Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
Le logement social, élément clé de la réponse à la pauvreté et à l’exclusion en Europe.
Les Hlm, le Mag Points de vue
Députée européenne de l’Île-de-France (PS) et Présidente de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, Pervenche Berès nous livre ses convictions en matière de logement social
Le nombre important de victimes de la récente vague de froid en février révèle une certaine impuissance de l’Union européenne face au problème du sans-abrisme. Dans quelle mesure le logement social peut-il remédier à la situation en Europe ?
Au-delà du phénomène médiatique lié à cet événement, il existe tout au long de l’année plus de 3 millions de sans-abris en Europe. La lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale fait partie des missions de l’Union européenne. À ce titre, le logement social est l’un des éléments clefs de la réponse.
Quelle place occupe aujourd’hui le logement social au sein des textes européens ?
Pour l’heure, il n’existe malheureusement aucun texte sur le logement social. Lors de la dernière révision du traité de l’Union, la question du logement avait pourtant été évoquée. C’est un thème qui va de pair avec la question des aides d’État et la définition des services d’intérêt économique général. Par ailleurs, le droit au logement n’a pas pu être introduit dans la Charte des droits fondamentaux. Les Britanniques s’y sont opposés, considérant qu’une telle reconnaissance permettrait au juge d’imposer un obligation d’agir aux autorités publiques. De manière indirecte, l’avancée la plus notable réside dans une résolution du Parlement européen, adoptée en septembre 2011, sur la question du sans-abrisme. Nous avons obtenu, dans le cadre du FEDER (Fonds européen de développement régional), que des financements puissent être mobilisés pour la construction et la rénovation des logements sociaux. Cette victoire aura des répercussions positives sur l’offre en logements sociaux.