Actualité

L’Europe peut accueillir dignement les réfugiés

Mardi 16 février 2016

Tribune commune parue dans Le Monde.fr
Par Pervenche Berès, Guillaume Duval et Yannick Jadot

La crise des réfugiés menace davantage encore le projet européen que n’avait pu le faire la crise de la zone euro après 2008. Pour avoir une chance de la surmonter sans défaire l’Europe, il faut desserrer le carcan de l’austérité. Le gouvernement français doit d’urgence faire des propositions en ce sens à nos partenaires, et notamment à nos voisins allemands que vous connaissez bien.
Il y a un an, le pire de la crise européenne paraissait derrière nous. Depuis 2010, de profondes transformations de l’architecture de la zone euro ont été mises en œuvre avec la création du Mécanisme européen de stabilité (MES) doté de 700 milliards d’euros, le démarrage de l’Union bancaire qui devrait permettre de dissocier les difficultés du système financier et celles des États ou encore la décision de la Banque centrale européenne d’intervenir systématiquement en cas de spéculation excessive et d’injecter plus de 1 000 milliards d’euros pour soutenir l’économie européenne.

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Face au dumping chinois, l’Europe doit se défendre

Tribune parue dans Libération
Le lundi 15 février 2016

Par les eurodéputés socialistes et radicaux : Eric Andrieu, Guillaume Balas, Pervenche Berès, Jean-Paul Denanot, Sylvie Guillaume, Louis-Joseph Manscour, Edouard Martin, Emmanuel Maurel, Gilles Pargneaux, Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Virginie Rozière, Isabelle Thomas.

Accorder le statut d’économie de marché à la Chine risque fort de fragiliser économiquement l’Europe. Persévérer dans cette erreur, c’est prendre le risque de faire imploser l’Union.

La Chine n’est pas une économie de marché. Elle ne remplit qu’un des cinq critères requis pour prétendre à ce statut. Elle a choisi une stratégie de dumping qui ravage déjà les économies européennes. Le sujet est d’importance : loin d’être anecdotique ou procédurale, accorder le statut d’économie de marché à la Chine empêcherait la Commission européenne d’opposer des mesures antidumping aux produits chinois. Ces derniers sont pourtant vendus à des prix injustement bas grâce aux subventions massives et à la course au moins-disant social et environnemental dont ils bénéficient. Des centaines de milliers d’emplois industriels sont menacés. Ce n’est pas un hasard si ni les États-Unis, ni le Canada, ni le Japon n’ont l’intention de s’engager sur une voie si périlleuse… Nous devons travailler à une position commune pour éviter toutes mesures de rétorsions de la part des autorités chinoises.

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Accord sur le commerce des services (ACS-TiSA) : le cours des négociations doit radicalement changer

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Strasbourg – Mercredi 3 février 2016 –

Le Parlement européen s’est exprimé aujourd’hui sur l’accord sur le commerce des services (TiSA), afin d’orienter les négociations dans un sens plus protecteur pour les citoyens européens. Au même titre que les traités transatlantiques, et même si, du fait de l’extrême opacité des négociations, il alerte moins l’opinion, l’accord TISA génère des risques multiples pour les services publics, les salariés européens, ainsi que sur le droit des Etats à légiférer. L’état des négociations actuelles nous fait craindre le pire. En effet, comme pour les autres négociations d’accord de libre-échange, la Commission européenne est pilotée par une logique ultralibérale qu’il faut corriger.

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Le Parlement européen échoue à s’engager contre la pollution automobile

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Strasbourg – Mercredi 3 février 2016 –

Le Parlement européen n’a pas rejeté aujourd’hui le projet de décision de la Commission européenne visant à relever la limite de tolérance d’émissions d’oxydes d’azote (NOx) par les voitures diesel jusqu’à 110 %, ce que nous déplorons fortement.

Pour rappel, cette proposition permettra aux automobiles de dépasser toujours plus les seuils maximums autorisés de NOx, des particules cancérigènes.

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Les fourberies du Brexit, (Molière, allié de Shakespeare)

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Strasbourg – Mercredi 3 février 2016

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a dévoilé hier ses propositions de réponses aux demandes que le premier ministre britannique, David Cameron, avait exprimées en novembre dernier, afin que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne.

Pour les eurodéputés socialistes et radicaux, s’il faut rechercher un accord pour le Bremain[1], et éviter le Brexit, cela ne doit pas être à n’importe quel prix.

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Schengen : alerte enlèvement d’Europe

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Bruxelles – Mardi 26 janvier 2016 –

Bousculés par les crises, incapables de faire face dans la solidarité, les ministres de l’Intérieur et la Commission européenne se préparent à plonger en coma artificiel l’espace Schengen en généralisant et prolongeant, pendant deux ans, des contrôles aux frontières intérieures de l’Union européenne. Cette mesure peut-elle dissuader les réfugiés de risquer leur vie pour fuir la guerre ? Non ! Certainement pas.

Mais elle peut porter un coup fatal à la construction européenne.

La libre circulation des Européens est l’un des plus grands acquis de la construction européenne.

Si nous sommes confrontés à des crises profondes aujourd’hui, aucune solution nationale ne permettra d’y répondre. Au contraire, nous avons besoin d’une réponse européenne commune claire et coordonnée.

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Emissions polluantes : l’Europe a besoin d’air pur !

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Strasbourg – jeudi 21 janvier 2016 –

Le Parlement européen a adopté, aujourd’hui, la composition de la commission d’enquête parlementaire sur le contrôle des émissions polluantes des véhicules routiers. Cette commission d’enquête sur les émissions du secteur automobile est constituée pour une durée d’un an suite au scandale Volkswagen. La droite européenne n’en voulait pas. Les eurodéputés socialistes et radicaux ont été les artisans de la création de cette commission d’enquête. Deux membres français les représenteront : Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy en tant que titulaire, Gilles Pargneaux en tant que suppléant.

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