Archives de l’auteur : Pervenche Berès

PRIPS: une réglementation ambitieuse des produits offerts aux investisseurs est indispensable pour assurer le financement durable de l’économie réelle.

Communiqué de presse du Groupe socialistes et Démocrates

« Les mesures proposées aujourd’hui par la Commission européenne sur les conditions de vente des produits d’investissement complexes aux petits investisseurs (« PRIPS ») vont dans la bonne direction mais il faut aller plus loin », a déclaré l’eurodéputée Pervenche Berès, qui rédigera le rapport du Parlement européen.
« Cette initiative vise à préciser le contenu des informations clefs devant être portées à la connaissance des investisseurs au moment de leurs décisions d’Investissement. Il est important pour de nombreux petits porteurs mais le Parlement européen doit saisir cette occasion pour favoriser l’orientation de l’épargne européenne vers le financement de long terme des besoins de l’économie réelle en permettant aux petits porteurs d’identifier l’utilité sociale liée à leurs investissements » estime Mme Berès.
« La protection des investisseurs européens ne saurait se limiter à la transmission d’informations exhaustives souvent peu compréhensibles pour le commun des mortels. Une meilleure information des petits investisseurs ne suffira pas pour leur permettre de réaliser les meilleurs choix en fonction de leur compréhension des caractéristiques des produits financiers.
C’est la raison pour laquelle je proposerai au Parlement européen que « PRIPS » définisse le cadre réglementaire des produits financiers susceptibles d’être vendus ou non aux petits porteurs », indique la socialiste française.
« En 2009 déjà, les chefs d’Etat et de gouvernement du G 20 réuni à Londres déclaraient « que l’ensemble des institutions financières, des marchés et des produits financiers d’importance systémique devaient être soumis à un niveau approprié de régulation et de supervision.
Le législateur européen doit désormais traduire en acte cette volonté plus que jamais d’actualité », conclut Pervenche Berès

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Sommet de Bruxelles : un pacte de croissance pour l’Europe Sommet de Bruxelles

Communiqué de presse de la délégation socialiste française

Vendredi 29 juin 2012

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne réunis à Bruxelles ont trouvé un accord afin de doter l’Union européenne d’un plan de relance de la croissance d’un montant de 130 milliards d’euros : recapitalisation de la Banque européenne d’investissement, utilisation effective des fonds structurels engagés, instauration d’obligations permettant de financer des projets d’infrastructures.

« L’orthodoxie affichée par la Chancelière allemande Angela Merkel l’isole de plus en plus au sein de l’Union européenne, suscitant même un rejet croissant de la part de ses partenaires conservateurs. L’accès au mécanisme européen de stabilité est étendu aux pays qui ne sont pas soumis aux programmes d’assistance financière, étape indispensable vers la mutualisation des dettes européennes. Reste à accorder une licence bancaire au MES pour permettre à la Banque centrale européenne de garantir indirectement les dettes souveraines » propose Liêm Hoang Ngoc, membre de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.

« Sous l’impulsion de François Hollande, le Conseil européen a articulé la gestion de l’urgence en apportant son soutien à l’Espagne et l’Italie. Il a répondu aux exigences du court-terme grâce à l’adoption du Pacte de croissance conformément au mandat reçu des Français, et tracé la voie vers l’union bancaire que le Parlement européen appelait de ses vœux. Pour le long terme il a défini l’horizon d’une Union économique et monétaire rééquilibrée, solidifiée et démocratisée » estime Pervenche Berès, Présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen.

« Grâce à l’action décisive du Président de la République, le Conseil européen a désormais intégré la nécessité pour l’Union européenne de mettre en œuvre une stratégie de croissance durable représentant 1% du budget européen. La discussion des grandes orientations économiques est désormais actée : l’Union européenne ne pourra sortir de l’ornière de la crise sans casser le cercle vicieux de l’austérité condamnant les Etats membres à une récession sans fin », déclare Catherine Trautmann, Présidente de la Délégation Socialiste Française.

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Pervenche Berès : « Le pouvoir fédéral ne sera pas accepté s’il est synonyme d’austérité »

Euractiv, Entretien

Jeudi 28 juin 2012

Pour l’eurodéputée socialiste, renforcer le projet européen en misant seulement sur la discipline budgétaire est risqué. Il fait courir le risque d’une rupture avec les peuples.

Que vous inspire la nécessité d’accroître le contrôle sur les budgets nationaux, une demande formulée par l’Allemagne ?

Tout le monde est d’accord pour aller vers plus d’intégration. C’est la méthode qui pose problème. Comment faire pour que ce soit démocratique ? Il faut qu’il y ait une vision européenne de la façon dont chaque Etat s’engage à travers ses politiques budgétaires. Mais il faut aussi regarder concrètement à qui ce pouvoir est confié.
En mai dernier par exemple, la Commission a adressé des recommandations à la France en se fondant sur le programme national de réforme adressé par le précédent gouvernement le 4 mai… Elle ne tient donc pas compte de l’alternance politique et recommande par exemple de ne pas augmenter le Smic. On se dit qu’entre bureaucratie et démocratie, il y a un fossé dont on n’a pas vraiment pris conscience. La Commission aurait dû être plus politique et demander un autre document pour tenir compte de l’élection de François Hollande.

Sur la croissance, François Hollande avait tapé du poing sur la table pendant la campagne. Or, les mesures qu’il propose aujourd’hui sont du recyclage d’initiatives européennes consensuelles…

Ce qui compte, ce sont les engagements du président élu. Il a dit que l’initiative de croissance passait par la remobilisation des fonds structurels, l’intervention accrue de la Banque européenne d’investissement et les project bonds.
Ensuite, on peut se demander s’il faut aller au-delà. François Hollande avance avec beaucoup de détermination, sans brutalité, avec un sens des situations extrêmement politique.
J’ai l’absolue conviction qu’il n’a renoncé à rien mais qu’il ne va pas aller s’exposer pour rien non plus.
Il faut convaincre l’Allemagne afin qu’elle ne se sente pas blessée, heurtée. Avant, la France n’avait rien à dire puisqu’elle s’alignait toujours. Pour les partenaires allemands, ça change un peu la donne.

Angela Merkel en appelle à des transferts de souveraineté et évoque la nécessité d’une union politique. Est-ce vraiment ce que veut la France ?

Aujourd’hui, il faut faire bouger les choses, sans avoir à faire des interprétations sur le sexe des anges pour savoir ce qu’est l’union politique ou économique. Si nous voulons avancer, il faut que les conditions soient réunies. Et pour cela il faut que la saignée cesse.
Comment imaginez-vous faire accepter par les peuples d’Europe davantage d’intégration, davantage de fédéralisme, alors qu’ils ne voient venir de ce pouvoir fédéral que de l’austérité et de la saignée ? Il faut réunir les conditions politiques d’une avancée, recréer une forme d’espoir à l’échelle de l’Europe. C’est exactement la pensée du président de la République.

Propos recueillis par Marie Herbet

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Le grand débat : L’Europe, quitte ou double ?

Carrefour de l’Europe

Dimanche 24 juin 2012

Par Daniel Desesquelle

Au lendemain des élections grecques et à quelques jours du Conseil européen des 28 et 29 juin 2012, l’Europe joue une nouvelle fois son avenir. En Grèce, la victoire des conservateurs de « Nouvelle Démocratie » a provoqué un ouf de soulagement, mais ne change en rien la situation du pays… toujours au bord de la faillite. Entre Paris et Berlin, les différences d’approche sont réelles pour relancer la croissance et sauver l’euro. Comment assumer un nécessaire saut fédéral alors que partout en Europe, le repli sur soi gagne du terrain ? L’Europe, quitte ou double ?

Un grand débat avec :

Pervenche Berès, eurodéputée socialiste et présidente de la Commission de l’Emploi et des Affaires sociales au Parlement européen. En duplex du Parlement européen à Bruxelles.

Stefan Seidendorf, responsable Europe à l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg. Plus d’infos

Nicolas Bloudanis, historien, écrivain en ligne de l’île de Patmos en Grèce. Son blog « La Grèce contemporaine » – Quentin Dickinson, correspondant de RFI en ligne de Bruxelles

Eric Maurice, rédacteur en chef de presseurop.eu

Pour écouter l’émission

 

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Quelle croissance pour quelle qualité d’emploi?

Communiqué de presse

Jeudi 14 juin 2012
Le Parlement européen s’est exprimé aujourd’hui sur un ensemble de textes présenté par la Commission européenne et consacré à l’emploi. La droite en a profité pour jouer cartes sur table.

« A un moment où le Conseil européen devrait évoquer une initiative de croissance, à côté des autres dossiers lourds, nous devons avoir à l’esprit la première attente des Européens : garder ou retrouver un emploi », a expliqué Pervenche Berès lors du débat.

« La situation sociale se durcit de jour en jour : nous vivons sous la menace d’une génération perdue, 5,6 millions de jeunes sont au chômage, un jeune Européen sur cinq », ajoute l’eurodéputée.

« Je me félicite de la nouvelle attitude de la part de la Commission européenne sur plusieurs sujets jusqu’ici tabous, comme le salaire minimum. C’est un sujet majeur si nous voulons résoudre les problèmes de pauvreté et de déséquilibres internes au sein de l’Union européenne. La Commission européenne accepte également de se pencher sur l’idée que nous portons d’une garantie pour les jeunes, qui fait qu’un jeune ne pourrait pas se retrouver sans emploi, sans apprentissage ou sans travail après quatre mois sur le marché du travail, quand la droite du Parlement s’y oppose ».

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Notre Pacte pour l’Europe : le désendettement par la croissance

Communiqué de presse de la délégation socialiste française

Mercredi 13 juin 2012

Aujourd’hui, mercredi 13 juin, la délégation socialiste française au Parlement européen s’est abstenue sur le rapport Gauzès et a voté en faveur du rapport Ferreira.
« L’urgence, c’est le Conseil européen des 28 et 29 juin », insiste Catherine Trautmann au nom de l’ensemble de la délégation socialiste. « Après l’élection de François Hollande, cette première réunion doit être celle d’un retour à l’équilibre : croissance et bonne gestion de la dette sont les deux jambes sur lesquelles l’Europe doit avancer. Une croissance au service des citoyens n’a rien à voir avec une libéralisation du marché intérieur comme la droite l’envisage. L’Union européenne doit poursuivre des objectifs de long terme par l’investissement. On ne reviendra pas à l’équilibre budgétaire sans retour de la croissance », explique l’eurodéputée.

« Dans la crise dans laquelle nous nous enfonçons, nous devons être cohérents » a rappelé Pervenche Berès lors du débat. « On ne peut pas à la fois demander beaucoup à quelques États et ne rien donner en échange et on ne peut pas attendre la fin de l’histoire pour récompenser les efforts », a ajouté l’eurodéputée.
« Elisa Ferreira a réussi à intégrer dans son rapport des propositions longtemps rejetées par les conservateurs européens telles que des facilités de croissance et la mise en œuvre d’une feuille de route pour la création d’eurobonds, plus que jamais nécessaires pour enrayer la spéculation. Ces avancées expliquent notre vote en faveur de son rapport », précisent Pervenche Berès et Liêm Hoang-Ngoc.

« Certes, nous sommes parvenus à faire retirer la règle d’or, introduite par M. Gauzès dans son rapport initial. Pour autant, la généralisation de la règle de la majorité qualifiée inversée, renforçant à l’excès le pouvoir de la Commission, constitue un risque », a expliqué à l’issue du vote Liêm Hoang-Ngoc. « Alors que les recommandations de la Commission sont controversées, le débat démocratique doit avoir lieu. Le Parlement doit disposer d’un droit de regard à l’endroit des décisions de la Commission. C’est pour cette raison que nous avons préféré ne pas soutenir ce rapport », conclut l’eurodéputé.

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ArcelorMittal : pour une réponse européenne

Communiqué de presse

Pervenche Berès, Présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales au Parlement européen, a reçu les représentants syndicaux européens du Groupe ArcelorMittal à Strasbourg ce 12 juin.

Menée par Bart Samyn, Secrétaire général adjoint de IndustriAll en charge de la sidérurgie et par Edouard Martin, Représentant CFDT des travailleurs du site de Florange, la délégation syndicale a exposé à des eurodéputés français, belges, luxembourgeois et espagnols les dérives de la financiarisation de ArcelorMittal, qui menace des milliers d’emplois.
« La stratégie du Groupe ArcelorMittal consiste à opposer les travailleurs entre eux. Nous devons empêcher que les salariés de Liège s’opposent à ceux de Florange. Il faut défendre l’industrie métallurgique européenne dans son ensemble, en se donnant les moyens de construire une véritable politique industrielle européenne« , a déclaré Pervenche Berès.
Les échanges ont permis d’ébaucher des solutions à l’échelon européen, parmi lesquelles figure la proposition d’instaurer une réglementation européenne contraignante sur les restructurations, qui fait l’objet d’un rapport de l’eurodéputé socialiste espagnol Alejandro Cercas.
Forts de cette première rencontre, syndicalistes et parlementaires européens ont convenu de faire entendre leur voix auprès d’Antonio Tajani, Commissaire européen en charge de l’industrie.

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