Actualité

Transformer la Grèce en camp de réfugiés n’est pas une option

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Bruxelles – jeudi 3 mars 2016 –

Ce que nous redoutions depuis plusieurs mois est arrivé : plutôt que d’aider la Grèce à faire face à l’arrivée des réfugiés en organisant une répartition équitable de ces derniers dans l’ensemble de l’Europe, les Etats membres ont préféré reconstruire des frontières à l’intérieur de l’Union et, pour se donner bonne conscience, lui attribuer 700 millions d’euros d’aide humanitaire. Certes, il était indispensable de débloquer des moyens financiers afin de soutenir les Grecs, dont le pays, par sa géographie et le nombre de ses îles, se trouve en première ligne pour affronter un défi qui concerne l’Europe tout entière.

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#ICS : un #ISDS Canada dry

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Bruxelles – lundi 29 février 2016 –

La commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, a présenté aujourd’hui le texte modifié de l’accord final entre l’Union européenne et le Canada (CETA), qui sera soumis en l’état à l’approbation du Conseil et du Parlement européen, alors même qu’il y a quelques mois encore, on nous disait que le CETA n’était plus négociable…

Dès la campagne des élections européennes, les eurodéputés socialistes et radicaux avaient pris un engagement très clair : hors de question d’un accord qui surprotège les investisseurs au détriment des États et de leur droit à légiférer.

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Sauvons la sidérurgie européenne !

Tribune parue dans Médiapart
Vendredi 26 février 2016

Pervenche Berès, présidente de la délégation des socialistes français au parlement européen; Edouard Martin, député européen du groupe socialiste et démocrate et Gianni Pittella, président du groupe socialiste et démocrate au Parlement européen

L’industrie européenne de l’acier – déjà affaiblie par la crise économique de 2008 – souffre à nouveau; cette fois de pratiques commerciales déloyales. Aujourd’hui, la concurrence internationale s’est intensifiée. La sidérurgie européenne subit de plein fouet les effets de la surcapacité chinoise estimée entre 300 et 400 millions de tonnes par an. Depuis 2008 plus de 60 000 emplois directs et plus de 100 000 emplois indirects ont déjà été perdus.
L’Union européenne ne peut pas rester passive. Elle doit agir sans tarder pour sauver un secteur au bord du gouffre. Si aucune mesure n’est prise, la crise que traverse actuellement le secteur de l’acier est annonciatrice d’autres crises beaucoup plus graves encore.
Nous appelons les ministres européens de l’industrie et la Commission, qui se réunissent lundi prochain à Bruxelles, à prendre des mesures fortes pour répondre aux nouveaux défis qui se posent : le dumping chinois, la reconnaissance du statut d’économie de marché à la Chine, et la réforme de l’ETS (le système d’échange de quotas de CO2).
Le rapport d’Edouard Martin sur les industries des métaux de base a été largement soutenu par les eurodéputés. Il pose les jalons d’une stratégie à moyen et long terme. Elle présente des solutions viables pour remédier à la situation précaire de l’industrie européenne de l’acier et d’autres industries à forte intensité énergétique.

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La France doit dire ce qu’elle veut pour l’Europe

Interview parue dans l’Hebdo des Socialistes le 26 février 2016

Le salon de l’agriculture s’ouvre sur fond de crise. Quels leviers peut-on utiliser au niveau européen pour aider les agriculteurs ?
Il est nécessaire de différencier les crises. Pour le lait, la question est celle de la régulation du marché, avec la suppression en 2009 de quotas qui existaient depuis 1984 –nous avions voté contre à l’époque. Il paraît nécessaire de revenir à une régulation par les volumes et les prix
Pour le porc, il y a une stratégie très industrielle conduite par l’idée qu’il faut produire pour l’exportation, donc avec un rendement maximal. C’est lié à l’échelle européenne à la volonté de spécialisation par zone : certaines dédiées à l’élevage porcin, d’autres aux ovins ou aux céréales. Quand il y a une crise sur l’un des secteurs, la zone est touchée de manière excessive.

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Accord commercial avec la Tunisie : la nécessité d’un partenariat politique

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Bruxelles – jeudi 25 février 2016 –

Les eurodéputés socialistes et radicaux saluent l’adoption aujourd’hui d’une résolution et d’un règlement de nature à apporter un soutien concret de l’Union européenne à la transition démocratique tunisienne. Partisans du juste échange, nous estimons que le commerce, pour être utile, doit être au service des citoyens de l’Union européenne et des pays tiers. Il doit également encourager les efforts démocratiques de nos partenaires.

Avec les votes intervenus aujourd’hui, le Parlement européen propose une voie nouvelle : l’accord avec la Tunisie ne doit pas être un énième accord commercial, mais un partenariat, politique et économique, exemplaire.

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Quand le tabac a l’odeur de l’argent

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Bruxelles – jeudi 25 février 2016 –

Le tabac est la cause de 700 000 décès prématurés par an dans l’Union européenne : c’est une ville comme Francfort qui disparaît chaque année! C’est pourquoi les eurodéputés socialistes et radicaux sont à la pointe dans la lutte contre le lobby du tabac : une résolution sera adoptée lors de la prochaine session, après le débat organisé ce matin.

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Pas d’armes pour les criminels

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Bruxelles – jeudi 25 février 2016 –

Dans une résolution votée aujourd’hui sur la situation au Yémen, le Parlement européen appelle à la trêve. Parce qu’il existe aussi de graves suspicions selon lesquelles des écoles, des hôpitaux et des centres d’aide sont ciblés par la coalition menée par l’Arabie saoudite, nous avons soutenu un amendement demandant à ce que l’Union européenne impose un embargo sur les ventes d’armes en direction de ce pays.

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Conseil européen, deuxième partie : beaucoup de bruit pour rien

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Bruxelles – samedi 20 février 2016 –

Les eurodéputés socialistes et radicaux prennent acte de l’accord intervenu hier soir. Parce que l’Union européenne s’est construite sur la non discrimination et la libre circulation, nous condamnons l’accord intervenu sur la question des prestations sociales, le « mécanisme de sauvegarde ». Rien ne peut justifier que deux travailleurs européens, payant les mêmes impôts et effectuant le même travail, aient des droits différents.

Sur la zone euro, nous saluons la détermination de François Hollande pour empêcher un droit de veto des pays non membres de la zone euro sur les décisions prises par ces derniers. L’accord est une victoire sur ce point, et nous nous en félicitons.

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Conseil européen : une première nuit utile

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen
Bruxelles – vendredi 19 février 2016 –

C’était notre principale crainte : que le dossier urgent, celui de la crise des réfugiés, soit otage des questions de politiques intérieures du Royaume-Uni. Cela n’a pas été totalement le cas, même si les décisions sont reportées à un sommet extraordinaire ultérieur, vraisemblablement le 5 mars. La compréhension manifestée à l’égard de la Grèce, que nous appelions de nos vœux dans un communiqué de presse dès le 26 janvier (http://www.deputes-socialistes.eu/schengen-alerte-enlevement-deurope/) va dans la bonne direction, même si ceux qui veulent abandonner la Grèce menacent toujours. Enfin, des voix se sont élevées pour condamner les mesures prises par l’Autriche : c’est un signe qui montre que les Européens sont un peu plus résolus qu’hier à faire face ensemble.

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Il faut redonner du sens à l’intérêt général européen. C’est un défi pour l’Europe, c’est le rôle de la France

Mardi 16 février 2016

Euractiv.fr

Quel rôle pour la France dans la refondation de l’Europe ?

Une tribune cosignée par la Délégation socialiste du Parlement européen : Eric Andrieu, Guillaume Balas, Pervenche Berès, Jean-Paul Denanot, Sylvie Guillaume, Louis-Joseph Manscour, Edouard Martin, Emmanuel Maurel, Gilles Pargneaux, Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Virginie Rozière, Isabelle Thomas.

L’Union européenne s’enfonce chaque jour un peu plus dans une crise sans précédent aux facettes multiples. Les attaques du 13 novembre ont choqué les Français et ébranlé, chez certains d’entre eux, les valeurs républicaines. Nous sommes convaincus qu’aucun pays ne pourra ni relever ces défis seul, ni se redresser sans l’Europe, a fortiori si celle-ci se désintègre.
Dans les crises récentes, l’Europe a trop souvent produit des décisions avec du ‘trop peu, trop tard’, avec une intégration sans responsabilité, sans véritable solidarité ; le doute s’est installé alors que l’Union européenne pourrait être le terrain permettant de redonner du souffle à notre horizon national. La construction européenne est vécue comme une addition d’interdépendances négatives n’ayant pas produit de solidarité. Elle met dangereusement en concurrence les États membres et les peuples. La méthode des petits pas, dès lors qu’elle s’est attaquée à des sujets relevant de la souveraineté partagée, est mise en échec. Maastricht n’a pas produit de politique économique européenne ; Schengen n’a pas produit de politiques communes d’asile, d’immigration ou de frontières extérieures.

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