Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
Migration, budget de la zone euro, Défense : le Conseil européen doit décider
Mardi 12 juin 2018
Intervention en séance plénière lors du débat sur la Préparation de la réunion du Conseil européen des 28 et 29 juin 2018 (débat)
Pervenche Berès (S&D). – Madame la Présidente, Monsieur le vice-Président, Madame la représentante du Conseil, le Parlement européen respecte l’existence du Conseil européen, de fait, mais j’ai l’impression que la réciproque n’est pas toujours vraie.
Vu l’enjeu de ce Conseil européen, je m’étonne quand même que M. Donald Tusk ne juge jamais utile de venir échanger avec la représentation parlementaire.
Car dans quel contexte sommes-nous? Nous venons de vivre un G7 où le président Trump semble ignorer ce qu’est la solidarité transatlantique ou même la bonne coopération transatlantique. Nous sommes dans un contexte où Mme Theresa May, après avoir pris la tête d’un gouvernement chargé d’organiser le Brexit, est incapable de dire ce qu’elle veut pour le futur de son pays.