Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
Il faut que des voix résistent pour faire valoir ce que nous sommes
Vendredi 3 mars 2017
Interview parue dans « Toute l’Europe »
Quel regard porter sur les 60 premières années de la construction européenne, célébrées le 25 mars prochain à l’occasion de l’anniversaire du traité de Rome ? Comment envisager les prochaines décennies alors que l’Union européenne tremble sur ses bases et semble fragilisée comme jamais ?
Pour répondre à ces questions, Toute l’Europe est allé à la rencontre de Pervenche Berès, députée européenne depuis 1994. Pour celle qui est née quelques jours avant la signature du traité de Rome en mars 1957, l’avenir de l’UE se jouera sur la capacité des Européens à « améliorer le fonctionnement de la zone euro ».