Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
Archives de l’auteur : Pervenche Berès
"L'heure est trop grave pour se contenter des recettes du passé"
Alors que s’ouvre le Conseil européen, Pervenche Berès, rapporteur de la commission spéciale du Parlement européen sur la crise financière, économique et sociale et Présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales déplore un manque d’ambition et de vision. Les décisions tardives prises pour venir en aide à la zone euro visaient à colmater une brèche ouverte sous la pression des marchés sortis renforcés de la crise grâce à l’intervention publique. Les déséquilibres économiques révélés par la crise sont anciens et n’ont cessé de croitre alors même que l’Union économique et monétaire devait les réduire. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est d’une réflexion approfondie pour refonder la zone euro sur des bases stables. Nous ne pouvons nous contenter de durcir des instruments qui ont fait la preuve de leur inefficacité. Un système de sanctions ne peut pas fonctionner sans incitations et une stratégie budgétaire au service des objectifs communs définis (emploi, changement climatique…). L’accord entre le Président Nicolas Sarkozy et la Chancelière Angela Merkel ainsi que les travaux du groupe de travail présidé par le Président Van Rompuy et composé des ministres des finances ne permettent pas de s’élever au dessus-des marchandages intergouvernementaux et de penser la gouvernance économique. Pourtant, la contradiction entre gouvernance économique pilotée par le Conseil ou la Commission, au niveau de l’Eurogroupe ou des 27, pourrait facilement être levée. « En conférant cette responsabilité à un Vice-président de la Commission qui présiderait également le Conseil Ecofin et tirerait ainsi sa légitimité de ces deux enceintes, nous ferions un grand pas vers une meilleure coordination interne et crédibilité externe » indique Pervenche Berès. L’eurodéputée salue par ailleurs l’accord obtenu sur un objectif de réduction de la pauvreté dans le cadre de la stratégie 2020 mais souligne que pour ne pas réitérer l’expérience de la stratégie de Lisbonne, où l’Union s’était montrée incapable de réaliser les objectifs ambitieux qu’elle s’était fixé, il convient de revoir en profondeur les outils d’intervention, mais aussi de tenir compte de la crise immédiate qu’affronte l’Union européenne. Alors que le chômage, la pauvreté et les tensions sociales progressent et nourrissent les partis extrêmes, nous ne pouvons pas nous contenter d’incantations et échouer dans la mise en œuvre des politiques que nos concitoyens et le reste du monde attendent de l’Europe. Pour plus d’informations, veuillez contacter le bureau de Pervenche Berès : +32 2 284 77 77
Précarisation du temps de travail des chauffeurs routiers : Le Parlement met un STOP
Les eurodéputés socialistes et démocrates ont obtenu aujourd’hui le rejet de la proposition de la Commission européenne visant à exclure les routiers indépendants de la législation européenne sur l’aménagement du temps de travail. À l’issue de deux mois de débats politiques serrés assortis d’un imbroglio institutionnel, le Parlement européen a finalement rejeté la proposition de la commission européenne (337 pour 329 contre 9 abstentions). Pour Françoise Castex, membre de la commission emploi et affaires sociales, « ce vote est une très bonne nouvelle pour la sécurité de tous les usagers de la route à commencer par les chauffeurs routiers eux-mêmes ». « Il s’agit également de lutter contre le recours de plus en plus fréquent des employeurs aux travailleurs indépendants. Nous nous opposons à cette idéologie de précarisation du travail qui veut que le statut même de salarié, le contrat de travail et la protection qu’ils constituent volent en éclats. » souligne Françoise Castex. Pour Pervenche Berès, présidente de la commission emploi et affaires sociales, « Le Parlement confirme ainsi son vote du printemps dernier de rejet de ce texte qui aurait conduit à plus d’insécurité et à une concurrence déloyale. La rapporteure, Mme Edith Bauer (PPE, Hongrie), avait espéré se servir de la plénière pour faire voter un accord en première lecture avec le Conseil contre l’avis de la commission de l’emploi et des affaires sociales. Elle n’avait aucun mandat pour négocier au nom de ce Parlement. À un moment où l’on voit le traité de Lisbonne conduire à un rééquilibrage entre les institutions, par ce vote, le Parlement européen confirme ses prérogatives ». A l’issue du vote, la Commission a indiqué qu’elle allait envisager le retrait pur et simple de sa proposition.
Aménagement du temps de travail des personnes exécutant des activités mobiles de transport routier
« Madame la Présidente, une fois n’est pas coutume, je parlerai de procédure. Bien évidemment, tout le monde est d’accord pour être favorable aux PME… »
Elections européennes, un an après : Quel bilan?
Emission spéciale en direct sur Eur@dioNantes le mardi 15 juin à partir de 16h30 et le mercredi 16 de 17h à 19h, au Parlement de Strasbourg. Un an après les élections européennes, toute la rédaction se déplace et vous invite à découvrir l’action des nouveaux parlementaires, autour de cinq débats. Ils porteront sur les sujets à l’ordre du jour de la session plénière et sur les grands dossiers européens. 17 députés ont d’ores et déjà répondu présent dont : Elisabeth Morin Chartier, Stéphane Le Foll, Bernadette Vergnaud, Yannick Jadot, Nicole Kiil Nielsen, Jo Leinen, Pervenche Berès, Marc Tarabella, Pascal Canfin, Marietta Giannakou, Maria do Céu Patrão Neves, Dominique Baudis, Zita Gurmaï, Mariya Nedelcheva, Maria Muniz de Urquiza et Christophe Béchu. Pour écouter l’émission, cliquez ici
International cooperation and global governance are vital to tackling the crisis, say European lawmakers visiting the U
On the eve of the G20 summit and now that the financial stability mechanism for the euro area is settled, it is crucial to reiterate the importance of international cooperation in the wake of the crisis and of global and European governance issues, members of the European Parliament’s Special Committee on the Financial, Economic and Social Crisis told Financial Crisis Inquiry Commission Chairman Phil Angelides on Tuesday. Amid the financial crisis which gripped economies on the both sides of the Atlantic, the ten-strong delegation of Members of the European Parliament’s Special Committee on the Financial, Economic and Social Crisis is visiting Washington and New York this week, from 7 to 11 June, to take stock of the US measures for dealing with the crisis, stimulating the real economy and boosting employment. In particular, they are focusing on the extent to which the US and EU share the same outlook, comparing different proposals currently under discussion and examining the potential for transatlantic cooperation. « President Obama’s comments on financial regulation at the inauguration in 2009 raised high expectations in Europe, » said Special Committee Chairman Wolf Klinz (ALDE, DE), according to whom the delegation now wants to see whether the USA is delivering. Members of the European Parliament « welcome the decision taken by the US legislators to close the loopholes in the regulatory system, » but nonetheless believe that it is in the interests of both sides to find common solutions. « We would appreciate it if both sides could work closely together to find lasting solutions to tomorrow’s challenges and avoid regulatory arbitrage in the future, » he added. In Washington, Members of the Committee have so far met Congress and US Administration policymakers as well as IMF and World Bank representatives with whom they discussed the ongoing reform of the global financial architecture. With,Financial Crisis Inquiry Commission Chairman Phil Angelides, they also raised the issues of fraud and abuse in the financial sector, « too-big-to-fail » institutions and corporate governance. « In a context where both parties are assessing the risks of a jobless recovery and where the adoption of the package, currently negotiated by Congress, makes progress in setting up a consumer protection agency but leaves little room for improvement as regards the supervisory architecture, accounting standards and the Basel agreements, it is vital to reiterate the importance of international cooperation and global as well as European governance, » declared the Special Committee rapporteur, Pervenche Berès (S&D, FR). Othmar Karas (EPP, AT) was highly critical about the non-implementation of Basel II agreement and urged all stakeholders to be « clearly committed » to a common implementation of CRD III and CRD IV directives and Basel II framework. The « level playing field is an act of fairness when dealing with each other, otherwise sanctioning mechanisms are necessary », he said. He also called for the European Parliament, as the only directly elected EU institution, to be fully involved in the Basel Committee and G-20 negotiations. The delegation is now heading to New York to continue its talks with industry representatives, and senior academics at Columbia University. On Thursday it is to quiz the Goldman Sachs Group management on its role in the crisis and meet hedge fund managers to discuss the financial market reform. Before winding up their visit on Friday, the Members of the European Parliament will discuss financial supervision with representatives of Federal Reserve Bank of New York and the NYSE. Members of the European Parliament’s delegation Wolf KLINZ, Chairman (ALDE, DE) Pervenche BERÈS, Rapporteur (S&D, FR) Burkhard BALZ (EPP, DE) Danuta HÜBNER (EPP, PL) Sirpa PIETIKÄINEN (EPP, FI) Elisa FERREIRA (S&D, PT) Sven GIEGOLD (Greens, DE) Kay SWINBURNE (ECR, UK) Othmar KARAS (EPP, AT) Olle SCHMIDT (ALDE, SE) Contact for the press For further information on the CRIS Committee mission to USA, please contact Anna [dot] Prisco [at] ec [dot] europa [dot] eu or 202 – 429 6387. Background information Role of the Special Committee within the European Parliament The European Parliament’s CRIS committee was set up in October 2009 with a one-year term of office, which may be extended until 2011. Its mandate is to assess the extent and impact of the crisis and make practical recommendations. The mid-term report is to be put to the vote in the CRIS committee in July and then in Parliament’s plenary session in September 2010. The Committee will focus on forward-looking strategies and policies to counteract the effects of the crisis on the real economy and Europe’s social model and to prevent such crises from recurring. The committee will also look at the tensions resulting from one single currency in different countries with their own national economic and fiscal policies. The report will also make an important contribution to the shaping of the future economic strategy of the European Union, the so-called EU 2020 strategy. Note for editors For more information about the CRIS committee, please visit http://www.europarl.europa.eu/activities/committees/homeCom.do?language=EN&body=CRIS For an overview of the European Parliament’s work on the economic crisis, please visit http://www.europarl.europa.eu/news/expert/documents_presse_par_theme_page/907/default_en.htm
Revue de Presse : L’austérité, incontournable pour l’Europe ?
Article publié sur le site La-Croix.com en date du 25 Mai 2010 : «Angela Merkel avait prévenu en 2008 : mener partout des plans de relance exigeait de réfléchir à leur calibrage, vu l’état des finances publiques, et de prévoir les voies de retour à la normale », rappelait mardi 25 mai Sylvie Goulard, de passage à Bruxelles. Pour l’eurodéputée MoDem, tant l’Allemagne que les marchés financiers battent aujourd’hui le rappel à l’ordre budgétaire. Les annonces de plans de rigueur se succèdent. La nouvelle coalition au pouvoir outre-Manche a rendu publiques lundi des coupes immédiates dépassant les 7 milliards d’euros avant un nouveau train de mesures le 22 juin. En Italie, le gouvernement Berlusconi devait adopter mardi un collectif budgétaire de 24 milliards d’euros sur les deux prochaines années. Voisin de la zone euro, le gouvernement danois a présenté mardi pour 3,2 milliards d’euros d’économies d’ici à 2013. Ces annonces s’ajoutent à des mesures prises dans le même sens en France, en Espagne et au Portugal. Elles ont déjà cours en Irlande et en Grèce, d’où est partie la crise de confiance sur les marchés financiers dans la capacité de remboursement de certains États de l’union monétaire. La chute sur les places boursières mardi a encore illustré cette nervosité des investisseurs. «Le risque est que certains pays fassent du zèle dans l’austérité» « Avec la Grèce, les gouvernements européens ont compris qu’ils risquaient de payer cash un manque de crédibilité pour réduire leur endettement. C’est pourquoi ils prennent les devants plutôt que de subir une remontée de leurs taux d’intérêt à long terme, qui les empêcheraient de se financer », analyse Peter de Keyser, économiste en chef d’une société belge de conseil en investissement, Petercam. C’est donc pour arrêter une contagieuse crise de confiance gagnant d’autres États que s’additionnent les mesures d’austérité, aucun ne jugeant viable le recours à l’inflation ou une sortie de l’union monétaire. Cependant, un tournant trop généralisé de la rigueur risque d’étouffer une éphémère reprise. « Soit vous tuez vous-même votre croissance par des mesures d’austérité, soit les marchés la tueront en faisant grimper les taux d’intérêt », résume Peter de Keyser, selon qui « seule l’Allemagne, qui garde la confiance, pourrait aider à relancer ». Mais Berlin ne s’offre pas en alternative à la rigueur et se pose au contraire en modèle de vertu budgétaire. « Le risque est en l’occurrence que, sous la pression des marchés, certains pays fassent du zèle dans l’austérité. Ce serait une erreur », signale Olivier Blanchard, économiste en chef du Fonds monétaire international, dans La Tribune de mardi. « La Grèce a besoin d’un ajustement budgétaire dès maintenant. Celui-ci ne sera pas favorable à la croissance à court terme mais il n’y a pas d’alternative. » «Accélérer la consolidation budgétaire n’affectera la croissance que marginalement» Mais, selon lui, « les autres pays européens n’ont pas besoin de prendre des mesures aussi draconiennes que la Grèce. Ils sont plus crédibles au départ, ont une dette moins élevée et peuvent s’offrir un ajustement plus progressif ». Une première alternative à l’austérité immédiate générale serait donc de l’étaler davantage dans le temps et d’en nuancer l’ampleur selon les pays. De plus, toute mesure pour réduire le déficit budgétaire n’implique pas forcément de sabrer la croissance, comme le souligne Olivier Blanchard en prenant l’exemple du recul de l’âge de la retraite : « Si les gens prennent leur retraite plus tard, ils ont moins besoin d’épargner et ils peuvent donc consommer un peu plus. » Pour le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, « accélérer la consolidation budgétaire n’affectera la croissance que marginalement ». « Je suis même convaincu que des déficits plus bas vont restaurer la confiance des consommateurs et stimuler la croissance », a-t-il déclaré mardi à Bruxelles. Se défaire de la vision imposée par les marchés financiers Surtout, l’austérité ne constitue pas une fin en soi. « Il ne s’agit pas que d’avoir une austérité à toute épreuve mais de trouver des voies durables vers la prospérité », estime le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, selon qui « une reprise durable dépend de la relance du secteur privé ». À condition de finir de le réformer, insiste Paul de Grauwe, économiste à l’université de Louvain. « Les gouvernements de la zone euro doivent se défaire de la vision imposée par les marchés financiers selon laquelle la cause de l’actuelle crise de la dette publique viendrait de la prodigalité budgétaire passée de ces mêmes gouvernements. Tel n’est pas le cas. La cause est la prodigalité de larges segments du secteur privé, et en particulier du secteur financier. Le renforcement des mesures du pacte de stabilité ne résoudra rien à ce problème », prévient-il dans un article du Centre d’étude des politiques européennes à Bruxelles. Accroître la capacité budgétaire de l’UE L’alternative à la rigueur serait donc de s’attaquer en profondeur aux récentes dérives du secteur financier, à la racine de la crise de la dette publique. L’UE a commencé à s’y employer par de nouvelles réglementations encadrant les agences de notation ou les fonds spéculatifs et la création de nouvelles agences de supervision. À côté de ce travail de longue haleine, des élus européens proposent aussi de sortir de cette crise par non plus une vague coordination des politiques budgétaires mais leur intégration européenne. Rapporteur de la commission spéciale sur la crise économique au Parlement européen, l’eurodéputée socialiste Pervenche Bérès propose d’accroître la capacité budgétaire de l’UE, en créant de nouvelles ressources propres au budget européen. La Commission européenne piloterait de grands projets dans les transports et l’énergie. Mais alors que l’exécutif communautaire prépare le budget européen pour 2011, les gouvernements nationaux appellent aussi les institutions européennes à faire elles-mêmes montre de rigueur budgétaire. Sébastien MAILLAR, à Bruxelles
Global financial crisis: MEPs visit China on mission
A delegation of MEPs from the European Parliament‘s Special committee on the financial, economic and social crisis (CRIS) headed by Chairman Wolf Klinz (ALDE, DE) visited China. MEPs met high level officials, representatives of the business and academia in Beijing and Shanghai. The intention of the visit is for the EU and China to take all the lessons of this crisis and be fair partners in all global institutions. Pour lire la suite The delegation of seven MEPs (Mr Wolf Klinz, ALDE, Chairman; Mrs Pervenche Berès, S&D, Rapporteur; Mr Othmar Karas, EPP, Coordinator; Mrs Regina Bastos, EPP, Vice-Coordinator; Mr Frank Engel, EPP; Mrs Magdalena Alvarez, S&D; Mr Olle Schmidt, ALDE, Coordinator) took place from 24 to 29 May 2010. It visited Beijing and Shanghai to discuss global imbalances, the development efforts of China to increase domestic consumption and the country‘s possible contribution to overcoming the current difficulties. MEPs talks in Beijing and Shanghai The European Parliament‘s Special committee on the financial, economic and social crisis delegation met high-ranking officials in Beijing and Shanghai as part of a drive to explore the global causes of the financial crisis, including macro-economic imbalances and to identify resolutions to the global crisis and the sovereign debt problems in Europe. The MEPs have stressed that it is essential for all EU Member States to do their homework and implement common commitments to overcome the current crisis and to pursue solutions in view of the current developments. Meetings with financial and political leaders and civil society In Beijing the delegation met, in particular, officials from China‘s central bank, the People‘s Bank of China; Mr Liu Mingkang, Chairman of the China Banking Regulatory Commission; Mr Yin Zhongqing, Vice Chairman of the National People‘s Congress Economic and Financial Committee; Mr Zhu Guangyao, Vice-Minister of the Ministry of Finance; Mr Klaus Rohland, the country director of the World Bank in China; as well as Mr Jin Liqun, Chairman of the Board of Supervisors of the Chinese sovereign wealth fund, China Investment Corporation. It has also met business representatives, the EU Chamber of Commerce, Transparency International and think tanks. In Shanghai the delegation met representatives of the regional parliament, business and the China Europe International Business School. In addition, it organised at the EXPO in Shanghai together with the EP Delegation for relations with the People‘s Republic of China a joint workshop on EU-China partnership in the aftermath of the global crisis. Mr Jerzy Buzek, President of the European Parliament gave a keynote address. Among the participants in the workshop were Chinese Members of the National Congress, business representatives and academics. At the end of the visit the Chairman of the committee Mr Wolf Klinz (ALDE, DE) said, “We have been impressed by China‘s commitment to work closely with the European Union and to actively contribute to overcome the current crisis. Officials, businessmen and academics have all expressed their sincere preference for a strong and stable Euro and a swift and definite resolution to the sovereign debt crisis in the Europe. We are confident that the key to success is not only a deepening of our mutual relationship in Europe, but a continuous opening of all sectors of the Chinese market.“ For further information and details, please contact the Secretariat of the Special Committee on the Financial, Economic and Social Crisis under: ip-cris [at] europarl [dot] europa [dot] eu.
Global financial crisis: MEPs visit China on mission
A delegation of MEPs from the European Parliament‘s Special committee on the financial, economic and social crisis (CRIS) headed by Chairman Wolf Klinz (ALDE, DE) visited China. MEPs met high level officials, representatives of the business and academia in Beijing and Shanghai. The intention of the visit is for the EU and China to take all the lessons of this crisis and be fair partners in all global institutions. The delegation of seven MEPs (Mr Wolf Klinz, ALDE, Chairman; Mrs Pervenche Berès, S&D, Rapporteur; Mr Othmar Karas, EPP, Coordinator; Mrs Regina Bastos, EPP, Vice-Coordinator; Mr Frank Engel, EPP; Mrs Magdalena Alvarez, S&D; Mr Olle Schmidt, ALDE, Coordinator) took place from 24 to 29 May 2010. It visited Beijing and Shanghai to discuss global imbalances, the development efforts of China to increase domestic consumption and the country‘s possible contribution to overcoming the current difficulties. MEPs talks in Beijing and Shanghai The European Parliament‘s Special committee on the financial, economic and social crisis delegation met high-ranking officials in Beijing and Shanghai as part of a drive to explore the global causes of the financial crisis, including macro-economic imbalances and to identify resolutions to the global crisis and the sovereign debt problems in Europe. The MEPs have stressed that it is essential for all EU Member States to do their homework and implement common commitments to overcome the current crisis and to pursue solutions in view of the current developments. Meetings with financial and political leaders and civil society In Beijing the delegation met, in particular, officials from China‘s central bank, the People‘s Bank of China; Mr Liu Mingkang, Chairman of the China Banking Regulatory Commission; Mr Yin Zhongqing, Vice Chairman of the National People‘s Congress Economic and Financial Committee; Mr Zhu Guangyao, Vice-Minister of the Ministry of Finance; Mr Klaus Rohland, the country director of the World Bank in China; as well as Mr Jin Liqun, Chairman of the Board of Supervisors of the Chinese sovereign wealth fund, China Investment Corporation. It has also met business representatives, the EU Chamber of Commerce, Transparency International and think tanks. In Shanghai the delegation met representatives of the regional parliament, business and the China Europe International Business School. In addition, it organised at the EXPO in Shanghai together with the EP Delegation for relations with the People‘s Republic of China a joint workshop on EU-China partnership in the aftermath of the global crisis. Mr Jerzy Buzek, President of the European Parliament gave a keynote address. Among the participants in the workshop were Chinese Members of the National Congress, business representatives and academics. At the end of the visit the Chairman of the committee Mr Wolf Klinz (ALDE, DE) said, “We have been impressed by China‘s commitment to work closely with the European Union and to actively contribute to overcome the current crisis. Officials, businessmen and academics have all expressed their sincere preference for a strong and stable Euro and a swift and definite resolution to the sovereign debt crisis in the Europe. We are confident that the key to success is not only a deepening of our mutual relationship in Europe, but a continuous opening of all sectors of the Chinese market.“ For further information and details, please contact the Secretariat of the Special Committee on the Financial, Economic and Social Crisis under: ip-cris [at] europarl [dot] europa [dot] eu.
Revue de Presse : L’austérité, incontournable pour l’Europe ?
Les mesures d’austérité prises dans la plupart des pays européens pourraient étouffer la reprise si elles ne s’attaquent qu’à la consommation et aux ménages et si elles ne s’accompagnent pas d’une meilleure régulation financière. Article publié sur le site La-Croix.com en date du 25 Mai 2010 : «Angela Merkel avait prévenu en 2008 : mener partout des plans de relance exigeait de réfléchir à leur calibrage, vu l’état des finances publiques, et de prévoir les voies de retour à la normale », rappelait mardi 25 mai Sylvie Goulard, de passage à Bruxelles. Pour l’eurodéputée MoDem, tant l’Allemagne que les marchés financiers battent aujourd’hui le rappel à l’ordre budgétaire. Les annonces de plans de rigueur se succèdent. La nouvelle coalition au pouvoir outre-Manche a rendu publiques lundi des coupes immédiates dépassant les 7 milliards d’euros avant un nouveau train de mesures le 22 juin. En Italie, le gouvernement Berlusconi devait adopter mardi un collectif budgétaire de 24 milliards d’euros sur les deux prochaines années. Voisin de la zone euro, le gouvernement danois a présenté mardi pour 3,2 milliards d’euros d’économies d’ici à 2013. Ces annonces s’ajoutent à des mesures prises dans le même sens en France, en Espagne et au Portugal. Elles ont déjà cours en Irlande et en Grèce, d’où est partie la crise de confiance sur les marchés financiers dans la capacité de remboursement de certains États de l’union monétaire. La chute sur les places boursières mardi a encore illustré cette nervosité des investisseurs. «Le risque est que certains pays fassent du zèle dans l’austérité» « Avec la Grèce, les gouvernements européens ont compris qu’ils risquaient de payer cash un manque de crédibilité pour réduire leur endettement. C’est pourquoi ils prennent les devants plutôt que de subir une remontée de leurs taux d’intérêt à long terme, qui les empêcheraient de se financer », analyse Peter de Keyser, économiste en chef d’une société belge de conseil en investissement, Petercam. C’est donc pour arrêter une contagieuse crise de confiance gagnant d’autres États que s’additionnent les mesures d’austérité, aucun ne jugeant viable le recours à l’inflation ou une sortie de l’union monétaire. Cependant, un tournant trop généralisé de la rigueur risque d’étouffer une éphémère reprise. « Soit vous tuez vous-même votre croissance par des mesures d’austérité, soit les marchés la tueront en faisant grimper les taux d’intérêt », résume Peter de Keyser, selon qui « seule l’Allemagne, qui garde la confiance, pourrait aider à relancer ». Mais Berlin ne s’offre pas en alternative à la rigueur et se pose au contraire en modèle de vertu budgétaire. « Le risque est en l’occurrence que, sous la pression des marchés, certains pays fassent du zèle dans l’austérité. Ce serait une erreur », signale Olivier Blanchard, économiste en chef du Fonds monétaire international, dans La Tribune de mardi. « La Grèce a besoin d’un ajustement budgétaire dès maintenant. Celui-ci ne sera pas favorable à la croissance à court terme mais il n’y a pas d’alternative. » «Accélérer la consolidation budgétaire n’affectera la croissance que marginalement» Mais, selon lui, « les autres pays européens n’ont pas besoin de prendre des mesures aussi draconiennes que la Grèce. Ils sont plus crédibles au départ, ont une dette moins élevée et peuvent s’offrir un ajustement plus progressif ». Une première alternative à l’austérité immédiate générale serait donc de l’étaler davantage dans le temps et d’en nuancer l’ampleur selon les pays. De plus, toute mesure pour réduire le déficit budgétaire n’implique pas forcément de sabrer la croissance, comme le souligne Olivier Blanchard en prenant l’exemple du recul de l’âge de la retraite : « Si les gens prennent leur retraite plus tard, ils ont moins besoin d’épargner et ils peuvent donc consommer un peu plus. » Pour le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, « accélérer la consolidation budgétaire n’affectera la croissance que marginalement ». « Je suis même convaincu que des déficits plus bas vont restaurer la confiance des consommateurs et stimuler la croissance », a-t-il déclaré mardi à Bruxelles. Se défaire de la vision imposée par les marchés financiers Surtout, l’austérité ne constitue pas une fin en soi. « Il ne s’agit pas que d’avoir une austérité à toute épreuve mais de trouver des voies durables vers la prospérité », estime le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, selon qui « une reprise durable dépend de la relance du secteur privé ». À condition de finir de le réformer, insiste Paul de Grauwe, économiste à l’université de Louvain. « Les gouvernements de la zone euro doivent se défaire de la vision imposée par les marchés financiers selon laquelle la cause de l’actuelle crise de la dette publique viendrait de la prodigalité budgétaire passée de ces mêmes gouvernements. Tel n’est pas le cas. La cause est la prodigalité de larges segments du secteur privé, et en particulier du secteur financier. Le renforcement des mesures du pacte de stabilité ne résoudra rien à ce problème », prévient-il dans un article du Centre d’étude des politiques européennes à Bruxelles. Accroître la capacité budgétaire de l’UE L’alternative à la rigueur serait donc de s’attaquer en profondeur aux récentes dérives du secteur financier, à la racine de la crise de la dette publique. L’UE a commencé à s’y employer par de nouvelles réglementations encadrant les agences de notation ou les fonds spéculatifs et la création de nouvelles agences de supervision. À côté de ce travail de longue haleine, des élus européens proposent aussi de sortir de cette crise par non plus une vague coordination des politiques budgétaires mais leur intégration européenne. Rapporteur de la commission spéciale sur la crise économique au Parlement européen, l’eurodéputée socialiste Pervenche Bérès propose d’accroître la capacité budgétaire de l’UE, en créant de nouvelles ressources propres au budget européen. La Commission européenne piloterait de grands projets dans les transports et l’énergie. Mais alors que l’exécutif communautaire prépare le budget européen pour 2011, les gouvernements nationaux appellent aussi les institutions européennes à faire elles-mêmes montre de rigueur budgétaire. Sébastien MAILLAR, à Bruxelles Lien vers l’article sur le site La-Croix.com