Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
L’Europe en recours l’Europe au secours ?
Mercredi 13 juin 2012
Le Républicain Lorrain
Une dizaine de députés européens – luxembourgeois, espagnols, belges et français – autour de Pervenche Berès : la présidente de la commission emploi et affaires sociales au Parlement européen n’était pas seule, hier à Strasbourg, pour recevoir une délégation d’ArcelorMittal. Une délégation européenne détachée par la FEM, la Fédération européenne de la métallurgie. « Ça faisait des mois que l’on souhaitait une table ronde entre syndicats et parlementaires européens, rappelle Philippe Verbeke (CGT), parce que nous avons besoin d’une réponse européenne. » Edouard Martin (CFDT) confirme qu’un contact était souhaité avec le commissaire à l’industrie, Pervenche Berès devrait faire le lien.
L’échange a permis aux représentants des différents sites de « poser les enjeux et notre vision. On est tous dans le groupe et on fait le même constat : Mittal privilégie son activité minière », considère Philippe Verbeke. « Il veut détruire l’industrie européenne et mettre les pays en concurrence », ajoute Edouard Martin. Les deux hommes ont estimé avoir bénéficié, hier, d’une « oreille attentive », d’ailleurs « on a prévu de se revoir assez rapidement pour poursuivre les échanges », assure Edouard Martin. L’idéal serait que cela se fasse en présence de parlementaires des neuf pays dans lesquels Mittal est présent. Et qu’à terme, « Strasbourg puisse faire pression sur la commission de Bruxelles ». L’Europe n’a pas de baguette magique mais les parlementaires peuvent au moins rédiger une directive pour éviter de telles dérives industrielles. Peut-être pourraient-ils même « oser » convoquer les décideurs du groupe pour leur poser quelques questions sur leur stratégie. De ces discussions, des pistes ont émergé, elles doivent être confortées, mais rapidement. « On a essayé de démontrer le degré d’urgence, reprend Philippe Verbeke, il faut une intervention rapide. » La CGT souhaite des mesures coercitives, en jouant par exemple sur les quotas de CO 2. Il faudra aussi tenir compte d’un dernier constat, amer : « L’attitude de Mittal à Florange a beaucoup refroidi l’Europe sur les fonds Ulcos… »

