Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
Congé maternité : il est temps que le Conseil entre en salle de travail !
Communiqué de presse
Strasbourg – mercredi 20 mai 2015
Il y a cinq ans, le Parlement européen a adopté une position d’harmonisation par le haut d’un projet de directive sur le congé maternité en Europe. Depuis, le Conseil des ministres bloque le dossier, refusant obstinément de prendre position, et ce alors même que le Parlement européen nouvellement élu, en la personne de sa rapporteure, Marie ARENA, socialiste belge, a proposé des voies de compromis importantes.
De son côté, la Commission européenne affirme vouloir « mieux légiférer », ce qui revient in fine à retirer les dossiers conflictuels… Pour les eurodéputé-e-s socialistes et radicaux, « mieux légiférer », ce n’est pas faire l’impasse sur ce qui fâche, c’est jouer le jeu du débat politique sur les propositions législatives.