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EU regulators mull Goldman fraud charge fallout

Pervenche Berès, rapportrice de la commission crise du Parlement européen, ainsi que plusieurs décideurs politiques européens, critique fermement le rôle qu’a joué la banque d’affaires Goldman Sachs dans la crise grecque et appelle à une meilleure surveillance et une plus grande régulation des marchés financiers. If illegal practices are found to have taken place at Goldman Sachs, it will reinforce the need for Europe to act to regulate derivatives, EU market regulation chief Michel Barnier said on Monday. « Commissioner Barnier’s view is that the issue and the kind of practices which are alleged to have taken place, which, if confirmed would be illegal and incomprehensible … strengthen his belief and determination that Europe needs to act in the area of derivatives, » Barnier said through his spokeswoman. « The commissioner strongly believes that we need to put an end to years of murkiness and opacity and secretive behavior in this area. » The U.S. Securities and Exchange Commission (SEC) said last week it had filed fraud charges against Goldman Sachs, Wall Street’s dominant bank, over its marketing of a subprime mortgage product. The bank has vigorously denied the accusation. The charge has rattled investors, fearing it may be the start of similar probes at other banks. European shares fell with banks extending their declines from Friday when the Goldman news broke. The Goldman lawsuit comes at a key moment for the industry as regulators in Europe and the United States look to implement a global pledge to crack down on derivatives this year. Britain’s Financial Services Authority said it is looking at the circumstances surrounding the U.S. fraud suit and whether a UK-based regulatory response is needed. « As you would expect the FSA is investigating the circumstances of this case and whether there are implications for the UK regulated entities of Goldman Sachs. If there are, we will take appropriate action, » an FSA spokesman said. Fabrice Tourre, the lone Goldman bond salesman charged in the SEC lawsuit, is French and based at the bank’s London office. The FSA is at the fact-finding stage and has not called its enforcement unit to open formal probes. French financial markets watchdog AMF said on Monday it has not found any evidence of fraudulent activity in France in relation to the SEC probe into Goldman. German regulator BaFin said it was considering possible damage claims after Duesseldorf-based IKB bank lost almost all of its $150 million in the Goldman product the SEC is probing. AFTER GREECE, NOW THIS Peter Skinner, a British socialist member of the European Parliament’s economic affairs committee which will have joint say with EU states on a draft EU derivatives law due in June, said Goldman was already on lawmakers’ radar screens. The bank raised concerns among EU policymakers in February when it emerged it had helped Greece with currency swaps that reduced the country’s apparent budget deficit, Skinner said. « Nobody has yet got to the level of understanding of what this giant is involved in or capable of. Lawmakers must now sit down and discuss whether what we have discovered needs to be corrected by regulation and law, » Skinner said. Pervenche Beres, who is drafting the European Parliament’s response to the financial crisis, said competition in the banking sector should be looked at urgently, especially after Goldman’s role in the « Greek affair » as well. « Actions by Goldman don’t just have an impact on the American markets but also on Europe. European authorities should be armed and able to monitor and probe market players as important as Goldman, » Beres said. Skinner wants a transatlantic approach to derivatives. « I will be meeting with U.S. lawmakers within the next two weeks and it’s about time we started examining what we are going to do on both sides of the Atlantic on this issue, » he said. Goldman Sachs Managing Director, Gerald Corrigan, told a British parliamentary committee in February that standards of transparency in the Greek currency swaps could have been and probably should have been higher. The Futures and Options Association, a European derivatives industry lobby, called on regulators to pause and not pre-empt the outcome of the SEC action. « The regulators should not jump the gun on this one, » FOA Chief Executive, Anthony Belchambers said. Barnier has already said he may propose a legislative measure in October to curb speculation in sovereign CDS after Greek debt came under pressure on bond markets last month. « If it was found this was a breach of the more traditional type of regulatory requirements that sit over firms, why would that call for additional regulatory action, » Belchambers said. The International Swaps and Derivatives Association had no comment on the Goldman fraud charges.

Feuille de route pour la taskforce du Président van Rompuy sur la gouvernance économique

Pervenche Berès, rapportrice de la commission crise du Parlement européen et Présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales prend note de la décision du Conseil européen sur la Grèce et dresse une feuille de route pour la taskforce du Président van Rompuy sur la soutenabilité des finances publiques de la zone euro et la gestion de crise : « L’accord trouvé hier soir au Conseil européen sur un mécanisme de soutien en faveur de la Grèce était nécessaire. Je souhaite qu’il permette de rassurer les marchés et de soutenir la Grèce dans ses efforts de réforme. Il est maintenant vital de se tourner vers l’avenir et de tirer les enseignements de la crise pour construire le pilier économique qui fait tant défaut à l’Union économique et monétaire. Je me félicite de la mission en ce sens confiée au Président van Rompuy, qui devra se mesurer à celle de Jacques Delors pour la création de l’euro et de Jacques de Larosière sur l’architecture de supervision des marchés financiers. Le Conseil européen a souhaité que cette « task force » soit notamment composée de représentants des Etats membres, ceux-ci devraient être désignés comme des sages, intervenant en leur nom propre et non sur mandat afin de dépasser les antagonismes intergouvernementaux. J’appelle le Président van Rompuy à développer une approche coopérative, la crise ayant signé l’échec des stratégies répressives du pacte de stabilité et des logiques de sanction. Renforcer la coordination macroéconomique au service d’une stratégie européenne solidaire et durable suppose un engagement positif des Etats membres et des mécanismes d’incitation. Cette taskforce devra également proposer des instruments pour corriger ce que les rédacteurs du traité de Maastricht n’avaient pas anticipé : l’aggravation des divergences entre économies de la zone euro. »

« L’EUROPE DOIT FAIRE PREUVE DE SOLIDARITÉ VIS-A-VIS DE LA GRÈCE POUR DÉJOUER LA SPÉCULATION »

Le chef de file des socialistes et démocrates au Parlement européen, Martin Schulz a appelé les dirigeants de l’UE et en particulier la Chancelière allemande Angela Merkel à faire preuve de solidarité vis-à-vis de la Grèce, lors d’un débat aujourd’hui au Parlement européen. En présentant un plan de rigueur sans précédent, « la Grèce à fait son travail », a déclaré Martin Schulz, « Ceux qui ne font pas leur travail ce sont les membres de la zone euro et en tout premier lieu la chancelière allemande qui ne tient pas ses promesses », a-t-il ajouté. Le leader des Socialistes et démocrates a estimé que le recours au FMI n’était pas la solution et a prôné de « trouver une solution au sein de la zone euro ». « Il ne s’agit pas de prendre l’argent des contribuables français, italiens ou allemands pour remplir les caisses de la Grèce mais de lui permettre d’emprunter sur les marchés internationaux à des taux semblables à ceux des autres pays », a insisté Martin Schulz. En l’absence de solidarité européenne, « l’argent va dans la poche des spéculateurs  » a-t-il dénoncé. « Si on ne souhaite pas que le feu s’étende à d’autres pays, il faut faire preuve de solidarité à l’égard de la Grèce », a-t-il conclu. Aux yeux des socialistes et des démocrates, les dirigeants européens doivent regarder au-delà de la crise grecque afin d’être préparés à l’avenir face à de telles situations. « Il faut faire baisser la pression pour traiter en responsabilité la question de la gouvernance de la zone euro qui est aujourd’hui clairement sur la table », a ainsi déclaré Pervenche Berès, la présidente de la commission de l’Emploi et des Affaires sociales.

Un revenu minimum pour combattre la pauvreté

Députés et partenaires sociaux ont convenu que l’instauration d’un revenu minimum au niveau de l’UE représente une réponse pour sortir de la pauvreté. La question de l’opportunité d’une directive cadre sur ce thème reste toutefois ouverte. « Ce rapport revêt une importance politique alors que le dernier Ecofin vient d’annoncer son intention de retirer des mesures non conventionnelles pour soutenir l’emploi et prolonger les mécanismes d’indemnisation des chômeurs », a déclaré la présidente de la commission emploi et affaires sociales, Pervenche Berès (S&D, FR), lors d’un débat avec les partenaires sociaux dans le cadre de la préparation d’un rapport. « Ainsi, les ministres des finances aggravent la situation sociale et fragilisent l’objectif de réduction de la pauvreté proposé dans la stratégie 2020 », a-t-elle ajouté. Sortir de la précarité Selon Rebekah Smith, de BusinessEurope, « si l’on augmentait la croissance dans l’UE de 1 à 2 %, 6,5 millions d’emplois seraient créés ». Cependant, pour Henri Lourdelle, de la Confédération européenne des syndicats, « l’emploi n’est plus le garant de la pauvreté. La précarité a généré des travailleurs pauvres et par conséquent des retraités pauvres ». Une directive cadre sur les systèmes de revenu minimum adéquat dans l’UE? Fintan Farrell, au nom du réseau européen de lutte contre la pauvreté demande une directive cadre sur les systèmes de revenu minimum dans l’UE. « Dans l’UE, 24 pays sur 27 disposent d’un mécanisme de revenu minimum. Seuls trois pays n’ont rien: la Bulgarie, la Grèce et l’Italie », a ajouté Roshan Di Puppo de la Plateforme- sociale. Elisabeth Lynne (ALDE, UK) a mis en garde contre le risque de voir une telle directive de nouveau bloquée au Conseil. « Plus de 80 millions de pauvres dans l’UE, ce chiffre devrait interpeller. Le Parlement doit s’engager, dans ce rapport à apporter une véritable réponse politique », a indiqué le rapporteur Ilda Figueiredo (GUE/NGL, PT). Procédure : rapport d’initiative Vote en commission parlementaire: 24 juin 2010

George Papandreou: mettre un terme à la « spéculation opportuniste »

De nombreux pays continuent de lutter pour sortir de la période de récession mondiale la plus grave depuis 1930. Il serait utile de saisir l’occasion pour apporter des changements en profondeur et mettre en place un système économique dont la Grèce et les Européens peuvent être fiers, a déclaré M. Papandreou devant la commission spéciale du Parlement sur la crise financière, économique et sociale (CRIS), jeudi. Lors d’une audition publique sur la gouvernance économique européenne et les instruments européens pour le redressement économique et social, le premier ministre grec a indiqué qu’au plus profond de la crise, son gouvernement mettait œuvre les mesures les plus sévères qui aient été prises depuis la seconde Guerre mondiale pour rétablir la situation. Malgré cela, la Grèce ne demandait pas d’aide à l’Union européenne, confiait le président de la CRIS, Wolf Klinz (ADLE, DE), évoquant la décision prise mardi par les ministres des finances de l’UE en vue de soutenir les « mesures d’austérité très ambitieuses » avancées par Athènes. « Nous ne cherchons pas de bouc émissaire et ne demandons pas d’aide qui nous ferait vivre au crochet de nos partenaires, mais nous avons besoin d’un large soutien politique pour entreprendre toutes nos réformes et nous assurer que nous ne devrons pas payer plus qu’il ne faut » a indiqué M. Papandreou. Selon lui, la Grèce devrait « pouvoir emprunter à des taux raisonnables ». Appelant à mettre un terme à la spéculation opportuniste, il a averti que si le gouvernement grec continuait à emprunter à des taux aussi élevés, il ne serait pas en mesure de réduire son déficit. « Nous sommes profondément choqués par le fait que ceux qui avaient dû être soutenus avec l’argent des contribuables aient choisi la première occasion pour spéculer sur l’euro » a déclaré Wolf Klinz, sous les applaudissements nourris de la salle. « Il nous faut plus d’Europe, pas moins d’Europe » a souligné M. Papandreou. Nous devons prendre des mesures pour faire en sorte que les marchés réagissent positivement. À ce titre, le cas de la Grèce pourrait être l’occasion d’aborder la question de la spéculation dans l’Union européenne et également à l’échelle mondiale. S’associant à une déclaration de Dominique Strauss-Kahn lors de sa visite au Parlement européen le jour précédent, M. Papandreou a rappelé combien il était important de ne pas rater l’occasion d’établir un système financier mondial. Toutes les mesures prises par la Grèce montrent son engagement pour préserver la stabilité de la monnaie unique, a indiqué le Premier ministre. Mais l’Europe doit accepter qu’il faudra un certain temps avant que les mesures mises en place, et celles à venir, ne produisent leur effet. « Le changement ne peut s’effectuer aussi rapidement que les contrats d’échange sur défaut » a-t-il indiqué. L’UE doit-elle changer sa politique ? Parmi les intervenants, Theodoros Skylakakis (PPE, EL) et Pascal Canfin (Verts/ALE, FR) ont soulevé la question des réformes du pacte de stabilité et de croissance. Fallait-il le rendre plus strict ou plus souple? M. Papandreou a répondu que l’Union européenne devrait se pencher sur les institutions qui sont absentes dans ce projet. Il a appelé à davantage de coordination et de supervision afin que les pays en difficulté bénéficient également d’une aide, au lieu d’être seulement  sanctionnés. Sinon ce sera l’échec, non seulement pour le pays concerné, mais aussi pour l’ensemble du système. « Nous affirmons tous que les instruments sont nombreux, mais personne ne les respecte, car personne ne souhaite en assurer la coordination » a indiqué Pervenche Berès (S&D, FR), rapporteure de la CRIS, qui a estimé que les mesures prises par la Grèce forçaient l’admiration. Nikolaos Chountis (GUE/NGl, EL) a demandé au Premier ministre si un plan d’appui spécifique avait été élaboré par l’UE pour venir en aide à la Grèce et si ce plan contribuerait également à sortir l’Union européenne de la récession. « Je préférerais une solution européenne de manière à prouver au monde que l’Europe peut être unie dans l’action » a déclaré M. Papandreou, « plutôt que de nous tourner vers le Fonds monétaire international. D’après Mario Borghezio (EFD, IT), « les mesures trop draconiennes mènent la Grèce à sa perte ». Il a demandé si le gouvernement grec avait envisagé l’option d’une dévaluation. M. Papandreou a rejeté cette option qui, à son sens, produirait de faux espoirs. Une coordination accrue des politiques économiques et un système d’assistance conditionnelle Plusieurs universitaires participaient également au débat. Selon Loukas Tsoukalis, professeur chargé d’études sur l’intégration européenne (bourse Jean Monnet) à l’université d’Athènes et président d’Eliamep (Fondation hellénique pour la politique européenne et de sécurité), le pacte de stabilité et de croissance est devenu « de plus en plus flexible, dit de façon diplomatique ». Il a appelé au renforcement de la dimension européenne de l’union monétaire, notamment par le biais d’ »une coordination plus étroite et plus contraignante des politiques économiques nationales, doublée d’incitations et de sanctions ». S’agissant des enseignements à tirer de la crise, Jean Pisani-Ferry, économiste de l’université de Paris-Dauphine et associé du think tank Bruegel, a souligné l’absence de politique de gestion de crise dans la zone euro. « La Grèce applique le programme du FMI sans l’argent du FMI » a-t-il déclaré, tout en ajoutant qu’au vu du « principe de non-coresponsabilité pour la dette publique » et du « principe de non assistance », l’Union européenne ne pouvait octroyer d’aide à l’intérieur de la zone euro. Mais comme le cas se prêtait à l’octroi d’une assistance, l’UE devrait mettre en place un « système d’assistance conditionnelle ». Prochaines étapes La contribution des experts alimentera la poursuite du débat entre députés et viendra étayer le rapport élaboré par Pervenche Berès, rapporteure de la commission spéciale. Le projet de rapport sera présenté le 17 mai, assorti d’un délai pour le dépôt d’amendements fixé au 1er juin. Le vote du rapport en commission est prévu le 13 juillet et le vote en session plénière, en Septembre II.

Time to end « opportunistic speculation », Greek Prime Minister Papandreou tells MEPs

Countries all over the world are still struggling to emerge from the worst global recession since the 1930s. Yet this crisis should be seen as an « opportunity for deep changes to make the economy we both, Geeks as well as Europeans, can be proud of, » George Papandreou told Parliament’s Special Committee on the Economic, Financial and Social Crisis (CRIS) on Thursday. Addressing a public hearing on European economic governance and EU tools for economic and social recovery, the Greek prime minister explained that Greece, in the throes of an « acute crisis », was introducing the « most difficult measures since World War II to put our house in order ». Despite this, Greece was not asking the EU for help, pointed out CRIS chair Wolf Klinz (ALDE, DE), who referred to the EU finance ministers’ decision last Tuesday to back the « very challenging austerity measures » put forward by Athens. « We are not looking for a scapegoat nor asking for help to live from the wealth of others but what we do need is strong political support to make all these reforms and to make sure we will not have to pay more than is necessary, » said Mr Papandreou. He added that Greece needed « to be able to borrow at rates which are normal ». Calling for an end to « opportunistic speculation », he also warned that if the Greek government kept borrowing at such high interest rates, it would not be able to sustain the deficit reduction. « We are really shocked that those who had to be bailed out with taxpayers’ money used the first opportunity to speculate against the euro to make a profit, » said Wolf Klinz to wide applause. « We need more Europe rather than less Europe, » stressed Papandreou. The time had come « to put the loaded gun on the table », to make sure the markets would respond positively. In this context, Greece could provide an opportunity to deal with the issue of speculation in the EU and also at global level. Agreeing with a reported statement by Dominique Strauss-Kahn during his visit to the European Parliament the previous day, Mr Papandreou insisted « we must not lose the opportunity to fix the global financial system ». All of the measures Greece had taken reflected its commitment to protect the stability of the common European currency, said the prime minister. But Europe needed to recognise that the measures put in place, and those still to come, would need a certain time to take effect. « Change cannot be executed as swiftly as credit default swaps, » said Mr Papandreou. Changes needed in EU policy? Among MEPs who spoke, Theodoros Skylakakis (EPP, EL) and Pascal Canfin (Greens/EFA, FR) asked about reforms to the Stability and Growth Pact and whether it should be made stricter or more flexible. Mr Papandreou replied that the EU should look at the « institutions which are missing in this project ». He urged « more coordination and supervision » to ensure that countries with problems also received support, not just punishment. Otherwise there would be a failure not only of the country concerned but of the system as a whole. « We all say that there are plenty of instruments but nobody respects them because there is nobody at the helm » of the EU, said CRIS rapporteur Pervenche Berès (S&D, FR), who believed the measures put forward by Greece « merit admiration ». Nikolaos Chountis (GUE/NGl, EL) asked the prime minister whether there was a specific support plan being prepared by the EU to assist Greece and whether such a plan would also help the EU pull out of recession. « I would prefer a European solution to be able to show to the world that Europe can act together, » said Mr Papandreou, « rather than turning us to International Monetary Fund ». According to Mario Borghezio (EFD, IT), the « excessively draconian measures contribute to agony » of Greece. He asked if the Greek government had considered the option of devaluation. Papandreou rejected this idea as it would in his view send the wrong signal. Calls for more economic policy coordination and a « system of conditional assistance » Several academics also took part in the discussions. According to Loukas Tsoukalis, Jean Monnet Professor of Integration at the University of Athens, and President of Eliamep (Hellenic Foundation for European and Foreign Policy), the Stability and Growth Pact « has become more and more flexible, to put it diplomatically ». He called for the European dimension of European Monetary Union to be strengthened, partly by « closer and increasingly binding coordination of national economic policies with incentives and sanctions ». Speaking of lessons to be learned from the crisis, Jean Pisani-Ferry, Professor of Economics at the University of Paris-Dauphine and fellow of the Bruegel institute, pointed to the lack of a crisis management regime in the eurozone. « Greece is doing the IMF programme without IMF money », he said, adding that due to the « principle of no co-responsibility for public debt » and « no assistance principle », the EU could not provide help within the eurozone. But as there is room for assistance, the EU should put in place a « system of conditional assistance, » he argued. Next steps The experts’ input will feed into further discussion among MEPs and the report by Special Committee rapporteur Pervenche Berès. The draft report is to be presented on 17 May, with the deadline for amendments set for 1 June. The vote on the report in committee is scheduled for 13 July, with a plenary vote to follow in September II. 18/03/2010 In the Chair: Wolf Klinz (ALDE, DE)

L’Ecofin aggrave la situation sociale et fragilise l’objectif de réduction de la pauvreté proposé par la Commission dans la stratégie UE 2020

Pervenche Berès, Présidente de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, juge les conclusions du Conseil Ecofin du 16 mars relatives à la fin des mesures de crise mises en œuvre sur les marchés du travail économiquement et socialement inacceptables: « Alors que les derniers chiffres du chômage publiés par Eurostat la veille de la tenue de l’Ecofin confirment la poursuite de la montée du chômage, ces velléités de retrait des mesures « non conventionnelles » prises pour soutenir l’emploi et le prolongement des mécanismes d’indemnisation des chômeurs sont irresponsables. Il n’est pas acceptable que ce soient les ministres des finances seuls qui arbitrent des questions relevant directement de la compétence des ministres des affaires sociales. Je déplore qu’aucun critère social ne figure jusqu’ici dans les objectifs de la politique économique. Car si le Pacte de stabilité ne contient aucun critère en termes d’emploi, la correction des dérapages, elle, porte essentiellement sur les dépenses liées à ce type de politique. Cette asymétrie est dangereuse. « 

« Nous avons perdu un an dans la mise en place d’un gouvernement économique de l’Union »

Pervenche Berès est eurodéputée socialiste, membre de la commission Emploi et Affaires sociales. Elle est également rapporteuse spéciale auprès du Parlement sur la crise économique et financière. Alors que les Etats membres de la zone euro pourraient s’accorder sur une aide à la Grèce, elle revient sur les avantages d’un gouvernement économique de l’Union, et nous donne ses impressions sur la proposition de Stratégie 2020 présentée le 3 mars par le Président Barroso. Touteleurope.fr : Que pensez-vous de la création d’un Fonds monétaire européen ? P.B. : Je voudrais rappeler que j’ai commencé à évoquer cette question en octobre 2008 lorsque l’on s’est servi pour la première fois de la facilité des balances de paiement pour les pays hors zone euro, et on voyait bien à l’époque que si un problème arrivait dans la zone euro on serait bien démunis. J’ai à plusieurs reprises évoqué le sujet avec Joaquín Almunia, à l’époque commissaire aux Affaires économiques et monétaires, et toute la philosophie était alors de dire qu’il ne fallait pas anticiper les difficultés qui risquaient de se présenter pour ne pas être dans des prophéties auto-réalisatrices vis-à-vis des marchés. Le résultat c’est qu’on est aujourd’hui dans une situation de crise donc à mon sens dans les pires conditions pour avoir un débat serein puisque l’on voit que le raisonnement logique et l’exploration des pistes sont brouillés par les réactions des opinions publiques qui sont prises au dépourvu. Je pense que par exemple en Allemagne le débat serait moins difficile si il y avait eu une anticipation de mécanismes européens qui apparaissent aujourd’hui comme une évidence mais qui, parce qu’ils sont pris dans l’urgence au moment où la Grèce est en difficulté, apparaissent comme une aide à ceux qui ont triché avec leurs chiffres. Sur le Fonds monétaire européen, c’est une idée sur laquelle je pense qu’on a perdu un an. J’observe que le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble a relancé la proposition. Il faut tout de même se souvenir que M. Schäuble est celui qui, avec M. Lamers en 1994, avait fait des propositions intéressantes en terme de gouvernement économique à un moment où le Premier ministre en France était Edouard Balladur et personne, ni même les socialistes de l’opposition, n’avait réagi au motif que des pays comme l’Italie ou l’Espagne ne pourraient pas faire partie des premiers membres de la zone euro. Ce blocage a gelé toute capacité à réfléchir ensemble intelligemment aux questions de gouvernance économique. Ce que j’espère c’est qu’aujourd’hui on n’ait pas à Paris la même frilosité pour débattre sur une base qui ne sera pas forcément celle que le gouvernement en place en France aurait voulue. Mais on ne peut pas à la fois dire que l’on veut un gouvernement économique et ne pas traiter les propositions lorsqu’elles se présentent. Il faut y répondre et, si on est pas d’accord avec ces propositions, en proposer d’autres. Il y a actuellement une fenêtre d’opportunité pour traiter la question de la gouvernance économique, que tout responsable politique en France appelle de ses voeux depuis Pierre Bérégovoy. Il faut la saisir. Mais derrière il faut répondre à la question de savoir ce qu’est un gouvernement économique. Ainsi la proposition d’Edouard Balladur d’avoir une validation par l’Eurogroupe du budget national avant toute présentation devant les parlements nationaux peut être intéressant du point de vue du débat entre les ministres européens des Finances, mais d’un point de vue démocratique, cela pose un problème majeur. Touteleurope.fr : Quel serait le rôle du Fonds monétaire européen ? P.B. : Si on évoque la création du FME c’est qu’on imagine que si, lorsqu’un pays est en difficulté, on fait appelle au FMI cela veut vraiment dire qu’on a pas de gouvernance interne. Le FMI n’est jamais intervenu aux Etats-Unis parce que qu’il y a des éléments de contrats cycliques internes qui ont permis à l’intérieur de cet ensemble que sont les Etats-Unis de trouver des équilibres. On ne peut pas au sein de l’Union européenne à la fois dire qu’il faut un gouvernement économique et dire que lorsqu’il y a un problème on sollicite le FMI. C’est sur ce point qu’il faut vraiment négocier la proposition de création d’un FME, afin qu’il n’y ait pas d’interprétation répressive de cet instrument qui en ferait une aggravation du Pacte de stabilité. De plus ce projet peut représenter un levier pour qu’il y ait un vrai débat sur ce qu’est la coordination des politiques économiques. Touteleurope.fr : Le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso a présenté le 3 mars sa proposition pour une ‘nouvelle stratégie économique pour l’Europe’ d’ici 2020. Que pensez-vous de ce texte ? Pervenche Berès : A l’échelle européenne, alors que nous sommes dans une crise grave que certains appellent le ‘grand crack’, on a l’impression que l’on critique tous ceux qui, notamment dans les marchés financiers, voudraient que tout continue comme avant. Et à la lecture de cette Stratégie 2020 c’est honnêtement l’impression qu’on a. On est passé dans l’intitulé d’une unité de lieu à une unité de temps, mais il n’est pas certain que cela donne beaucoup plus de visibilité vis-à-vis du citoyen. Et surtout, cette stratégie nous est proposée comme si rien ne s’était passé. En premier lieu on ne tire pas les leçons de l’échec de la stratégie précédente, et il faut avoir le courage de tirer le bilan des expériences passées. Or le bilan de la Stratégie de Lisbonne est mauvais, même sans la crise, puisqu’en 2005 on avait éprouvé le besoin de réviser cette stratégie, en la déséquilibrant d’ailleurs complétement : alors qu’elle reposait sur un triptyque développement durable/ plein emploi/ compétitivité, on a renversé le triangle pour mettre la compétitivité en haut au risque d’aggraver les inégalités sociales, qui sont à l’origine de la crise. En second lieu on ne tire pas les leçons de la crise elle-même. Et cette stratégie telle qu’elle est aujourd’hui sur la table est le reflet de la majorité, conduite par José Manuel Barroso et qui regroupe les chefs d’Etat et de gouvernement et la majorité du Parlement, au sein de laquelle il y a eu des discussions, des tensions, dont il résulte un affichage sur des objectifs qui peuvent être intéressants. Mais fondamentalement cette stratégie ne dit pas comment l’Union européenne va convaincre à nouveau les citoyens européens qu’une stratégie européenne peut être pour eux une voie de sortie de la crise, d’espoir, ni quels moyens l’Union se donne pour mettre en oeuvre cette stratégie. Or l’Europe est en train de mourir de cela, d’objectifs arrêtés sans que les moyens soient donnés. Touteleurope.fr : Est-il sensé de faire une stratégie sur dix ans, avec des objectifs à atteindre d’ici 2020 ? P.B. : C’est un non-sens ! Certes il faut avoir une visibilité, tout chef d’ entreprise a besoin d’un tableau de bord et tout responsable politique aussi. Mais c’est le principal reproche que je fais à ce document : on se projette en 2020 comme s’il n’y avait pas une urgence qui, avec ou sans la Grèce, nous oblige à regarder comment on sort de la crise ! Touteleurope.fr : Que pensez-vous du volet social de la proposition de Stratégie 2020 ? P.B. : Sur ce point le commissaire Lazlo Andor a démontré toute sa capacité d’influence intelletuelle au sein du Collège puisqu’il s’est beaucoup battu pour ces éléments. Il est vrai que dans l’affichage, si vous faites le compte du nombre d’objectifs ou d’initiatives phares, il y en a un certain nombre qui renvoient à la question sociale. Cependant s’il n’y a pas de moyens de mise en oeuvre de ces éléments là, on ira pas très loin. Et de ce point de vu il y a deux éléments qui me frappent : premièrement on ne peut pas évoquer un objectif de réduction de la pauvreté (seuil que de nombreux eurodéputés de la commission Emploi et Affaires sociales trouvent d’ailleurs trop peu ambitieux) et ne pas évoquer deux questions structurantes que sont celles du revenu minimum et celle de la réalité de l’accès aux droits, parce que beaucoup de droits sont définis (droit à une couverture maladie, droit à une retraite etc.) mais la réalité de l’accès à ces droits est bien différente. Et puis il y a une deuxième difficulté dans le chiffrage des objectifs tels qu’ils sont fixés dans la proposition de la Commission. Il faut savoir que les chiffres dont on parle reposent sur des données collectées en 2007, ce qui est très significatif de la façon dont l’Union traite ces questions et organise ses priorités. Il n’y a pas de bon pilotage sans bonne connaissance du terrain. Or travailler sur des chiffres de 2007 c’est travailler sur des données qui ne tiennent pas compte de l’impact de la crise. Enfin, il n’y a quasiment rien en matière d’harmonisation fiscale et tout le travail qui a été engagé et sur lequel Mario Monti a été amené à réfléchir dans la relance de ces questions est passé sous silence. Certes c’est un texte court, mais les 5 lettres qui renvoient dans le jargon communautaire à l’harmonisation de la base de l’impôt sur les sociétés, CCCTB, ne sont pas mentionnées. Touteleurope.fr : Quel rôle va jouer désormais le Parlement européen dans l’adoption de cette proposition ? P.B. : L’entrée en vigueur du traité de Lisbonne a perturbé l’installation de la nouvelle Commission et on ne peut pas retirer à l’Espagne le plaisir de voir la Stratégie 2020 adoptée sous sa présidence. Cependant je pense que l’on aurait pu anticiper les choses. Au sein du groupe socialiste nous avions proposé dès octobre, et aujourd’hui c’est un peu tard pour changer les choses, qu’il y ait un décalage qui permette de plus discuter, peut-être en repoussant un peu la date du Conseil européen qui va s’exprimer sur cette stratégie, pour que le Parlement puisse s’organiser avant ce Conseil. Une résolution a été votée par le Parlement hier mais ne peut pas être considérée comme une analyse fouillée, il s’agit plus d’un document d’humeur. Mais je constate que l’on va adopter cette Stratégie 2020 alors même que le projet de José Manuel Barroso est tout sauf un document de négociations, alors même qu’il a fait sa campagne pour sa réélection en prônant le partenariat privilégié avec le Parlement. Or, quelque soit le monopole d’initiative de la Commission, on pourrait imaginer qu’un document qui nous engage sur 10 ans pourrait au moins faire l’objet d’une négociation. D’autant plus que ce document est mis sur la table alors même que le Conseil a confié une mission de prospection à l’ancien président Felipe Gonzales et que M. Barroso de son côté a également confié une mission à Mario Monti dont les résultats, me semble-t-il, devraient être intégrés dans cette stratégie 2020. Donc que je ne peux pas considérer que ce document soit un document final. De notre côté au Parlement européen l’essentiel de la réponse sera le rapport dont j’ai la charge et qui sera voté en session en septembre.