Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
Nous devons progresser en matière de transparence sur la fiscalité des entreprises
Mardi 14 mars 2017
Intervention en séance plénière dans le cadre du débat sur le suivi des recommandations de la commission TAXE et point sur la réforme du groupe «Code de conduite (fiscalité des entreprises)»
Pervenche Berès (S&D). – Monsieur le Président, ce rendez-vous permet de faire le point sur un dossier auquel, finalement, nos concitoyens sont assez attentifs.
Deux messages à l’égard du Conseil: d’abord – vous le voyez bien –, pour progresser dans ces domaines, c’est mieux d’avoir le Parlement européen à ses côtés. Alors, lorsque dans le dossier des hybrides, le fameux dossier ATAD 2, le Conseil conclut en disant qu’il adoptera la directive une fois que le Parlement européen aura rendu son avis, et qu’en réalité il ne le fait pas, je crois que ce ne sont pas de bonnes pratiques.