Communiqué de presse de la délégation socialiste française
mercredi 14 septembre 2011
La députée Socialiste Pervenche Berès, rapporteur de la commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale du Parlement européen a condamné l’absence totale d’action à l’échelle européenne en matière de lutte contre l’évasion fiscale.
2010 était l’année européenne de lutte contre l’exclusion. A cette occasion, l’Union européenne avait décidé qu’à l’horizon 2015, la question des sans-abri devrait être réglée. Avant de diminuer la pauvreté de 25% d’ici 2020.
Inlassablement, l’UE égraine ses objectifs. Mais ils ne suffisent pas à édifier une action politique à la hauteur de la misère des sans-logis. Selon la Fédération européenne pour les sans-abri (Feantsa), « le nombre de personnes en famille hébergées par le 115 de Paris a augmenté de près de 400% entre 1999 et 2009. Parallèlement, la durée annuelle moyenne de séjour est passée de 18 à 130 jours ». Et à en croire l’association Caritas, 3 millions d’Européens seraient sans-toit.
Un chiffre à prendre avec des pincettes puisque la notion de sans-abri est entendue différemment selon les pays : le Royaume-Uni a adopté une définition légale dès 1977 et a même étendu le statut de sans-domicile aux femmes victimes de violences conjugales. La France a au contraire opté pour une approche statistique essentiellement axée sur l’absence de logement ou son caractère inadéquat.
« Je voudrais commencer là ou Henri Weber a interrompu son propos liminaire. Pour deux raisons: la première c’est parce que, tous dans cette salle nous sommes absolument convaincus que la crise… »
« Standard & Poor’s a dégradé la note des États-Unis, pourquoi est-ce que Moody’s et Fitch ne l’ont pas suivi ? Parce que la main qui les nourrit les aurait tués. Les agences privées américaines de notation, confortées par la complaisance du législateur, se sont arrogé un droit de préemption en matière de politiques économiques. Pourtant elles se trompent lourdement: en septembre2008, elles attribuaient une excellente note à Lehman Brothers, qui devait s’effondrer quelques jours après pour avoir trop parié sur la solidité du marché toxique des subprimes…
Monnaie européenne : une responsabilité conjointe et solidaire
par Pervenche Berès, députée européenne (PS), rapporteur de la commission spéciale crise du Parlement européen. Le Monde, 22/07/11
L’heure n’est plus à la coordination, pour cela il est trop tard. L’enjeu actuel est de sauver l’euro, et donc l’Union européenne elle-même, de sauver l’épargne des Européens et leur modèle social. Nous avons besoin d’un saut qualitatif dans la prise de décision politique, d’une prise de conscience pour dépasser les intérêts nationaux de court terme, le trop peu, trop tard.
Pervenche Berès : « La taxe sur les transactions financières est aussi innovante que la TVA il y a 50 ans »
Toute l’Europe
Mercredi 6 juillet, à l’occasion de la session plénière du Parlement européen, l’eurodéputée Pervenche Berès (S&D), présidente de la commission Emploi et Affaires sociales et membre de la commission spéciale CRISE, participait au petit-déjeuner européen de l’ENA sur le thème « Faut-il une fiscalité européenne pour sortir de la crise ? ». A cette occasion, Toute l’Europe l’a interrogée sur son rapport d’initiative, voté le jour même, présentant ses recommandations sur les leçons à tirer de la crise financière, économique et sociale. Interview.
par Pervenche Berès, députée européenne (PS), rapporteur de la commission spéciale crise du Parlement européen
Le Monde, 22/07/11
L’heure n’est plus à la coordination, pour cela il est trop tard. L’enjeu actuel est de sauver l’euro, et donc l’Union européenne elle-même, de sauver l’épargne des Européens et leur modèle social. Nous avons besoin d’un saut qualitatif dans la prise de décision politique, d’une prise de conscience pour dépasser les intérêts nationaux de court terme, le trop peu, trop tard.
Nous concluons nos travaux à un moment où le paquet de gouvernance économique est bloqué, à un moment où les marchés financiers ont repris trop de leurs mauvaises habitudes, y compris en termes de distribution de bonus, et à un moment où les États membres voient leur sort suspendu à la notation que leur octroieront les agences de notation. C’est un contexte difficile, et c’est la raison pour laquelle nous vous demandons, Monsieur le Commissaire, de lancer un audit de la dette publique…
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, lorsque le programme européen d’aide alimentaire aux plus démunis a été mis en place pour permettre le fonctionnement des réseaux d’excellence…