Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
A New York, Pervenche Berès met en exergue la dimension extérieure des politiques sociales européennes
Bruxelles, 08/02/2010 (Agence Europe) – S’exprimant vendredi 5 février devant la 48ème session de la commission du développement social du Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations unies (CNU) à New York consacrée à l’intégration sociale, la présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, Pervenche Berès (S&D, française), a déclaré: « Le risque d’une inégalité sociale croissante en tant que résultat de la crise rend plus importante, après l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, la présence de l’UE dans ces forums qui permettent d’adresser nos messages au monde entier ». Rappelons que le thème de l’intégration sociale est au cœur du travail de la commission compétente du PE dans le contexte de l’année européenne 2010 sur « la pauvreté et l’inclusion sociale ». Le but premier de cette visite de la délégation parlementaire était de renforcer les liens avec la commission de l’ECOSOC, et donc de promouvoir la dimension extérieure des politiques sociales européennes en ligne avec la stratégie UE 2020 qui sera bientôt adoptée, souligne un communiqué du PE. La délégation parlementaire était composée de Elisabeth Morin-Chartier (PPE, française, vice-coordinatrice), Regina Bastos (PPE, portugaise), Edit Bauer (PPE, slovaque), Vicenzo Iovine (ADLE, italien), Milan Cabrnoch (ECR, tchèque), Thomas Händel (GUE/NGL, allemand) et Francesco Speroni (EFD, italien). La délégation a notamment rencontré Leslie Kojo Christian, représentant permanent du Ghana auprès des NU, Hamidon Ali, président de l’ECOSOC et Représentant permanent de la Malaisie, Sundaram Kwame Jomo, assistant du secrétaire général pour le développement économique (département des affaires économiques et sociales des NU) et Jean-Pierre Gonnot, directeur faisant fonction de la division politique sociale et développement. Rappelons que la ministre espagnole des Affaires sociales, Trinidad Jiménez, s’était exprimée devant cette même commission de l’ECOSOC le 3 février dernier (EUROPE n°10071). (G.B.)