Voici venu le temps des « Au revoir », cette lettre d’information parlementaire est donc la dernière.
J’ai conscience de quitter ce mandat alors que l’Europe n’est pas dans l’état que j’avais rêvé, imaginé, espéré. Pourtant, elle « est notre avenir ».
Ces 25 années passées au Parlement ont constitué une aventure incroyable. J’ai mené de beaux combats, et j’en retiens les victorieux, comme ceux que je laisse à mes successeurs. Je mesure la chance qui m’a été donnée et remercie celles et ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis d’exercer des responsabilités successives.
Je souhaite à celles et ceux qui siègeront bientôt à Strasbourg et à Bruxelles autant de passion, d’enthousiasme et d’engagement pour cette grande et belle maison de la démocratie qu’est le Parlement européen.
Je les encourage à la ténacité ; les batailles à mener durent longtemps mais il ne faut jamais baisser les bras. Etre députée européenne, ce n’est pas être hors-sol, c’est être au cœur de la démocratie européenne, de l’hémicycle où se construit l’espace public européen en écho des préoccupations des citoyens.
Je sais que la nouvelle génération est consciente des défis qu’elle doit affronter et qu’elle saura trouver la voie de la confrontation des idées pour faire advenir la transition écologique et la justice sociale, le bien commun, pour continuer de bâtir la maison commune.
Je vous remercie, vous lecteurs si souvent attentifs, de m’avoir accompagnée tout au long de ces années.
Il est temps pour moi d’écrire une nouvelle page, d’inventer une nouvelle vie dont je sais que l’Europe ne sera jamais très éloignée.
La Liberté, toujours
Tribune publiée dans le Huffington Post
Vendredi 16 janvier 2014
Passé le temps de la stupeur et de l’effroi est venu celui de l’émotion, du recueillement, de l’hommage aux victimes et du rassemblement. Quatre millions de Français sont descendus dans la rue pour défendre la démocratie, la République, la laïcité, l’État de droit, pour demander le respect de leur liberté de penser, de dire, de croire ou pas, d’aimer, de rire. La solidarité exprimée à Paris et partout en Europe marque peut-être une étape majeure dans la construction d’un espace public des Européens. L’avenir le dira. Mais une chose est sûre : nous devons nous appuyer sur cette force pour répondre à la guerre que mènent les réseaux terroristes.