Archives de l’auteur : Pervenche Berès

UEM : « résoudre les problèmes sans modifier les traités »

EUROPOLITICS – 25 Mars 2015

Entretien avec l’eurodéputée Pervenche Berès (S&D, France)

Propos recueillis par Jorge Valero

Pervenche Berès (S&D, France) a sur son bureau les 820 amendements soumis par ses collègues à son projet de rapport sur « l’examen du cadre de gouvernance économique: bilan et enjeux ». Elle a déjà rédigé 44 compromis, et admet qu’il reste beaucoup à faire pour recueillir une majorité en faveur de ce rapport qui sera soumis à la plénière d’avril.

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Pour le FN : femmes au foyer, enfants bien gardés !

Communiqué de presse de la délégation socialiste française au Parlement européen

Bruxelles – mercredi 25 mars 2015 –

Deux interventions d’eurodéputés du Front national en disent long sur leur vision de la place de la femme dans la société. Encore une fois, c’est la démonstration de ce qu’est le « discours social » de la formation d’extrême droite. Ces propos doivent être connus.

Mardi 24 mars, en commission de l’Emploi et des affaires sociales, M. Dominique Martin, eurodéputé FN, a déclaré lors d’un débat sur l’égalité au travail entre les hommes et les femmes qu’il fallait renvoyer les femmes – « qui viennent de Vénus » – à la maison : « ça aurait l’avantage de libérer des emplois, ça aurait l’avantage de donner une meilleure éducation à nos enfants, ça aurait l’avantage de sécuriser nos rues, parce que les enfants ne traineraient pas dans les rues et ne seraient pas soumis à la drogue ».

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Au-delà des règles, le président de la BCE me répond

Le Parlement européen a demandé que les pouvoirs considérables de la Banque centrale européenne (BCE) soient compensés par une responsabilité démocratique (résolution du 18 juin 1996). Pour cela, il a institué un « dialogue sur la politique monétaire ». Au moins une fois par trimestre, le président de la BCE, ou un autre membre du Conseil des gouverneurs, est invité à répondre aux questions des député(e)s de la commission économique et monétaire du Parlement européen relatives aux perspectives économiques et à justifier la politique monétaire menée dans la zone euro. C’est dans ce cadre que j’ai posé deux questions cruciales à Mario Draghi, président de la BCE, le 23 mars dernier.

Les nouvelles dispositions européennes sur les marchés publics vont-elles contribuer à la croissance ?

Le 6 mars dernier, je participais avec Enrico Morando, vice-ministre de l’Economie italien, Marc Tarabella, mon collègue député européen belge à un colloque de la Fondation Jean-Jaurès et du think tank Eurocité sur la question des marchés publics en Europe et l’impact des nouvelles directives sur la croissance.

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Retrouver la croissance et adapter les institutions : débat riche à la Sorbonne

J’ai participé le 11 mars dernier dans le cadre des « Nocturnes de l’économie – Sorbonne 2015 » à une table ronde sur le thème « Europe : des institutions inadaptées ? » en compagnie de Mario Monti Sénateur et ancien Premier ministre d’Italie ; Michel Aglietta, conseiller scientifique du CEPII; Olivier Klein, professeur d’économie finance à HEC et directeur général de la BRED, et David Thesmar, professeur de finance HEC. Le débat était modéré par Antoine Reverchon du journal « Le Monde ».

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Le chantier de l’Europe fiscale commence : parce que mieux vaut tard que jamais, nous répondons présents !

Communiqué de presse
Propositions en matière de fiscalité en Europe : un premier pas
Bruxelles – mercredi 18 mars 2015 –

Confrontée à la pression continue que nous exerçons et aux scandales révélés par le LuxLeaks et le SwissLeaks, la Commission européenne lance aujourd’hui une première série de mesures pour lutter contre l’évasion et la concurrence fiscales. Aussi, nous accueillons avec intérêt les propositions annoncées par le Commissaire à la fiscalité, Pierre Moscovici.

A l’issue de la conférence de presse de Pierre Moscovici, Pervenche Berès et Emmanuel Maurel, membres de la commission spéciale TAXE, ont déclaré :

« Ce premier pas mérite d’être salué. Alors que jamais l’évasion fiscale n’a été aussi forte dans le monde – plus de 1 000 milliards d’euros échappent annuellement aux Etats – une réponse politique et concrète d’ampleur est indispensable. L’Europe doit empêcher le contournement de l’impôt, les entreprises doivent s’acquitter de l’impôt sur les sociétés, là où elles font des bénéfices.

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L’ISDS, c’est non !

  Le Parlement européen va préciser dans quelques semaines sa position sur les différents volets de l’Accord transatlantique (TTIP). Celle des membres de la Délégation socialiste française n’a pas varié d’un iota : pour nous, comme pour l’ensemble de notre groupe, la clause de résolution des différents (RDIE en français, ISDS en anglais) que veulent nous imposer les Américains est inacceptable. Nous en avons débattu avec Mathias Fekl, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, venu nous rencontrer en marge de la session du Parlement européen à Strasbourg. Si l’investissement doit être protégé, on ne peut pas permettre aux multinationales de se servir d’un mécanisme d’arbitrage pour défendre leurs seuls intérêts et leur seul profit au mépris de la démocratie et du droit de l’Union européenne ou des Etats à légiférer. M. Juncker, lui-même, a exprimé, toutes ses réserves sur le fonctionnement du règlement des différends entre investisseurs et États. Nous saurons lui rappeler en temps utile les engagements qu’il a pris devant notre assemblée. Si l’un des enjeux de cet accord est de définir ce qui pourrait être à l’avenir une norme internationale, cela renforce l’obligation pour les Européens d’être exigeants. Nous sommes convaincus que les Européens peuvent et doivent peser pour réformer les normes et le fonctionnement du RDIE. Ils doivent se servir de la forte mobilisation, née à l’occasion des négociations UE/Etats-Unis, comme d’un levier pour traiter de cette question au fond et, ce, à l’échelle mondiale, en écartant l’arbitrage au profit d’un véritable mécanisme de règlement des conflits.

Budget 2016 : rééquilibrer les priorités en faveur de l’environnement et de la solidarité

Communiqué de presse
Budget 2016, c’est parti !
Strasbourg – jeudi 12 mars 2015 –

Le Parlement européen a voté ses priorités sur les orientations du budget 2016. Les éléments clés, durant cette année, seront la lutte contre la crise des paiements, les outils budgétaires pour la croissance ainsi que le plan d’investissements.

Dans ce cadre, les députés socialistes français ont défendu un nécessaire rééquilibrage des priorités en faveur de l’environnement et de la solidarité. Le programme de recherche Horizon 2020, COSME, ERASMUS+, l’aide extérieure et humanitaire, la transition énergétique ainsi que les politiques de migration et d’asile ont été particulièrement mis en avant. Les députés socialistes ont également insisté sur l’effort à maintenir en matière de lutte contre le chômage des jeunes à travers l’Initiative pour l’Emploi des jeunes qui doit être poursuivie et amplifiée.

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Sommet européen : il est temps d’agir !

Pervenche Berès (S&D). – Monsieur le Président, Madame la Présidente, Monsieur le Vice-président, s’agissant de l’union de l’énergie, il est temps d’agir. Mais vous n’agirez pas en cohérence si vous ne donnez pas un signal clair concernant le prix du carbone. Or, sur cet enjeu très concret, sur ce pas qui est devant nous, à portée de main, je vois au Conseil une grande réticence à mettre en œuvre la réserve de stabilité.

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En favorisant les investissements à long terme, l’Union fera face aux défis qui sont les siens

Pervenche Berès (S&D). – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, nous traitons ici d’un rapport qui au fond aurait dû venir bien plus tôt, lorsqu’en 2007, la crise a éclaté à l’échelle européenne et que chacun avait conscience qu’il s’agissait d’une crise de la spéculation et d’un détournement des financements à long terme de l’économie réelle.

Or, depuis, nous avons pris beaucoup de temps pour stabiliser les marchés financiers et pour sauver les banques, mais au fond on fait très peu pour s’assurer de l’essentiel, à savoir du financement à long terme de l’économie pour que l’Union européenne puisse faire face aux défis qui sont les siens: le changement climatique, le défi démographique et que sais-je encore.

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