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Communiqué de la délégation socialiste française

Le Parlement européen a confirmé aujourd’hui, à Strasbourg, l’accord trouvé avec le Conseil sur la réforme bancaire la plus importante depuis l’éclatement de la bulle des subprimes et le début de la crise en 2008.

Les socialistes français et européens ont agi pour remporter, après l’introduction de la taxe sur les transactions financières, cette nouvelle bataille majeure dans ce long combat du politique face à la finance :

Le plafonnement des bonus bancaires, pour mettre un terme à l’avidité de traders bling-bling, c’est une victoire socialiste ;

La transparence imposée aux banques pour obtenir le détail de leurs activités pays par pays, c’est encore une victoire socialiste ;

L’exigence de fonds propres plus élevés et de meilleure qualité dans les banques pour empêcher l’économie casino, c’est toujours une victoire socialiste.

Certes, ce n’est qu’une bataille dans une guerre où les fronts sont nombreux. Mais le contexte politique actuel constitue une force pour aller plus loin. Le gouvernement français a d’ailleurs lancé un plan de lutte européen contre les paradis fiscaux et la fraude fiscale basé sur un changement de logique fondamental : nous voulons passer d’une logique de transmission de données à la demande à une logique d’échange automatique d’informations entre les autorités fiscales.

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Edito du mois d’Avril 2013

Chers internautes,
De plus en plus souvent, l’Europe est observée comme un espace divisé, comme un espace de déséquilibre que se soit les déséquilibre économique ou les déséquilibre sociaux. Au cours de cette session du mois d’avril, j’ai été frappée d’une autre dimension de cette Europe aux deux visages, sa dimension politique. En plénière, le Président de la République d’Irlande, Michael Higgins est venu rappeler aux députés européens leurs devoirs fondamentaux, incarner la démocratie, lutter contre la technocratie qui imposent des solutions élaborer par des experts en bafouant les fondamentaux de ce qu’est le modèle européen, celui de la démocratie.
Il a puisé dans les racines même de l’Europe pour nous rappeler que la véritable règle d’or dont nous devons nous servir pour combattre la crise économique et sociale, c’est celle de la démocratie. Il nous a invités à nous mobiliser pour que l’espace public de démocratie que représente le Parlement européen soit à la fois visible et que nous nous servions des prochaines élections comme d’une chance pour redonner voix aux chapitre à la démocratie qui seul peut redonner aux peuples d’Europe la fierté d’être européen et les moyens de surmonter cette crise.
A l’inverse de cette parole de conviction et d’espoir du Président irlandais, nous avons à nouveau débattu de la situation en Hongrie ou pour la quatrième fois consécutive le Président Orban modifie la constitution en bafouant les fondements de la démocratie. On le constate, cette Commission européenne est à nouveau plus prompte à sanctionner des pays qui ne respecteraient pas les règles dites d’or du déficit des comptes public ou de la dette publique plutôt que de mettre en œuvre l’article 7 du traité de l’Union européenne qui permet de condamner ceux qui viole les droits fondamentaux de l’Union européenne. A l’instar du débat qui existe au sein de la Commission, au Parlement européen ce débat oppose la droite et la gauche et dessine la toile de fond sur lequel le débat européen s’engage un an avant la prochaine élection du Parlement européen. C’est dans ce contexte que les socialistes français ont lancé leurs travaux de réflexions autour d’une convention nationale qui devra nous permettre de porter un message clair et qui redonne à l’Europe son vrai visage, celui d’une démocratie au service d’un modèle social qui soit un espace de protection et porteur d’avenir pour tous. Je vous donne rendez-vous le mois prochain.

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Les députés discutent chômage et croissance à la 9e réunion européenne de l’OIT

Pour Pervenche Berès, chef de la délégation du PE à l’OIT, les déséquilibres sociaux peuvent être aussi dévastateurs que les déséquilibres économiques

Emploi, croissance et justice sociale étaient au menu de la 9e réunion régionale européenne de l’Organisation internationale du Travail à Oslo du 8 au 10 avril. Une délégation de la commission de l’emploi a participé à cet événement, qui a réuni 51 Etats d’Europe et d’Asie centrale venus débattre de la lutte contre les effets de la crise sur les travailleurs. La chef de la délégation du Parlement Pervenche Berès, députée socialiste française, nous en dit plus sur l’avancée des discussions.

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Paroles. Pervenche Berès, Députée européenne socialiste : « L’Allemagne puise sa force dans la faiblesse des autres »

La Croix

Corinne Laurent

8 avril 2013

Pervenche Berès, Députée européenne socialiste : «Au centre des enjeux européens, la situation de l’Allemagne est l’illustration des dysfonctionnements de la zone euro depuis plus de dix ans. Le passage à l’euro a accentué la fracture entre le Nord et le Sud. Et l’Allemagne ne veut pas voir cette situation. Elle pense être dans l’excellence alors que son économie est celle qui a le plus profité de la zone euro. Elle considère avoir donné le Mark à l’Europe, alors que c’est l’Europe qui a donné l’euro à l’Allemagne. Elle puise sa force dans la faiblesse des autres. Longtemps, on ne lui a rien dit. De fait, elle considère qu’elle doit être le décideur. Mais la question première, c’est celle de la réduction des déséquilibres entre le Nord et le Sud.»

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