Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
Face à Trump et Poutine, notre réponse c’est l’Europe
Mercredi 14 décembre 2016 –
Communiqué de presse de la Délégation socialiste française
Nous vivons dans un monde de plus en plus instable. Chaque jour, l’actualité apporte son lot de drames, de menaces pour notre avenir et celui de nos enfants. L’impensable se produit, comme l’horreur que vivent depuis des mois les habitants d’Alep.
L’Union européenne n’a en matière de politique extérieure, ni la puissance, ni la cohésion ou l’autorité qu’elle devrait avoir. Elle ne s’est jamais dotée des moyens de se défendre ou d’intervenir quand ce serait nécessaire. Le rapport adopté aujourd’hui par le Parlement européen sur l’avenir de la politique étrangère et de sécurité commune est donc important.
Après le vote des deux rapports axés sur la politique de sécurité et de défense commune lors de la dernière plénière, le texte adopté aujourd’hui présente le bilan de la politique étrangère de l’Union et énonce les priorités du Parlement pour l’avenir.