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Les ministres socialistes de l’emploi et des affaires sociales en campagne contre la crise de l’emploi

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Communiqué de Presse – Réunion PSE EPSCO du 25 avril 2012

Les ministres socialistes de l’emploi et des affaires sociales membres du PSE appellent à renforcer les efforts pour surmonter la crise de l’emploi

De plus grands efforts doivent être entrepris pour réduire le chômage en Europe. Les ministres socialistes et socio-démocrates ont convenu à Horsens (Danemark) que la création d’emplois et l’amélioration des conditions de travail pour les citoyens européens doivent être une priorité majeure de la politique européenne, aussi importante que le rééquilibrage des finances publiques nationales. Les ministres ont salué le « Paquet Emploi » proposé par la Commission européenne, mais ont appelé à l’application de mesures concrètes et à la mise à disposition des moyens financiers indispensables à la réalisation des propositions de qualité présentées par le Commissaire socialiste László Andor. Des salaires minimums décents, des règlements destinés à améliorer la qualité du travail et l’appui à la création de nouveaux emplois doivent être soutenus par une association des politiques européenne et nationales.

 

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Lettre ouverte à François Baroin sur le programme stabilité 2012, par Pervenche Berès, Catherine Trautmann et Liem Hoang Ngoc

« Monsieur le Ministre,

La France comme tous les pays membres de l’Union européenne, devra dans le cadre du semestre européen remettre à la Commission européenne deux documents qui engageront la politique budgétaire de notre pays pour l’année 2013 : le programme national de réforme et le programme de stabilité et de convergence.

Dans le contexte particulier de cette année électorale il nous semble que l’administration dont vous avez jusqu’ici la charge aurait dû négocier un calendrier spécifique auprès des services de la Commission européenne et à tout le moins faire en sorte que la finalisation et la transmission de ces deux documents intervienne après le second tour de l’élection présidentielle. En effet, le programme de stabilité d’avril 2012 livre le scénario économique de la programmation pluriannuelle et précise les contours de la stratégie générale des finances publiques françaises. Sont ainsi identifiées les priorités d’investissement public ainsi que les secteurs sur lesquels l’effort d’assainissement des comptes publics doit porter sur la base d’arbitrages politiques décidés par le gouvernement sortant auquel vous appartenez.

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N. Sarkozy : ancien complice de la stratégie de l’austérité, s’inspire maintenant de F. Hollande

Pervenche Berès, Newsring jeudi 19 avril 2012

A l’approche du premier tour de l’élection présidentielle, le Président de la République sortant, qui pendant 5 ans a voulu co-diriger l’Europe avec la Chancelière allemande conservatrice, a soudainement décidé à faire évoluer les statuts de la Banque Centrale européenne (BCE). Celui qui était le complice d’une stratégie prodiguant à nos partenaires européens les remèdes fondés sur la seule austérité, vient d’opérer un revirement tactique de dernière minute en s’inspirant des propositions portées par… François Hollande.

Il est étrange que le Président sortant ne s’intéresse aux modalités d’intervention de la BCE qu’à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle. Se souvient-il de ce que disait le candidat Sarkozy en campagne en mars 2007: «ce que fait la Réserve Fédérale américaine pour le Dollar, est-ce trop demander que la Banque Centrale européenne le fasse aussi ? Oui, en poussant l’Euro à la baisse pour obtenir un cours de change plus raisonnable». Dans l’exercice du pouvoir, il a ensuite manifestement oublié sa volonté de dire à la BCE ce qu’elle devait faire. Décrédibilisé par sa gestion des finances publiques, il s’est résigné à ne jamais soulever ce sujet lors des nombreux conseils européens «historiques de la dernière chance».

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« Only a strong growth strategy can be effective against unemployment »

Following new measures announced by the European Commission on employment, S&D vice-president Stephen Hughes, S&D chairwoman of the social affairs and employment committee Pervenche Berès and S&D spokesperson for social affairs, Alejandro Cercas made this statement:

« With a record level of people out of work in the EU, the employment package presented today by the European Commission is a step forward. However it fails to meet the needs of the most affected – the long-term unemployed or the young unemployed – as well as the industry sector.

« The future of employment depends first and foremost on a strong strategy for growth. These new measures won’t be effective in the fight against unemployment if they are not backed by a growth strategy. This is the real challenge for all EU governments today.

« Europemust drop the austerity-only agenda. We must create room for manoeuvre for new investment and for a sustainable growth strategy to generate employment. The language of this employment package is more positive than that surrounding the macroeconomic debate in recent months, but it lacks concrete legislative or financial proposals to improve the lives of working or out-of-work citizens. »

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Gouvernance économique européenne : l’Union à la croisée des chemins

Article dans la revue de l’IFRI, Institut français des relations internationales

Jeudi 18 avril 2012

Les dirigeants européens, notamment allemands et français, se sont efforcés de résoudre la crise qui touche l’Europe depuis fin 2009. Des mesures importantes ont été prises par les institutions européennes et par les acteurs nationaux mais des erreurs ont également été commises et la crise n’est pas encore surmontée.

Dans un premier temps, les responsables politiques n’ont pas pris la mesure de la crise. Ils se sont trompés dans le diagnostic et se sont évertués à réduire la gouvernance économique de l’euro à une surveillance budgétaire accrue.

Cette contribution établit le constat des défaillances de la méthode intergouvernementale au détriment d’un engagement plus fort du Parlement européen. L’auteur plaide en faveur d’une gouvernance économique renforcée fondée notamment sur la création d’un Trésor européen et d’euro-obligations. Elle appelle également à la renégociation du traité relatif à la stabilité, la coordination et la gouvernance pour lui apporter une composante de croissance plus marquée.

Pervenche Berès est députée européenne (groupe S&D) et a été rapporteur de la Commission sur la crise financière, économique et sociale (CRIS) du Parlement européen.

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Les marchés financiers ont encore frappé

Communiqué de presse délégation socialiste française

13 avril 2012

Catherine Trautmann / Liêm Hoang-Ngoc / Pervenche Berès

Eurex, filiale du groupe allemand Deutsche Börse, lancera le 16 avril prochain un nouveau contrat à terme sur les obligations souveraines françaises. Le lancement des contrats Eurex entretient l’idée selon laquelle la qualité de la dette française serait susceptible de se dégrader par rapport à celle de la dette allemande. En présentant un instrument de couverture contre le risque souverain, ce contrat à terme permettra en réalité aux investisseurs de parier sur la hausse ou la baisse des titres obligataires français et risque de favoriser une prophétie autoréalisatrice, de la même façon que les fameux Credit Default Swaps, (CDS), sur lesquels le Parlement européen a arraché un encadrement réglementaire digne de ce nom en novembre dernier. Ces nouveaux produits indiquent qu’Eurex anticipe une spéculation contre la dette française alors même que les tensions exercées sur les marchés souverains ne cessent de s’exacerber, l’Espagne ayant dû s’acquitter d’un taux usurier de 6% pour couvrir ses besoins de financement. La multiplication de ce type de contrats à terme adossé aux obligations souveraines n’est pas neuve : ainsi, un contrat à terme lié à la dette italienne a été créé en 2009, sans remporter le succès escompté. Une telle initiative acte une fragmentation croissante du marché des capitaux européens et hypothèque un peu plus la création d’euro obligations, c’est-à-dire la mutualisation des dettes souveraines des pays membres de la zone euro fondée sur une responsabilité conjointe et solidaire. Alors même que l’Union européenne s’enfonce un peu plus dans la récession, la droite européenne continue à refuser à l’autorité européenne des marchés financiers (AEMF) les moyens de garantir les fondations d’un marché européen de la dette souveraine. Les initiatives d’acteurs financiers privés pariant sur l’accroissement des divergences économiques entre pays de la zone euro doivent être combattues. Il est temps que la démocratie reprenne ses droits face aux innovations des apprentis sorciers de la finance.

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Constitutionnaliser la régle d’or signerait la victoire posthume de Thatcher et Reagan

Newsring.fr

Lundi 20 février 2012

Inscrire la règle d’or dans la Constitution : l’origine de cette idée vient de loin, du constitutionnalisme économique hérité du libéralisme de Friedrich August Hayek. Cette conception a connu un regain d’actualité quand, en 2009, l’Allemagne a changé sa loi fondamentale, en inscrivant l’interdiction de tout déficit dans sa constitution. En parallèle, Nicolas Sarkozy a lancé le groupe Camdessus pour y réfléchir.

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