zone euro à l’abri des attaques spéculatives. Tandis que les Parlements étaient tenus à l’écart, le président de la Commission européenne acceptait de jouer le rôle « d’idiot utile » comme secrétaire général des États dits « vertueux » du Conseil.
Ils ont inventé un monstre froid : la Troïka (FMI, Commission européenne, BCE), chargée de mettre au pas les États ne parvenant plus à se financer sur les marchés. Partout, c’est le même traitement idéologique et inefficace : la saignée des modèles sociaux au nom d’une compétitivité réduite à la baisse du coût du travail, au mépris de toute forme de dialogue social.