Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
La bataille en cours, c’est celle des contenus
Mardi 9 mai 2017
Intervention de Pervenche Berès au groupe de travail S&D « Numérique »
Cher(e)s camarades,
nous sommes dans un débat tout à fait essentiel et je pense que l’on ne peut laisser nos travaux s’engager avec les autres groupes en fonction de l’opinion individuelle des uns et des autres.
Il s’agit ici, pour le groupe socialiste, de répondre à une question transversale. Comment adapte-t-on des droits existants à une nouvelle technologie ? Sur ce sujet, le groupe socialiste doit avoir de la mémoire, et se souvenir de ce qui s’est passé auparavant.
Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à l’ouverture d’un nouveau réseau, et amenés à devoir décider comment, dans ce nouveau réseau, on protège d’un côté les producteurs et de l’autre les consommateurs. Et à chaque fois que nous n’avons défendu que les consommateurs, le groupe socialiste a perdu ses marqueurs.