Archives de l’auteur : Pervenche Berès

Le FN se nourrit des faiblesses de l’UEM

Jeudi 30 juin 2016

Le Front national et l’euro
par Antoine Nesko et Jean Salina
Note issue de la collaboration de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, de la Délégation socialiste française au Parlement européen et du think tank Point d’aencrage.

L’extrême droite fait généralement de la sortie de la zone euro un acte simple, anodin, peu coûteux, voire négocié. Au lendemain du vote sur le Brexit, une analyse des conséquences concrètes d’une telle proposition par deux chercheurs, en coopération avec Point d’Aencrage et la Délégation socialiste française au Parlement européen.

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#LuxLeaks : prison avec sursis pour Deltour, la protection des lanceurs d’alerte devient une priorité absolue

Mercredi 29 Juin 2016

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont pris connaissance du verdict condamnant à des peines de prison avec sursis Antoine Deltour et Raphaël Halet.

Nous respectons la décision de justice, mais nous l’accueillons avec la plus grande incompréhension et la plus grande colère. Car grâce à l’action d’Antoine Deltour et de Raphaël Halet, l’Europe a pris la mesure d’un vaste scandale d’injustice fiscale. Les citoyens ont eu connaissance d’accords secrets entre Etats et multinationales, pratiqués massivement, et qui génèrent une inégalité radicale entre les contribuables. Il y avait bel et bien un intérêt public supérieur. Personne ne le conteste. Ceux qui révèlent au grand jour des activités illégales, des malversations de la part de gouvernements ou de patrons devraient être félicités et non poursuivis devant la justice. Il est inadmissible que les multinationales qui se cachent derrière cette affaire n’aient au contraire jamais été inquiétées.

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Les peines de prison avec sursis pour Deltour et Halet sont un scandale. Les lanceurs d’alerte doivent être mieux protégés

Mercredi 29 juin 2016

Communiqué de Presse du groupe S&D

Le Groupe S&D au Parlement européen exprime sa solidarité avec Antoine Deltour et Raphaël Halet après leur condamnation à des peines de prison avec sursis pour leur rôle dans la divulgation d’accords fiscaux douteux négociés entre le gouvernement du Luxembourg et de grandes multinationales.

Pervenche Berès, porte parole du groupe S&D pour les affaires économiques et monétaires a déclaré :

« C’est un scandale qu’une telle affaire se retrouve devant les tribunaux. Il y a quelque chose qui cloche dans notre système juridique si ceux qui exposent des malversations doivent faire face à la justice alors que les responsables continuent leur vie comme si de rien était. Notre groupe souhaite exprimer toute sa solidarité à Antoine Deltour et Raphaël Halet. »

« Ceux qui révèlent au grand jour des activités illégales, des malversations de la part de gouvernements ou de patrons devraient être félicités et non poursuivis devant la justice. Ces lanceurs d’alerte permettent de garantir que les riches et les puissants répondent de leurs actes. Se faisant, ils mettent bien souvent leur travail, leur carrière et leur liberté en danger. Il est donc primordial que les personnes qui agissent dans l’intérêt général bénéficient d’une protection appropriée au niveau de l’Union européenne. Comme nous l’avions clairement dit au moment de l’affaire Luxleaks, ceci est vital pour lutter contre les pratiques fiscales illégales ou néfastes. C’est pourquoi notre groupe a écrit au Président Juncker pour lui demander d’agir aussi vite que possible. »

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Brexit : le Parlement européen met la pression

Communiqué de presse – Bruxelles – mardi 28 juin 2016

Le Parlement européen a adopté, aujourd’hui en plénière extraordinaire (395 +, 200 -, 71 abs), une première résolution sur les conséquences du référendum britannique.
Une rupture, c’est difficile. Un divorce, toujours douloureux. Et, quand il y a des enfants et des biens, plus compliqué encore ! Le Brexit se situe dans cette dernière catégorie, tant, après 40 ans d’Union, nous avons créé des interdépendances.
Le Parlement européen souhaite que l’article 50 soit activé aussi vite que possible et que les négociations puissent commencer comme nous l’avions souhaité dès le lendemain du référendum. Manifestement, les eurosceptiques et les europhobes ne sont pas sur cette ligne : ils sont dans la contradiction et n’ont ni la moindre idée, ni le moindre projet pour la suite. Cette situation doit servir de leçon : c’est au moment de l’accord entre le Royaume-Uni et les 27, en février dernier, que nous aurions dû faire stipuler qu’en cas de Brexit la Grande-Bretagne s’engageait à activer immédiatement l’article 50. Nous prenons acte de la légère accélération du calendrier par David Cameron, mais nous ne voyons pas ce qui interdit de lancer officiellement la procédure et de mettre fin à l’incertitude.

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Si on met deux ans à ne s’occuper que de questions britanniques, alors, dans deux ans, il n’y aura plus d’Europe

Le vendredi 24 juin 2016 Interview France Info Les négociations sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne peuvent durer jusqu’à deux ans. Mais « si on met deux ans à ne s’occuper que de questions britanniques, alors dans deux ans, il n’y aura plus d’Europe », a prévenu vendredi sur France Info Pervenche Berès, députée européenne et présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen. Elle a expliqué que dans les institutions européennes, désormais « les Britanniques ont nécessairement un rôle de simples observateurs ». La députée européenne s’est aussi inquiétée pour la situation interne au Royaume-Uni : « C’est une page blanche qui s’ouvre. Ou plutôt une page grise parce qu’on ne voit pas très bien comment ce pays va rebondir. Il est au bord de l’implosion », avec « la question écossaise, la rupture entre les villes et les campagnes, entre les classes défavorisées et l’élite dirigeante ».

Brexit : le Royaume-Uni va redevenir une île

Les électeurs britanniques ont tranché. Le Royaume-Uni doit en tirer les conséquences et informer au plus vite le Conseil européen de sa demande de retrait conformément à l’article 50 du Traité .
Les négociations de retrait et celles sur les futures relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sont deux choses bien distinctes. Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne doit, conformément au Traité, aboutir dans les deux ans. Le futur de sa relation avec l’Union ne peut être discuté qu’après le retrait et cela prendra beaucoup de temps. Aucun lien ne doit être accepté entre les deux négociations et il serait suicidaire que le processus engagé accapare toute l’énergie des Européens.

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« L’échec d’une Europe où le ciment entre les peuples et la prospérité seraient venus des seules vertus du marché »

Samedi 25 juin 2016

Tribune commune parue dans LeMonde.fr ar Pervenche Berès (présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen), Gianni Pittella (président du groupe socialiste et démocrate italien au Parlement européen), Udo Bullmann (président de la délégation sociale-démocrate allemande au Parlement européen)

Les électeurs britanniques ont tranché. Nous respectons et regrettons leur choix, car le départ du Royaume-Uni constitue une perte pour l’Union européenne (UE). Nous saluons les efforts de tous les Britanniques qui ont bataillé si fort pour le maintien dans l’UE.

Maintenant, les dirigeants de ce pays doivent tirer toutes les conséquences de cette décision et informer au plus vite le Conseil européen de leur demande de retrait. La volonté de M. Cameron d’attendre l’automne prochain pour activer officiellement l’article 50 [du traité de Lisbonne] est inacceptable pour les électeurs britanniques, qui viennent de se prononcer, et inacceptable pour les 27 autres Etats membres, qui n’ont pas à subir davantage le choix de M. Cameron et d’une majorité d’électeurs britanniques.

M. Cameron restera dans l’Histoire comme celui qui a mis son pays en dehors de l’UE pour résoudre un conflit politique interne à son parti et pour son destin personnel. Il a entraîné son pays au bord de l’implosion, sans parler de la demande, dès le lendemain du Brexit, de nouveaux référendums d’indépendance en Ecosse et maintenant en Irlande du Nord. Il doit être remplacé sans délai.

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Brexit : le Royaume-Uni va redevenir une île

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Bruxelles – vendredi 24 juin 2016 –

Les électeurs britanniques ont tranché. Le Royaume-Uni doit en tirer les conséquences et informer au plus vite le Conseil européen de sa demande de retrait conformément à l’article 50 du Traité .
Les négociations de retrait et celles sur les futures relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sont deux choses bien distinctes. Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne doit, conformément au Traité, aboutir dans les deux ans. Le futur de sa relation avec l’Union ne peut être discuté qu’après le retrait et cela prendra beaucoup de temps. Aucun lien ne doit être accepté entre les deux négociations et il serait suicidaire que le processus engagé accapare toute l’énergie des Européens.
Le départ du Royaume-Uni constitue une perte pour l’Union et le symbole d’une Europe en crise. C’est l’échec d’une Europe exclusivement dédiée au marché intérieur. L’heure doit être à la refondation pour renouer avec la vocation d’origine de l’Union, assurer la démocratie et le respect de valeurs, la prospérité, la liberté et la paix par la solidarité.

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L’association « Citoyennes pour l’Europe » à l’honneur

Jeudi 23 juin 2016

Depuis 2008, le Parlement européen décerne chaque année le Prix du citoyen européen à des projets et des initiatives qui facilitent la coopération transnationale ou qui promeuvent la compréhension mutuelle au sein de l’Union européenne. Le prix, qui a une valeur symbolique, vise également à reconnaître le travail de ceux qui défendent les valeurs européennes à travers leurs activités quotidiennes.

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Le Brexit expliqué à ma fille de 4 ans : « Libéré, délivré ? »

Mercredi 22 juin 2016

Tribune parue dans le HuffingtonPost

Bien sûr, le Royaume-Uni n’est pas Elsa, la Reine des neiges. Mais les similitudes entre la volonté du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne et la fuite d’Elsa du Royaume d’Arendelle sont nombreuses.

Elsa est différente, ne se sent pas à l’aise parmi les siens à cause de ses pouvoirs, un peu comme les Britanniques, entre leur insularité, leur humour et leur teatime. Ce sentiment d’être différent est le moteur principal de la fuite d’Elsa, qui espère, une fois seule, pouvoir enfin être elle-même. Mais, par cette fuite, elle n’est que de façon illusoire et provisoire « libérée, délivrée », en plus de plonger le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel, ce qui, toute proportion gardée, pourrait arriver au Royaume-Uni et à l’Europe si le Brexit devait se concrétiser. La fuite n’est pas une solution pour s’épanouir, quitter la famille européenne non plus.

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