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Elections européennes : Pervenche Berès tête de liste PS en Ile-de-France

L’eurodéputée Pervenche Bérès sera la tête de liste des socialistes aux élections européennes pour la région Ile-de-France, en remplacement d’Harlem Désir, nommé secrétaire d’Etat aux Affaires européennes. SUR LE MÊME SUJET Elu à la tête du PS, Cambadélis propose des «Etats généraux des socialistes» Harlem Désir, secrétaire d’Etat : une nomination critiquée de toutes parts C’est Jean-Christophe Cambadélis qui l’a annoncé mardi, après avoir été élu à la tête du Parti socialiste. Députée européenne depuis 1994, Pervenche Berès préside la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen après avoir présidé, entre 2004 et 2009, la Commission des affaires économiques et monétaires de l’instance strasbourgeoise. Au sein du PS, certains reprochaient à Bérès son déficit de notoriété et voyaient d’un mauvais œil sa promotion en tant que tête de liste pour l’Ile-de-France. Mais son expérience a visiblement primé. Sur son compte Twitter, l’élue n’a d’ailleurs pas manqué de remercier ceux qui l’ont soutenue et félicitée.

Directive et règlement relatifs aux marchés d’instruments financiers : lutter contre la spéculation et l’opacité des transactions financières

Communiqué de presse Strasbourg – mardi 15 avril 2014 Le Parlement européen a adopté aujourd’hui la révision de la directive ainsi qu’un nouveau règlement relatifs aux marchés d’instruments financiers. L’objectif de ce texte était de renforcer la sécurité des opérations réalisées par les acteurs financiers et de lutter contre l’opacité de règles inadaptées ayant présidé au déclenchement de la crise, en s’assurant que la totalité des transactions financières se déroulent à l’avenir sur des plateformes réglementées. Les produits dérivés seront notamment concernés par ces nouvelles règlementations en les soumettant à une obligation de négociation. « Les socialistes européens ont obtenus de réguler le trading à haute fréquence qui consiste à passer en moins d’une seconde plusieurs transactions financières, pratique jusqu’alors difficile à contrôler et accentuant à la hausse ou la baisse les mouvements boursiers dans un but purement spéculatif » a déclaré l’eurodéputée socialiste Pervenche Berès. Les formules algorithmiques devront avoir fait l’objet d’expérimentations préalables et il sera possible pour les autorités de supervision d’interrompre les transactions utilisant le trading à haute fréquence en cas de variation excessive des prix. Enfin, les autorités de supervision verront leurs prérogatives considérablement renforcées puisqu’elles pourront désormais déterminer des limites de position aux acteurs possédant des instruments dérivés liés aux matières premières. Cette mesure doit permettre de combattre les pratiques spéculatives portant sur les produits agricoles et les ressources énergétiques exercées notamment au détriment des pays en développement.

Catherine Trautmann, Pervenche Berès et Hannes Swoboda aux côtés des salariés de l’usine Depalor de Phalsbourg

Communiqué de presse Strasbourg – mardi 15 avril 2014 Catherine Trautmann et Pervenche Berès ont reçu aujourd’hui les représentants des salariés de l’usine Depalor de Phalsbourg. L’usine est fermée suite à un incendie depuis le mois de juillet dernier à propos duquel l’enquête est en cours. Le groupe Krono Suisse, qui ne possède pas de comité d’entreprise européen, a décidé de ne pas redémarrer l’activité et de licencier les 140 salariés. « Notre rôle est d’aider ces salariés à faire valoir leurs droits. Depuis le Parlement européen, nous travaillons pour rétablir une procédure normale de négociation » expliquent Catherine Trautmann et Pervenche Berès. Hannes Swoboda, eurodéputé autrichien et Président du groupe socialiste, s’est également montré disponible pour aider les salariés : il est entré en contact avec le créateur du groupe, M. Ersnt Kaindl également autrichien et basé à Salzbourg. « Indemnités, cellule de reclassement, prise en compte de la situation du groupe : nous soutenons un véritable plan social » concluent Catherine Trautmann et Pervenche Berès.

Document d’informations clés relatif aux produits d’investissement : un consommateur averti en vaut deux

Communiqué de presse Strasbourg – mardi 15 avril 2014 – Pervenche Berès a été rapporteur et à la tête de l’équipe de négociation du Parlement européen sur le projet de règlement visant à créer un document d’information clé remis aux petits investisseurs. Ce court document fournira une information claire et compréhensible sur les principales caractéristiques (coûts, risques, retour sur investissement) du produit financier avant que le petit investisseur ne procède à la transaction. Alors que la Commission avait initialement envisagé d’inclure les seuls produits financiers structurés, la députée socialiste a obtenu de soumettre également certains produits d’assurance-vie à ce règlement. « Les prérogatives des autorités de supervision ont également été considérablement renforcées : elles pourront à l’avenir suspendre ou interdire la commercialisation d’un produit financier inadapté tandis que le régime de sanctions a été durci en cas d’informations erronées », déclare Pervenche Berès, présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales. La société à l’origine du produit financier devra également donner des informations précises afin d’éclairer de manière objective le consommateur avant qu’il ne prenne sa décision d’investissement. Elle devra notamment : – apporter des renseignements liés à l’impact économique, social et environnemental du produit financier sur la base de critères que la Commission européenne devra développer ; – fournir le détail des coûts de réalisation et de distribution du produit financier afin d’assurer une véritable transparence au consommateur ; – faire clairement apparaître en tête du document le risque pour le petit investisseur de ne pas comprendre les caractéristiques associées aux produits financiers les plus complexes. « Nous avons rejeté l’approche « sur mesure » proposée par la Commission, trop favorable aux intérêts de certains acteurs financiers qui ne voulait qu’un document permettant de comparer les produits les plus complexes. C’est pourquoi nous avons privilégié la défense du petit investisseur, son droit à obtenir les informations utiles et nécessaires pour effectuer les choix d’un consommateur éclairé et de citoyen européen responsable », conclut l’eurodéputée.

Union bancaire : Rendre le système bancaire plus solide et le placer au service de l’économie réelle

Communiqué de presse Strasbourg – mardi 15 avril 2014 Le Parlement européen a adopté aujourd’hui les dernières pièces majeures d’une union bancaire essentielle au renforcement du système bancaire de la zone euro. Le rapport Hökmark fixe ainsi la procédure à suivre lorsqu’un établissement bancaire se trouve en difficulté et doit procéder à une restructuration de ses activités. L’objectif est simple : s’assurer que les contribuables – et les épargnants – européens ne soient plus en première ligne pour porter secours aux banques en difficultés. A partir du 1er janvier 2016, il incombera aux actionnaires et aux créanciers d’assumer en premier lieu les pertes associées à leurs banques. Avec l’adoption du rapport du député socialiste Peter Simon, le régime de protection des dépôts sera enfin harmonisé : en cas de faillite de leur établissement bancaire, les citoyens européens recouvreront au bout de 7 jours jusqu’à 100 000 euros de leur épargne. La députée socialiste Elisa Ferreira a également bataillé de longs mois avec les représentants du Conseil pour rendre l’édifice de résolution bancaire et le fonds de sauvetage des établissements crédibles et efficaces. « Le rôle du Parlement européen a été décisif pour que cet accord, au-delà des positions défendues par chaque Etat-membre, soit à la hauteur des enjeux » déclare l’eurodéputée socialiste française Pervenche Berès. Le fonds de résolution sera pleinement opérationnel au bout de 8 ans et non 10 comme initialement voulu par le Conseil et 60 % de ses réserves seront constituées dès la deuxième année pour un montant qui s’élèvera à 55 milliards d’euros. Les socialistes européens se sont battus pour que la mobilisation du fonds ne dépende pas des Etats et donc du poids relatif de leur contribution au fonds. L’éclatement de la crise financière et le soutien apporté par les Etats pour secourir le secteur bancaire ont fortement affecté leurs finances publiques. L’union bancaire voulue par le Président de la République française va devenir une réalité grâce à la contribution déterminante du Parlement européen : il était indispensable de rompre le lien pernicieux entre les pertes potentielles encourues par les établissements bancaires et le rôle de prêteur en dernier ressort assumé jusqu’alors par les Etats. Il est désormais possible et essentiel que les Européens consacrent leurs efforts au retour de l’investissement pour sortir l’Europe de l’ornière de la crise.

Intervention lors de la conférence High-level conference ‘Youth Guarantee: Making It Happen’: Que reste-t-il à faire pour que la Garantie jeunesse devienne une réalité ?

Que reste-t-il à faire pour que la Garantie jeunesse devienne une réalité ? 08. IV. 2014 Intervention de Pervenche Berès, Présidente de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen ________________________________________ La fin de la crise annoncée régulièrement depuis deux ans par l’exécutif européen contraste avec la persistance d’un haut niveau de chômage et laisse entrevoir en creux un pessimisme partagé quant à la capacité de le l’Europe à combattre ce fléau, qui sévit fortement chez les jeunes. Or c’est aujourd’hui une mission majeure et une priorité de redonner confiance aux jeunes de l’Union et à leurs parents pour battre en brèche la résignation et la tentation des extrêmes. Comme le raconte si bien le Président du Parlement européen Martin Schulz : à la génération de nos parents on avait demandé de faire des efforts considérables, pour nous, leurs enfants; aujourd’hui on nous demande aussi de le faire mais pour sauver les banques. C’est l’une des clés pour sortir de l’ornière : l’Europe a besoin des jeunes, de leur curiosité, de leurs idées, de leur sens de l’innovation. Même si, nous ne devons pas l’oublier, ils ne sont que la face émergée de l’iceberg. Une question fondamentale s’impose alors. Que fait l’Union pour les jeunes ? Les jeunes générations aspirent-t-elles à une Union du chômage ou de l’emploi ? De l’inégalité ou de la cohésion ? Souhaitent-elles une Europe bâtie sur la promesse d’une vie heureuse ou sur la crainte permanente de la précarité ? La Garantie jeunesse offre une réponse claire et pertinente à ces interrogations. Illustration du nouveau paradigme des politiques de l’emploi fondé sur l’innovation sociale et la responsabilisation des citoyens comme de la puissance publique, elle rompt avec le fatalisme qui justifie la passivité et l’indifférence. ******* C’est pourquoi avant de définir ce qu’il reste à faire, il faut mesurer l’ampleur de l’acquis. La création de la Garantie jeunesse est un succès, dont le Parlement européen peut se féliciter. Comme toute innovation couronnée de succès, la Garantie jeunesse a plusieurs parents, le Parlement européen en revendique sa part de paternité ou de maternité dès 2010. Le lien établi entre la Garantie jeunesse & l’Initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ) à travers la législation du Fonds social européen (FSE), arraché par le Parlement européen dans les négociations, est là clairement sa victoire, mais ça l’est d’abord parce que cela renforce la Garantie jeunesse. Au-delà de la recommandation adoptée par le Conseil le 22.IV.2013, cette base législative permet d’ébaucher la première prestation sociale européenne. Cela étant dit, nous pouvons et devons faire encore mieux. Il faut aller vite pour utiliser les fonds, disponibles sur deux ans. Cette urgence est à la fois une chance et un risque. Une chance car toute aide est bienvenue en période de crise. Un risque, car elle accroît la probabilité d’une dispersion voire d’un détournement des mesures financées. Ce qui se fait en Finlande & en Autriche n’a ainsi rien à voir avec ce qui est fait par exemple en France. Cette diversité est le reflet de la difficulté de la Méthode ouverte de coordination (Moc) en matière de politique sociale. Si la Moc fonctionnait, la mise en place du dispositif bénéficierait d’un vrai échange de bonnes pratiques. Ce problème montre aussi la nécessité pour les Services publics de l’emploi (SPE) nationaux de mieux coopérer, d’où l’importance d’avoir une participation obligatoire de chaque Etat membre au réseau des SPE. Sur la question budgétaire, le gouvernement espagnol critique la complexité des règles du FSE qui s’appliquent à l’IEJ. L’argument ne tient pas : s’il était cohérent, M. Rajoy, qui siège au Conseil, aurait dû refuser que le FSE devienne un véhicule financier de l’IEJ; il faut aussi se féliciter que les règles européennes permettent d’améliorer la capacité de gouvernance des administrations espagnoles. Mais comme je comprends que l’Espagne fait figure d’exemple parmi les pays déjà engagés dans la mobilisation de cette Garantie Jeunesse, j’imagine que le gouvernement espagnol a trouvé la bonne porte d’entrée. Mobilisons-nous également pour que la hausse du budget de l’IEJ, possible dans le cadre de la révision post-électoral du cadre financier pluriannuel, soit au rendez-vous si nécessaire. 6 milliards d’euros, c’est peu comparé aux 1 000 milliards qui ont été injectés pour revitaliser les banques. Approximation rapide mais percutante, 6 milliards d’euros pour 6 millions de jeunes au chômage, cela fait 1 000€ de soutien par jeune. Cette somme ne peut pas servir de solde de tout compte même si cela rassurerait le politique teinté de protestantisme. L’Organisation internationale du Travail (OIT) a préconisé que 21 milliards d’euros étaient nécessaires pour faire face à la situation européenne. Avec une telle force de frappe et en imaginant que son financement soit puisé à la source du budget de l’UE, la Garantie jeunesse deviendrait le premier stabilisateur automatique européen et servirait d’inspiration à la mise en places d’autres outils comme une indemnité chômage minimum à l’échelle de la zone euro. En attendant, nous souhaitons que la Commission européenne examine de manière très précise, notamment dans le cadre du Semestre européen et des recommandations spécifiques par pays, les conditions de mise en œuvre de cette Garantie jeunesse. ******* La Garantie jeunesse n’est pas le remède unique au chômage des jeunes européens. Il faudra par ailleurs continuer à investir dans le capital humain et créer de l’emploi local dans les filières d’avenir, comme l’économie verte. La Garantie jeunesse a cependant le mérite de souligner que ce grave problème doit être abordé dans le cadre d’un effort communautaire. Il incombe aussi à tous les acteurs de la construction de l’Union européenne, partenaires sociaux et membres de la société civile inclus, de prendre part à cet élan collectif. Ici permettez-moi de redire combien le dialogue social est la clé de voûte de la mise en œuvre dans les pays de référence dans ce domaine. Ici, les associations de jeunes doivent également être associées. Les jeunes chômeurs grecs, espagnols ou slovènes ne doivent pas être des citoyens isolés dont le sort n’importe guère. Car le chômage est une question qui nous concerne tous. Il fait barrage aux perspectives de développement immédiat et compromet celui des générations futures. Chacun est donc appelé à faire preuve de solidarité et d’engagement. Cette démarche peut commencer avec un vote éclairé lors des élections européennes,…