Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
Garantie jeunesse: La Présidente de la commission emploi se félicite d’un premier instrument contre le chômage des jeunes
La Présidente de la Commission de l’emploi et des affaires sociales, Pervenche Berès (S&D, FR) s’est félicitée de l’accord conclu au Conseil sur la garantie jeunesse, visant à s’assurer que les jeunes ne se retrouvent pas au chômage pendant plus de quatre mois.
« Nous nous réjouissons de ce premier outil européen en faveur des jeunes. C’est une première réponse non seulement au chômage des jeunes qui touche aujourd’hui 23,4% d’entre eux mais au delà à la nécessaire dimension sociale de la sortie de crise de l’union économique et monétaire. En cohérence, le Parlement européen se battra pour que le Fonds social européen (FSE) permette de financer cette garantie sans déshabiller les autres politiques de solidarité en étant sanctuarisé à un minimum de 25% du budget de la politique de cohésion », a déclaré Pervenche Berès.
Lors de la plénière de janvier, les députés ont approuvé une résolution appelant les ministres de l’emploi de l’UE à adopter une recommandation du Conseil en février 2013, afin de mettre en place ce système dans tous les Etats membres. Le Parlement avait demandé à deux reprises la mise place d’un tel instrument.
Le système de « garantie pour la jeunesse », devrait être éligible aux financements de l’UE, en particulier au Fonds social européen, qui devrait ainsi être doté d’au moins 25% du budget des fonds structurels et de cohésion, estiment les députés.