Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
We need to look at the mistakes that were committed and try to figure out the reasons why people have disengaged from Europe.
Lundi 12 septembre 2016
Interview parue dans le n°439 de “Parliament Magazine »
“Looking at public opinion on Europe, it’s clear that something needs to change,” admits Pervenche Berès. “Of course, trust is earned. We need to look at the mistakes that were committed and try to figure out the reasons why people have disengaged from Europe.” The veteran French Socialist deputy believes part of the problem lies with “excessive trust that the markets will constantly bring more progress and more ways of redistributing wealth.”
For Berès, a clear example of this is Brexit. “The result of the UK’s EU referendum is, in a way, the perfect demonstration of what hasn’t worked in Europe. Britain is a country that trusted the markets and pushed economic liberalism to the extreme. Europe was blamed for everything that was going wrong in the country, but what actually went wrong was that the UK suffers from a lot of inequality and many people left aside of the expected benefits of globalisation.”