Archives de l’auteur : Pervenche Berès

Edito du mois de Septembre 2013

Chères lectrices, chers lecteurs,

Deux sujets marquants lors cette session plénière à Strasbourg. D’abord, le discours de José Manuel Barroso sur l’état de l’Union. C’était la dernière fois qu’il avait l’occasion de donner sa vision de l’année qui vient et de définir son programme. Mais, en réalité, ce que nous attendions de lui, c’était qu’il saisisse cette occasion pour faire un premier bilan de son mandat. Or, la seule chose qu’il a faite, c’est de considérer que tout était rentré dans l’ordre et que l’Union européenne était sortie de la crise…

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L’ENA hors les murs

Gouvernement économique de la zone euro et légitimité démocratique.

« Une autre histoire aurait pu s’écrire si dès février 2010, les responsables de la zone euro avaient accepté le vrai diagnostic : l’UEM allait être d’autant plus victime de la crise, née sur des marchés financiers, qu’elle souffrait de l’inachèvement de sa construction et plus particulièrement du déséquilibre entre ses piliers économique et monétaire. »

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Strengthening the social dimension of the Economic and Monetary Union.

The need for automatic stabilizers at the Eurozone level and the way to create such tools were the two questions raised by Employment and Social Affairs MEPs during a public hearing on Tuesday. This was the first debate on the issue, after the last European Council asked for reinforcing the social dimension of the EMU and for a better monitoring of social aspects.

Automatic stabilizers are necessary

Experts, in their presentation, underlined the lack of automatic stabilizers in the Union, i.e. social benefits to compensate wage decline when economy moves into recession. Because of this, even if the Eurozone had better economic fundamentals before the crisis, it was more hit by the crisis than the United States where the same diversity of situation among states could be observed, they say.

The use of fiscal policy to stabilise the economy in the EMU is quite limited because of trade channels and since countries which experienced financial difficulties had to cut social benefits, instead of having stabilizers, they added.

« The Commission takes this issue very seriously » said Georg Fischer, Director at DG EMPL in reply to questions by MEPs, citing the creation of a Working group, following the Blue print – Commission’sdocument for a strong and stable architecture for the future of the Economic and Monetary Union-. The Working group will soon publish its recommendations, he announced.

Towards a European unemployment insurance system

Experts suggested the creation of a European unemployment insurance system as a possible stabilizer. Such a system would need to be « light », « transparent » and « simple », they highlighted. Questions remain about the design (transfer mechanism or insurance mechanism) and the incentives for creating such a system.

MEPs raised questions about the budget of such a tool and asked whether the setting up of a minimum income would be more efficient. They also asked questions about the competence of the EU in this field and the involvement of social partners. The estimated budget of such a system is to be roughly 50 billion euros, according to one of the experts.

To conclude the debate, the Employment and Social Affairs Committee Chair Pervenche Berès (S&D, FR) reminded the setting up of a pilot project on this issue in the European Parliament. The Added Value Unit of the Parliament is also studying the feasibility of a legislative initiative on the matter.

Background

The Employment and Social Affairs Committee organised on 9 July a hearing on the Social Dimension of the EMU. The speakers invited were: Georg Fischer, Director for « Analysis, Evaluation, External Relations » at DG EMPL, European Commission; Thomas Philippon, Associate Professor at Stern School of Business, New York University; Ferdinand Fichtner, Policy advisor at Deutsches Institut fuer Wirtschaftsforschung (DIW) and Manuel Caldeira Cabral, Economist, University of Minho (Portugal).

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Taxe sur les transaction financières : les responsables de la crise vont payer !

Pour les socialistes européens, c’est l’aboutissement d’un long combat qui a commencé avec le rapport préparé par Pervenche Berès pour la commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale.

Face à la droite, la bataille était incertaine sur le nombre de transactions frappées par cette taxe. Les socialistes sont fiers d’avoir remporté la bataille en faveur d’une assiette large : les fonds de pension ne seront pas à l’abri !

Parce que l’Europe joue sa crédibilité, il est maintenant crucial que le Conseil introduise dès que possible la TTF.

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Rencontre à Berlin sur le chômage des jeunes : un dangereux virage intergouvernemental

Aujourd’hui se déroule à Berlin une réunion sur le chômage des jeunes. A l’ouverture de la réunion, Mme Merkel a déclaré que « Le chômage des jeunes est le problème européen le plus pressant ».

Puisqu’il s’agit d’un problème européen, nous estimons que les réponses doivent être européennes.

La méthode intergouvernementale – au détriment d’un engagement plus fort du Parlement européen et des Institutions européennes – a déjà été expérimentée et a échoué.

Une telle démarche met en danger la dynamique enclenchée au niveau des Institutions européennes cette dernière année et ne respecte pas les Traités.

Parce que le social ne peut relever exclusivement de la subsidiarité, et qu’une des réponses que l’Europe peut apporter au chômage des jeunes passe par des politiques de croissance, nous rappelons notre attachement à la méthode communautaire, non seulement plus efficace, mais aussi plus démocratique. Pour véritablement éviter de sacrifier toute une génération, Mme Merkel doit tomber son nouveau masque, cesser d’être la championne de l’austérité en Europe et contribuer concrètement à la mise en place de l’Union bancaire. Ce sommet de Berlin ne peut pas servir de paravent aux politiques menées sans résultat par la Troïka dans de trop nombreux pays.

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