Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
Archives de l’auteur : Pervenche Berès
Euro-Manifestation
Non à l’Austérité, priorité à l’emploi et à la croissance
Mercredi 29 septembre 2010
Bruxelles
BANQUES Concurrence faussée
Bientôt soumis à de nouvelles règles, les groupes européens craignent d’être lésés face aux américains. Adieu l’action concertée. Le G20 de Toronto clôturé le 27 juin n’a pas permis de nouvelles avancées en matière de régulation financière. Il n’enterre pas pour autant tous les chantiers en cours, au grand dam des banques européennes qui s’estiment davantage lésées que les américaines. Après leur impôt sur les bonus, les gouvernements français et britannique, rejoints par l’Allemagne, ont confirmé leur volonté de taxer les banques, tandis que les normes prudentielles Bâle III toucheront d’abord le Vieux Continent.Dans ce contexte, les craintes de concurrence déloyale ou de décrochage entre banques européennes et américaines fleurissent. intégralité de l’article
Au-delà de l’information, par Ferdinando Riccardi: Gouvernance économique et législation financière: orientations du nouveau président du Conseil Écofin, perspectives d’une révision du Traité.
Tandis que le dossier multiple et complexe de la supervision des activités financières progresse (le Parlement a confirmé sa volonté de compromis avec le Conseil tout en réaffirmant ses exigences essentielles, voir notre bulletin d’hier), Didier Reynders, nouveau président du Conseil Économie/Finances, a indiqué ses intentions. Sans s’éloigner du ton sobre qui caractérise la Présidence belge, il prouve que la sobriété n’empêche pas l’ambition. En puisant dans différences sources (interviews personnelles, chapitre Écofin du programme de la présidence, etc.), il est possible d’en déduire quelques orientations significatives: Article en intégralité
Plafonnement des bonus bancaires une victoire sur l’hypocrisie de plusieurs Etats membres
La délégation socialiste française salue l’adoption du rapport de la travailliste britannique Arlène McCarthy qui introduit un plafonnement des bonus bancaires. L’Europe se dote ainsi des règles les plus ambitieuses au monde sur les éléments de rémunération des banquiers. Pour Pervenche Berès, rapporteure de la commission spéciale crise, « la recherche excessive de profits à court terme par un secteur financier surdimensionné a profondément déstabilisé le secteur financier et contribué à la crise. Le texte adopté aujourd’hui par une majorité écrasante du Parlement européen plafonne la rémunération variable et permet de reporter jusqu’à 70 % du bonus des traders pour tenir compte des intérêts de long terme de la banque. Ce texte répond donc à un double objectif : stabiliser le secteur financier et le remettre au service de l’investissement long terme ». L’eurodéputée socialiste ajoute : « Les effets négatifs d’une prise de risque peuvent désormais être sanctionnés par une diminution des bonus. Ceci permet de corriger l’absence de responsabilité des acteurs bancaires et les mauvaises incitations ». Pour Catherine Trautmann, présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen, « cette législation ne fait que traduire les engagements pris lors du G20 ; or, le Parlement européen a dû l’arracher aux Etats membres. Nous y voyons une nouvelle preuve de l’hypocrisie de certains dirigeants dont les discours sur la moralisation du capitalisme sont ensuite suivis par le refus de tout encadrement contraignant des rémunérations. Par exemple, nos camarades socialistes à l’Assemblée nationale et au Sénat avaient fait une proposition similaire, refusée par le Gouvernement français ». En conclusion, Pervenche Berès insiste pour rappeler qu’il ne s’agit là que d’une première étape : « alors que les gouvernements mènent une politique d’austérité qui frappe en premier lieu les jeunes et les plus faibles, il est temps que la rémunération de ceux qui ont provoqué cette crise soit limitée. La prochaine étape doit être celle de la contribution du système financier au financement de sa supervision et de son sauvetage par le biais d’une taxe bancaire. Parallèlement, une taxe sur les transactions financières doit permettre de renflouer les caisses des Etats ».
CARTON ROUGE
Dans son projet de rapport sur la crise financière, économique et sociale, qui sera discuté à Strasbourg à la rentrée, l’eurodéputée Pervenche Berès (PS) préconise le boycott par les Etats européens de la banque d’investissement Goldman Sachs , « symbole de la financiarisation de l’économie, trop grosse pour être supervisée et en situation de conflit d’intérêts ».
Audition de la Commission des affaires européennes de l’Assemblée Nationale
Audition de Mme Pervenche Berès, présidente de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, rapporteur de la Commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale par la Commission des affaires européennes de l’Assemblée Nationale Pour télécharger le compte rendu
Projet de rapport sur la crise financière, économique et sociale: recommandations concernant les mesures et initiatives à prendre
Pervenche Berès présente son projet de rapport sur la crise financière, économique et sociale: recommandations concernant les mesures et initiatives à prendre (rapport à mi-parcours). Pour télécharger le rapport en français Pour télécharger le rapport en anglais
