Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
Monsieur Juncker : ça ne suffit pas !
Communiqué de presse de la délégation socialiste française au Parlement européen
Strasbourg – mercredi 26 novembre 2014 –
La délégation socialiste française a pris connaissance des premiers éléments du plan d’investissements de la commission Juncker : 16 milliards d’argent frais qui devrait devenir 300 milliards d’investissements grâce à un coefficient multiplicateur qui nous interroge, comme de nombreux experts.
Ce plan existe grâce à notre action – c’est en soi une bonne nouvelle – et il est la reconnaissance du déficit d’investissements en Europe : moins 18% depuis le début de la crise. Le début de flexibilité – les participations volontaires des Etats membres à ce fonds ne seront pas incluses dans le calcul de leur déficit – va dans le bon sens, tout comme la création d’un comité indépendant pour évaluer les projets et le fait que, pour la première fois, une partie du budget de l’Union sera utilisée comme garantie.
Face aux défis que doit affronter l’Europe, ce plan est un signal de la réorientation. Pour autant, il est notoirement sous dimensionné en argent frais pour apporter le souffle dont l’Europe a tant besoin.