Actualité
VOEUX 2012
Un projet de traité qui piétine la démocratie en Europe
Le Parlement européen a adopté aujourd’hui mercredi 18 janvier une résolution quant aux conclusions du Conseil européen des 8 et 9 décembre derniers ayant lancé l’élaboration d’un nouveau traité sur une base purement intergouvernementale.
Pervenche Berès, Présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales, dénonce cet accord intergouvernemental inacceptable : « ce nouveau texte est une mise en scène symbolique : alors qu’il y a urgence à agir pour sauver la zone euro, les chefs d’Etat et de gouvernement conservateurs, en campagne électorale, méprisent les prérogatives du Parlement européen, contournent les dispositions communautaires et préfèrent, à l’ombre de toute délibération publique et démocratique, conclure un Traité néfaste pour l’avenir de l’économie européenne et des emplois » explique l’eurodéputée. « Sur le contenu aussi le projet est dangereux: c’est la constitutionnalisation de la « règle d’or » qui condamne la zone euro à l’austérité. »
Dégradation de la note de la dette souveraine française : réactions de Pervenche Berès
Le bilan français et européen du Président sortant :
En 2007, il tient ses promesses électorales : bouclier fiscal pour les plus riches pendant que son Premier ministre estime le pays au bord de la faillite.
En 2008, il vient au secours des banques sans conditions et il maintient les exonérations pour heures supplémentaires pendant que l’Allemagne soutient l’emploi avec des exonérations temporaires pour le chômage partiel.
En 2009, il refuse de mettre en place un plan de relance européen mais accorde une TVA réduite pour les trois étoiles.
En 2010, il refuse d’organiser un front pour aider au plus vite la Grèce et devient en octobre à Deauville le suiveur officiel de Mme Merkel.
En 2011, il impose 2 plans de rigueur, une législation européenne et un Traité contraire à la constitution française.
En 2012, au lieu de soutenir l’investissement, il annonce le relèvement de la TVA qui va déprimer la demande.
Cette politique vient d’être notée, c’est la dégradation. Cette dégradation fragilise tous les mécanismes de solidarité bricolés au plan européen y compris le Mécanisme européen de stabilité.
Le mandat de M. Sarkozy aura été dangereux pour la France, pour l’Europe.
Intervention en séance plénière de Pervenche Berès dans le débat sur le FEM/Renault le jeudi 15 décembre 2011
Madame la Présidente, ce Parlement européen s’est prononcé à une très large majorité en faveur de la reconduction…
Les députés socialistes et démocrates exigent de Renault et de l’Etat français le respect des engagements sociaux envers les salariés
Communiqué de presse du Groupe Socialistes et Démocrates
Jeudi 15 décembre 2011
Les eurodéputés socialistes et démocrates ont exigé de Renault et de l’Etat actionnaire français qu’ils règlent la situation de plusieurs salariés « seniors », licenciés en 2009 et qui risquent bientôt de se retrouver sans ressources du fait de la réforme des retraites intervenue depuis lors en France.
Le Parlement européen était en effet appelé, aujourd’hui à Strasbourg, à se prononcer sur l’aide du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation sollicitée par le constructeur français pour financer son plan de départ volontaire mis en place en 2008-2009.
Il faut trouver un équilibre entre austérité et croissance
Euractiv.com
Mardi 13 décembre 2011
Les décisions prises lors du sommet « historique » de vendredi risquent de plonger l’Europe dans une récession à la japonaise qui aura des conséquences dévastatrices sur le modèle social européen, écrit Pervenche Béres qui préside la commission emploi et affaires sociales au Parlement européen.
« Trois années se sont écoulées depuis la faillite de Lehman Brothers. Trois années de crise financière, trois années de crise économique mais aussi, il faut bien le reconnaître, trois années de crise sociale dont de nombreux Européens souffrent au quotidien.
Confrontés à une situation grave dont ils sont largement responsables, les dirigeants européens réunis à Bruxelles ont une fois encore revêtu leurs habits de gourous vendeurs de miracles. Leur ambition n’a malheureusement d’égale que l’ardeur avec laquelle ils prônent une religion de l’austérité sur la durée.
Traités européens, vive la réforme Merkozy ?
France 24
7/12/2011
Comment sortir de la crise de la zone euro alors qu’un changement institutionnel à 27 peut prendre des années? Faut-il menacer les budgets des 17 membres de sanctions? Que penser des propositions du tandem franco-allemand présentées au sommet européen du 9 décembre ? ICI L’EUROPE Cliquer ici pour voir la partie 2
Caroline de Camaret reçoit, pour en débattre, deux députés européens :
•Pervenche BERES, Groupe des socialistes et démocrates (France)
•Graham WATSON, Député européen, Alliance des démocrates et libéraux (Royaume- Unis)
« Renault doit respecter le pacte social », disent les députés Socialistes et Démocrates.
Communiqué de presse du Groupe Socialiste et Démocrates
Lundi 4 décembre 2011
Les députés socialistes et démocrates au Parlement européen font une nouvelle fois pression sur le constructeur automobile Renault pour qu’il règle les cas de plusieurs de ses anciens salariés, victimes en 2009 d’un plan social.
En cause, l’aide de 24,5 millions d’euros du Fonds européen de mondialisation sollicitée par l’entreprise française pour financer un plan de licenciements volontaires en 2009. Cette aide doit recevoir le feu vert du Parlement européen, la semaine prochaine à Strasbourg.
Bruxelles et les eurodéputés veulent peser sur le gouvernement économique
La Tribune
Vendredi 2 Décembre 2011
Le diable institutionnel est ressorti de la boîte européenne. C’est probablement le prix à payer pour inventer ce « gouvernement économique », après lequel les Européens courent. Mais alors que Berlin et Paris parlent d’une réforme du traité, Bruxelles penche plutôt pour faire évoluer les institutions existantes.
Aux yeux de Pervenche Berès, l’urgence n’est certainement pas de se lancer dans un grand soir institutionnel mais plutôt d’« asseoir la légitimité démocratique » des recommandations et décisions de la Commission pourtant généralement très éloignées politiquement des positions socialistes. L’eurodéputée socialiste, dont le rapport sur le « semestre européen », cette nouvelle procédure qui organise la surveillance préalable des budgets nationaux par Bruxelles, a été voté jeudi, demande davantage de pouvoir pour le Parlement européen. « Nous demandons à être codécideur », explique-t-elle.
