Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
La taxe sur les transactions financières, c’est pour quand ?
Les eurodéputé-e-s socialistes français et européens se battent depuis de nombreuses années en faveur de l’instauration d’une taxe sur les transactions financières. Longtemps rejetée par la droite, cette idée a fini par trouver une majorité au Parlement européen, la crise et les opinions publiques aidant. Pourtant, la mise en place tarde… c’était l’objet d’un débat aujourd’hui au Parlement européen.
« A force de se hâter si lentement, le Conseil risque de nous faire repartir en arrière », soulignent Liêm Hoang-Ngoc et Pervenche Berès. « Onze Etats membres devaient mettre en place cette taxe au 1er janvier 2014. Il est temps de le faire. La taxe sur les transactions financières doit désormais devenir réalité ! », concluent les deux eurodéputé-e-s.


