Archives de l’auteur : Pervenche Berès

EMPLOI : LE PE S’INTERROGE SUR LA PLACE DES LIGNES DIRECTRICES  » EMPLOI « 

Europolitique Le Parlement européen accepte de maintenir en 2011 les lignes directrices intégrées pour les politiques économiques et de l’emploi des États membres adoptées en 2010, afin de permettre aux États membres de se concentrer sur leur mise en uvre. Dans leur avis, rendu le 17 février conformément à la procédure de consultation, les députés européens font néanmoins part à la Commission et au Conseil de leur scepticisme quant à la place de ces lignes directrices parmi les multiples cadres (semestre européen, examen annuel de la croissance, etc.). Ils ont, à cet effet, adopté une résolution déposée par la commission parlementaire de l’emploi et des affaires sociales, sur la mise en uvre des lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres, et ce à la suite d’un débat sur les lignes directrices et sur la stratégie UE2020. Cette résolution plaide pour une interaction plus étroite entre les politiques de l’emploi, les politiques sociales et les autres domaines, en particulier les politiques macroéconomiques, de recherche et développement et d’innovation, d’éducation et de formation afin d’atteindre les objectifs de l’Europe 2020.  » Nous sommes frappés de voir que la question de l’emploi et du chômage apparaisse comme secondaire au regard des objectifs de la consolidation budgétaire. Vous proposez que l’âge de la retraite soit augmenté, que le montant des allocations de chômage soit diminué, etc. Nous pensons qu’il y a la une intrusion dans le pacte social extrêmement dangereuse « , a déclaré la Française Pervenche Berès (S&D), auteure de la résolution. RÉCONCILIER ÉCONOMIE ET EMPLOI Les députés mettent en garde : l’examen annuel de la croissance et le cadre fourni par le semestre européen ne doivent pas servir à remplacer ou à minimiser l’importance des grandes orientations de politique économique et les lignes directrices pour les politiques de l’emploi.  » Vous lancez le semestre européen pendant que la chancelière Merkel et le président Sarkozy lancent le pacte de compétitivité. Et, en même temps, vous reconduisez des lignes directrices pour l’emploi, qui ne seront vraisemblablement qu’un espace très vague de définition de ces programmes nationaux « , a lancé Pervenche Berès à l’adresse du commissaire Laszlo Andor (emploi) et du Conseil. Elle demande que les lignes directrices intégrées soient intégrées au cadre du semestre européen et que l’on soit particulièrement attentif à ce que leur importance ne soit pas réduite. Les lignes directrices pour l’emploi donnent aux États membres des orientations précises concernant l’élaboration de leurs programmes nationaux de réforme et leur exécution. Mais pour les députés, ces objectifs ne sont pas assez pris en compte par les États membres. Sur base des projets de programmes, l’Union européenne serait loin de son objectif d’emploi de 75 % d’ici 2020 puisque la somme des objectifs nationaux serait inférieure d’au moins 2 % par rapport à l’engagement de l’UE. Préoccupés, les députés demandent aux États membres de considérer ces objectifs dans leurs programmes nationaux de réformes (à présenter en avril 2011) avec le même sérieux que celui accordé à l’assainissement de leurs finances publiques : la plus haute priorité doit être accordée à l’augmentation de la participation au marché du travail, à la lutte contre le chômage, à la prévention de l’exclusion à long terme du marché du travail et au maintien de systèmes de protection sociale forts. Repère – Ligne directrice 7: accroître la participation des femmes et des hommes au marché du travail, diminuer le chômage structurel et promouvoir la qualité de l’emploi – Ligne directrice 8: développer une main-d’ uvre qualifiée en mesure de répondre aux besoins du marché du travail et promouvoir l’éducation et la formation tout au long de la vie – Ligne directrice 9: améliorer la qualité des systèmes d’éducation et de formation et les rendre plus performants à tous les niveaux, et augmenter la participation à l’enseignement supérieur ou d’un niveau équivalent – Ligne directrice 10: promouvoir l’inclusion sociale et lutter contre la pauvreté AUTEUR: Sophie Petitjean

La délégation socialiste française se félicite de la bataille remportée sur la taxe européenne sur les transactions financières

Aujourd’hui a été adopté le rapport Podimata sur les financements innovants au niveau européen et mondial. La délégation socialiste française se félicite du soutien apporté par le Parlement européen à l’introduction d’une taxe sur les transactions financières à l’échelle européenne lors du vote en plénière.

Pervenche Berès, rapporteure de la commission spéciale crise et présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales, rappelle que l’enjeu est fondamental : « Une taxe sur les transactions financières au niveau européen permettra de pénaliser les opérations financières hautement spéculatives et socialement inutiles tout en assurant à l’Union européenne un revenu annuel de 200 milliards d’euros ».

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Journée internationale des droits des femmes

Pour le 100ème anniversaire de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, Gisèle Halimi était invitée à intervenir au Parlement européen à la conférence « 100 ans de combat pour l’égalité femme-homme », organisée par le Groupe Socialiste et Démocrate

Nous souhaitons pourvoir célébrer l’année prochaine l’adoption de la clause de l’européenne la plus favorisée et ainsi lancer un plan d’harmonisation par le haut des meilleures législations pour les droits des femmes en Europe.

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PES Women Draft Statement Values – Gender Equality

In a Europe where liberal and right-wing politics currently dominate and our societies face multiple global crises and challenges, the conservative backlash in Europe and its austerity measures that harshly cut in public provisions, put gender equality at risk. More than ever, PES Women therefore reiterate the importance of one of the fundamental and essential values of social- democracy: gender equality. What is gender equality for European Social-Democrats in today’s world?

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L’Europe doit taxer les marchés financiers

Libération, 3 mars 2011

Depuis trop longtemps, le secteur financier a été sous-fiscalisé. Dans le sillage de la crise, les contribuables lui ont fourni, en soutien exceptionnel, des milliards en Europe et dans le monde. Maintenant que le secteur a renoué avec les profits, il est temps qu’il contribue à hauteur de sa juste part. La taxe sur les transactions financières (TTF), une idée qui existe depuis 1939, connaît un regain d’actualité et constitue la prochaine étape cruciale pour l’UE. A l’initiative des socialistes et démocrates, le Parlement européen en débattra à nouveau le 7 mars.

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Cohésion forum: no unanimity on sanctions or transition schemes

Europolitics Monthly (English) Should Structural Fund support be tied to compliance with the EU’s Stability and Growth Pact? This will doubtless be one of the questions debated at length in the coming months, ahead of the European Commission’s presentation of its new proposals for post-2013 cohesion policy. The Commission proposed, in late 2010, to suspend or cancel Structural Fund support when states fail to respect the pact. This idea prompted lots of sceptical comments at the two-day Cohesion Forum, held in Brussels on 31 January and 1 February. At the forum’s closing session, which brought together the Committee of the Regions (CoR), the European Parliament and representatives of the German, Swedish and Spanish governments, Germany alone supported the idea. For Peter Hintze, German state secretary for the economy, the possibility of suspending or cancelling Structural Fund interventions in cases of non-compliance with the pact is a condition for success. « I think that without stability criteria, all policies are condemned to failure, » he said, adding that this type of sanction could have « a prevention effect […] to keep from falling further […] to be viewed as a safety net ». Yet Germany is alone against all the others. Anna-Karin Hatt, Swedish minister for regional affairs, does not reject « a degree of conditionality in cohesion policy, » but has « doubts » about the tie-up with the pact. Luis Espadas, Spanish general secretary for the budget, argues that « patients shouldn’t be kicked ». « Imposing financial penalties on countries that are already in a serious economic situation is not likely to work, » he said. The European Parliament and the CoR reacted unanimously in the same vein. For Danuta Hübner, chair of the EP’s Committee on Regional Development (REGI), there is not even a legal basis for such a measure. Fellow MEP Pervenche Berès, chair of the Committee on Employment and Social Affairs (EMPL), voiced strong opposition to the Commission’s idea. Considering the different amounts the states receive, « the fine would be proportional to the degree of poverty, which is something of a paradox, » she stated. Mercedes Bresso, president of the CoR, stressed the « risk of penalising regions and municipalities, but they’re not responsible for member states’ failure to fulfil their obligations ». INTERMEDIATE REGIONS? Another subject that is certain to spark ample discussion in the coming months is the fate of the so-called transition regions. Should an intermediate category of regions be created (with GDP per capita of between 75% and 90% or 100% of the EU average) to replace the existing phasing-in and phasing-out mechanisms? The Commission considers this possibility in its  Fifth report on economic, social and territorial cohesion’. Lobbying activity was intense in the wings of the forum. Seven French regions concerned (Lower Normandy, Corsica, Languedoc-Roussillon, Limousin, Lorraine, Nord-Pas de Calais and Picardy) submitted a joint statement to Regional Policy Commissioner Johannes Hahn expressing support for this intermediate category and opposing its being reserved to regions moving out of the convergence objective (ie regions with GDP per capita of just above 75% of the EU average). However, unanimity is absent on this idea too. Hintze voiced doubts for Germany. Yes, Germany supports a gradual phase-out for regions emerging from convergence, but the « impact » of creating an intermediate category would have to be studied. In principle, the German state secretary is opposed to extending the system to all regions with GDP of 75% to 90% of the EU average. « There is a problem of resources, » said Hintze. Ditto for Sweden: « If we propose a transition scheme, it will have to be limited, » commented Hatt. She added that Sweden is « relatively opposed to the creation of a new category of regions ». The Spanish reaction was more favourable. Espadas called for a transition mechanism, referring at least twice to the « problems » created from the existence of the phasing-in and phasing-out categories. A POLICY FOR ALL Broad consensus emerged on the idea of not reserving Structural Fund interventions to less developed regions alone. Cohesion is a policy for all. Here, too, though, Sweden qualified its support, which corresponds to its usual position. « Resources are going to become scarce and we need to prepare for this, » warned Hatt. The Swedish representative did not reject the idea of involving all regions but stressed that the accent should be on regions « most in need ». The German view was unambiguous: Hintze stated clearly that all regions should be concerned because « that allows all citizens to endorse this policy ». The Spanish representative stressed the need to involve the competitive regions « because cohesion is not just a policy of redistribution ». « This is not just aid, it is financing » for all regions to implement the priorities of the  Europe 2020′ strategy, said Espadas. The French regions were pleased to have received assurance from a representative of the French government during the final debate, who stated that France « seeks a cohesion policy that benefits all regions and all territories ». A few minutes earlier, they had voiced concerns in connection with comments by Bruno Le Maire, the French minister with responsibility for regional policy and agriculture. Le Maire recently said that regions that have attained the average level of EU development no longer needed EU funding. BYLINE: Isabelle Smets

FORUM COHÉSION : PAS D’UNANIMITÉ SUR LES SANCTIONS ET LES RÉGIMES DE TRANSITION

Europolitique

Lier ou pas les aides des Fonds structurels au respect du Pacte de stabilité de l’UE ? Ce sera sans doute une des questions les plus débattues au cours des prochains mois, avant que la Commission européenne ne présente ses nouvelles propositions pour la politique de cohésion post 2013. La Commission a fait la proposition, fin 2010, de suspendre ou annuler des aides des Fonds structurels quand les Etats ne respectent pas le Pacte de stabilité. Mais beaucoup de réserves ont été exprimées à ce sujet lors des deux journées du Forum sur la cohésion, qui s’est tenu à Bruxelles les 31 janvier et 1er février.

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