Archives de l’auteur : Pervenche Berès

Indispensable solidarité européenne

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Strasbourg – jeudi 21 janvier 2016 –

Frappée le 13 novembre 2015 par une série d’attaques orchestrées depuis la Syrie par Daech, la France a demandé, pour la première fois dans l’histoire de l’Union, la mise en œuvre de la clause d’assistance mutuelle prévue à l’article 42.7 du Traité sur l’Union européenne.

Le Parlement européen a adopté, aujourd’hui, une résolution commune sur la clause de défense mutuelle.

Parce que l’Europe est née de la volonté d’établir une paix durable et que l’épreuve que traverse la France concerne tous les pays européens et appelle à davantage d’Europe, davantage de solidarité, les eurodéputés socialistes et radicaux soutiennent pleinement l’application de la clause de défense mutuelle et se félicitent de l’aide et du soutien apportés à la France par l’ensemble des Etats membres.

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Il faut être plus déterminé dans la lutte contre le financement du terrorisme

Pervenche Berès (S&D). – Monsieur le Président, Monsieur le Président du Conseil, la présidence néerlandaise commence à un moment où, sous la présidence luxembourgeoise, beaucoup a été fait sur la question de la lutte contre le terrorisme, notamment avec les négociations qui ont été engagées pour faire adopter le PNR. Un volet tout entier – celui de la lutte contre le financement du terrorisme – reste à défricher. Sur ce sujet, je n’ai pas entendu de votre part une détermination ou des orientations assez claires. Pouvez-vous nous dire ce que vous entendez faire sous votre présidence dans ce domaine?

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Monsieur Juncker, qu’êtes-vous prêt à faire pour vous attaquer au financement du terrorisme ?

Pervenche Berès (S&D). – Monsieur le Président, Monsieur Bettel, Monsieur Juncker, vous êtes tous deux membres originaires d’un pays qui est animé fondamentalement par l’esprit communautaire et l’un et l’autre vous avez été, au cours de cette période, extrêmement mobilisés pour que l’Union progresse dans la lutte contre le terrorisme, l’affaire du PNR était un élément sur ce chemin. Mais, dans l’esprit qui vous anime, ne pensez-vous pas qu’il faut aller au-delà? Ne faut-il pas permettre qu’une vraie coopération entre les services de renseignements se mette enfin place? Et, surtout, ne faut-il pas œuvrer d’arrache-pied à la lutte contre le financement du terrorisme, dossier qui – si je me souviens bien – avait été considéré comme absolument prioritaire par les Américains après le 11 septembre et qui, finalement, n’est aujourd’hui évoqué comme priorité que par mon pays, la France?

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Marché unique du numérique : renforcer la place de la culture et de la création

Strasbourg – Mardi 19 janvier 2016 –

Le Parlement européen a voté aujourd’hui le rapport d’initiative de mesdames Kallas et Gebhardt, réponse du Parlement à la Commission européenne qui a placé le marché unique numérique parmi ses cinq grandes priorités. Si les eurodéputés socialistes et radicaux partagent ses objectifs, Virginie Rozière et Pervenche Berès regrettent la faible place accordée à la culture et aux créateurs dans cette stratégie, alors que les industries culturelles et créatives en Europe génèrent plus d’emplois que l’automobile ou le secteur pharmaceutique.

Le rapport voté par le Parlement souhaite stimuler un grand marché numérique européen et aborde tous les aspects de la numérisation sur nos sociétés, ce que n’avait pas fait la Commission européenne ; il préconise l’amélioration du cadre juridique protégeant le consommateur lors des achats de contenus numériques, et se place dans une perspective favorable à l’innovation et à l’investissement de long terme dans le secteur des télécoms.

Cependant la délégation socialiste française regrette que la préoccupation de la satisfaction des consommateurs prime sur la meilleure prise en compte des besoins de la création et la juste rémunération des créateurs, car c’est le numérique qui doit être au service de la culture et non l’inverse.

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Tous les réfugiés ne sont pas des violeurs, tous les violeurs ne sont pas des réfugiés

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Bruxelles – vendredi 15 janvier 2016 –

Pour défendre les droits des femmes, Mme Le Pen propose, dans les colonnes de L’Opinion, un référendum pour mettre un terme à l’accueil des migrants en France et sortir de l’espace Schengen.
S’il n’était pas si sérieux, le prétexte serait risible : nous tenons à disposition des citoyens et journalistes des exemples d’attaques des eurodéputé-e-s FN contre les droits des femmes ; ils partagent plus d’idées qu’ils ne le pensent avec ceux pour qui les femmes sont des êtres de catégorie inférieure.
Revenons une nouvelle fois sur les mensonges du FN quant à l’immigration massive : tout d’abord, il ne faut pas confondre immigration et droit d’asile ; le droit d’asile est un droit fondamental, et une obligation internationale. Toutes les enquêtes et statistiques le montrent : le droit d’asile n’a pas pour conséquence une quelconque immigration massive en France. Notre pays ne parvient pas à réunir les 12 000 réfugiés par an qu’il a accepté d’accueillir sur son sol, c’est dire si nous sommes loin de la submersion.

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2015/2016

2015 aura été une année d’épreuves pour la France, pour l’Europe tant nos destins sont liés. Attentats et terrorisme,  progression de Daech et afflux de réfugiés, tension en Ukraine,  tentations de Grexit ou de Brexit, chômage et progression de l’extrême-droite… Cela ne peut pas nous faire oublier quelques belles réussites à partir desquelles il faut construire demain, le maintien de la Grèce dans la zone euro sous l’impulsion déterminée de François Hollande, le geste d’Angela Merkel pour dire que l’Europe doit accueillir ceux qui fuient les mêmes terroristes qui nous attaquent, le prix Nobel de la Paix pour le quartet du dialogue national en Tunisie, l’accord pour l’avenir de la planète de 195 pays sous l’autorité de Laurent Fabius, lors de la conférence sur le climat à Paris. 2016 sera une année de transition, qu’elle nous soit utile pour regarder en face les défis auxquels les Européens sont confrontés, sans éluder aucune difficulté, mais avec lucidité et volonté d’agir ensemble, parce que ce qui nous réunit est plus fort que ce qui nous divise. Parce que la méthode des petits pas a créé plus d’interdépendances négatives que de solidarité de fait, nous devons redéfinir le rôle et la contribution de chacun au bien commun européen. Pour cela ni l’Europe, ni la gauche ne peuvent rester au milieu du gué, elles doivent s’engager résolument pour redonner du sens à leur action et reconquérir la confiance des citoyens. Puissions-nous tirer des résultats de la COP21, le moteur européen et français de l’indispensable éco-socialisme !

Il faut éviter le Brexit, mais pas à n’importe quel prix

Interview parue dans Le Monde le 17 décembre 2015 | Propos recueillis par Philippe Bernard (Londres, correspondant)

Députée européenne, présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen, Pervenche Berès dit craindre une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’Union, en cas d’échec des négociations amorcées avec Londres. Soulignant que la lettre adressée, début novembre, par le premier ministre britannique, David Cameron, à Donald Tusk, le président du Conseil européen, « est plus ouverte que prévu », elle dit craindre une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’Union, en cas d’échec des négociations amorcées avec Londres. « Le Brexit ne garantit nullement la solidité de l’axe franco-allemand et une rupture avec les Britanniques affaiblirait et déstabiliserait l’Union », assure-t-elle.

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Le Parlement européen se prononce en faveur d’une commission d’enquête sur le #dieselgate

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Strasbourg – jeudi 17 décembre 2015 –

Aujourd’hui, les députés européens se sont prononcés à une majorité de 354 voix (229 contre, 35 abstentions sur un total de 618 votants) pour l’établissement d’une commission d’enquête parlementaire sur le contrôle des émissions polluantes des véhicules routiers.

Depuis le début, la délégation des socialistes et radicaux français a été le fer de lance de cette proposition au sein du groupe des socialistes et démocrates. Sans le soutien du groupe socialiste au Parlement européen, cette commission d’enquête n’avait tout simplement aucune chance de voir le jour. Alors que la COP 21 vient de s’achever, c’est un pas en avant dans la lutte contre le fléau de la pollution de l’air et un signal positif envoyé aux citoyens européens pour garantir et renforcer le respect des normes d’émissions. Il aurait été incompréhensible pour nos concitoyens que le Parlement européenne cède aux pressions des industriels, qui veulent avant tout continuer le « business as usual », quitte à mettre en danger la santé publique.

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